7. une ancienne frontière istorique ? 

 

pour revoir le plan et l'itinéraire

Entre l'église et le presbytère, l'axe constitué par les rues de l'Arcade et du Cercle coupe perpendiculairement la route Arlon-Virton.

D'un côté, cette rue passe sous une voûte formée par le mur d'une maison de la "Grand-Rue" et, descend jusqu'à la rivière le Ton. De l'autre, elle coupe la colline, puis redescend du côté opposé dans le vallon formé par le ruisseau de Pachin.

Elle formait autrefois, au dire de la tradition locale, la ligne de démarcation entre la partie du village qui appartenait un Duché de Bar et celle qui appartenait au Duché de Luxembourg.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

St Léger - la ruelle de l'Arcade en 1918

 

 

 

 

 

 

la ruelle de l'Arcade en 1959

 

 

 

8. le long des urs du château

 

Prenons la rue du Cercle pour regagner le haut du quartier de la France.

En prenant vers la droite dans la rue de France, engageons-nous sur un petit sentier, appelé localement "la Cense", qui conduit vers le site du château. Nous surplombons la vallée du ruisseau de Pachin. Le quartier de la Demoiselle "Darnjalle" se profile devant nous dans le creux du vallon.

A droite, des murs de pierres forment une enceinte pour les bâtiments communément appelés "le château" et qui ne s'apparente en fait qu'à une demeure seigneuriale entourée d'une ferme et de dépendances agricoles. L'accès à la cour intérieure se fait par un étroit passage dans lequel on peut voir les traces d'un ancien puits.

 

 

carte postale oblitérée en 1911

 

 

 

 

 

 

la rue de la Demoiselle

 

 

 

 

 

9. la cour du hâteau

 

Cet ensemble architectural de logis et dépendances agricoles des 18e et 19e siècles est agencé autour d'une cour fermée et rectangulaire. Il constitua la résidence des membres de la famille Demanet qui acquit le titre de seigneur d'Ahérée, dans les premières années du 18e siècle en leur qualité de maîtres de forges du Fourneau du même nom, établissement industriel situé aux confins de Saint-Léger et Châtillon.

La résidence, d'ailleurs dépourvue de tout caractère féodal, n'était autre chose qu'une vaste ferme avec maison de maître. Elle était entourée d'une enceinte assez considérable et la maison communale de Saint-Léger a été bâtie dans ses jardins.

 

 

la cour du château avant 1914

 

 

 

le "château"

"A côté de la maison communale, une ruelle conduit au "château". Celui- ci est constitué d'un ensemble architectural de logis et dépendances agricoles des XVIIIe et XIXe s., agencé autour d'une cour fermée et rectangulaire. On pénètre dans la cour par un passage charretier à arcades surbaissées. A l'intérieur de ce passage est visible une porte à linteau droit et arc en plein cintre à clé.

 

 

Dans son ouvrage sur "Les anciennes usines sidérurgiques de Saint-Léger", Marcel Bourguignon éclaire un peu notre lanterne sur les origines de cette maison forte. "Maximilien-François-Alexandre Demanet contracta mariage en la chapelle domestique du Châtelet (Habay-la-Neuve), le 22 février 1700, avec Marie-Josèphe de Bruneau. En 1708, Guillaume-Mathias van Beul vendit à Maximilien-François Demanet, vicomte d'Ahérée, seigneur des deux Gruneries, et à Marie-Josèphe Bruneau, sa femme, le fief au village de Saint-Léger comportant maison, grange, écuries, basse-cour, enclos, jardins, terres, prés, terrage et revenus pour le prix de 2.000 patagons (...)
(...) Ils firent bientôt valoir d'autres prétentions et revendiquèrent la haute, moyenne et basse justice sur tout le village. Le duc d'Anjou, qui exerçait alors la souveraineté sur le pays, leur accorda satisfaction moyennant 1900 écus en 1708, mais à titre d'engagère seulement comme le montre l'acte de mise en possession établi le 2 mai 1709 (...)
(...) François-Alexandre prit désormais le titre de seigneur de Saint-Léger. Il fixa sa résidence au village et c'est à lui que l'on doit la construction du "château". Au vrai, c'était un simple manoir avec ferme, entouré d'un assez grand jardin où l'on a construit depuis l'école et la maison communale. La famille Demanet, qui ne tarda pas à être fort nombreuse, s'y installa et y vécut, comme on dit, noblement, c'est-à-dire sans travailler manuellement et en s'instituant bienfaitrice de la paroisse.
Le titre de vicomte d 'Ahérée fut reconnu à Maximilien-François-Alexandre par lettres patentes du 30 juillet 1712. On lui donna désormais les pompeuses qualifications d'écuyer, vicomte d'Ahérée, seigneur haut, moyen et bas justicier des deux Gruneries et de Saint-Léger. Elles ont, sur le papier, très belle apparence, mais dissimulent à peine une vie pénible et besogneuse. Si les notaires et les cours de justice se montrèrent complaisants, le curé du village, enregistrant les actes de baptême, mariage et décès des membres de la famille, n'accepte jamais d'inscrire le titre de seigneur de Saint-Léger (...)
(...) Maximilien-François-Alexandre se montra, du reste, un industriel particulièrement diligent, s'occupant personnellement de la direction de ses usines, fréquentant les ventes de bois et assistant aux adjudications, ce que ne faisait de son temps aucun autre propriétaire de forges. La sidérurgie connaissait alors une période de prospérité : on pouvait s'en remettre à des collaborateurs et se contenter de percevoir les bénéfices de l'exploitation (...)
(...) Cette vie active, que compliquaient les procès qu'il eut à soutenir sans cesse contre les habitants du village, ne lui permit pas d'atteindre un âge avancé. Il mourut à Saint-Léger, le 5 juillet 1743 (...)
(...) Maximilien-François-Alexandre avait joint dans les derniers temps à tous ses autres titres, celui de seigneur de la Locquerie, fief dont la situation géographique m'est inconnue, mais qui n'était pas luxembourgeois. Il usait volontiers de son cachet aux armes ci-après : de gueules au lion d'or lampassé et couronné d'azur à la bordure d'argent chargée de huit flammes d'or; supports : deux lions d'or."

 

 

Les classes maternelles et primaires occupaient une grande partie de la maison communale. Je garde de nombreux souvenirs de cette époque. Un jour, il faudra les sortir de ma tête pour les faire revivre. Le plus intense, c'est celui de la fenaison. En juin, les charrettes chargées de foin passaient en crissant devant l'école. Le parfum des herbes séchées montait et pénétrait dans la classe par les fenêtres basculées. Cette odeur m'enivrait : elle était promesse de deux longs mois de vacances, de liberté. Bientôt, champs et bois seraient à nous !"

Source : Joseph Collignon in "Le Gletton, mensuel de la Gaume et d'autres collines" - juillet/août 1999

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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