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Depuis que les
péniches ne passent plus - cela doit faire dix voire
même vingt ans -
les maisons pontières sont abandonnées. Triste sort.
C'est la vie du canal qui s'en est allée...
Heureusement, nos édiles ont décidé de réhabiliter ce canal en site touristique. Cela embellira "min bô villach" .
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Les lieux que l'ont
dit abandonnés ne le sont jamais vraiment.
Sur le rebord supérieur de la fenêtre occultée
par de vulgaires planches,
une grosse épeire diadème à l'affût attend
le moment où un insecte imprudent viendra se perdre dans la
soie,
tandis que les promeneurs passent sur le halage, sous les grands
peupliers qui ne tarderont pas à perdre leurs feuilles..
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Suite à de
nombreux automnes, à de trop longues années sans voir
passer une seule embarcation digne de ce nom,
le canal s'est envasé.
Les écluses se sont abîmées, rongées par
la rouille, les ponts à bascule se sont arrêtés
de fonctionner.
Tant de signes qui font malheureusement penser que le canal se meurt
peu à peu...
pour une bien jolie
balade du côté du canal, au fil des
saisons
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Le vent du nord
apporte dans son sillage les nuages gris et veloutés, qui font
de cette campagne tout son charme et sa beauté.
Derrière la rangée de peupliers, l'église de
Saint-Léger sonne les vêpres.
Et seul, pour les accompagner, le chant des grands arbres qui
frémissent dans un long murmure.
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Ça devait
être il y a environ 40 ans, voire un peu plus, ou un peu moins,
je ne sais pas exactement.
On entendait déjà à la radio Bob Dylan chanter
sur son tout premier disque House Of The Rising Sun.
Les dernières péniches passaient. Les maisons
pontières se sont peu à peu
décrépites.
There is a house... to end my life down in the rising sun.
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En toute saison, dans
notre plat pays, à part quelques clochers, c'est lui qu'on
voit à l'horizon...
Il traverse nos campagnes, sans angoisse ni marée, et rejoint
l'Escaut qui l'attend là-bas, tel un tombeau.
Pendant son voyage, il frôle nos villages en les caressant de
ses sensuelles et infidèles courbes.
Et quand vient la nuit, ils s'étreignent dans un long
soupir.
Source : les carnets photographiques de Bruno http://www.diarium.net/
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Il n'y a pas si longtemps...
le
haleur (1890) satcheux
est un terme
par Théodore Verstraete
estaimpuisien pour désigner
les haleurs
C'était
une marche pénible, sur un chemin de halage
où avaient piétiné les
bestiaux. Hommes,
femmes et enfants, c'étaient des haleurs de
chalands, c'étaient des
SATCHEUX.
On s'embricolait une ceinture (une bricole), on s'y
amarrait une touline (un cordage gros comme le
doigt), et, hardi, à un, deux ou trois,
selon l'équipage, en route en bûchant
dans les trous.
Arrivé au bout du rouleau, les membres
douloureux, on était comme abruti.
Deux jours après, on marchait encore comme
des crabes.
Le chemin parcouru en fin de journée ne
dépassait guère 10 à 20
kilomètres.
La Confrérie
des Satcheux est née le 13 septembre 2002. C'est une
confrérie franco-belge.
Le canal fait pour partie la frontière. Ce canal vient de
France de la Deûle pour se jeter dans l'Escaut aux environs de
Tournai.
La région du Nord de la France a ainsi transporté ses
produits par chalands vers les villes comme Courtrai (Kortrijk),
Tournai et Gand (Gent).
Comme tous
les canaux creusés au cours de la première
moitié du XIXe siècle, le canal de
l´Espierre a été créé pour
assurer le transport du charbon vers le bassin textile du
Nord de la France (Lille-Roubaix-Tourcoing).
Côté belge, les travaux
s´achevèrent en 1843, mais, suite à des
problèmes de creusement côté
français, il fallut attendre 1877 pour que la liaison
Deûle-Escaut soit enfin terminée.
On retrouve sur cette vue l'entité d'Estaimpuis. Avec
une population de près de 10 000 habitants, son
territoire recouvre les anciennes communes de Bailleul,
Estaimbourg, Estaimpuis, Evregnies, Leers-Nord,
Néchin et Saint-Léger (3165 hectares).
Elle est traversée du nord au sud par
l´autoroute A17 et d'est en ouest par le remarquable
site du canal de l´Espierre, hâvre de paix pour
les promeneurs. C'est un site classé au patrimoine
wallon depuis 2000.
Au XIXe siècle, le village était
célèbre pour ses tanneries et pour
sa terre à briques d´excellente
qualité.
Son église accueille le 17 janvier un
pèlerinage à saint Antoine
l´Ermite : les cultivateurs viennent
implorer sa protection pour préserver
leur cheptel des maladies.
Louis XIV passa par Néchin en 1667, lors
de sa conquête de la Flandre.
Dicton : Pour êt´ ed´ Leers,
i faut êt´ tché din l´ri
! Pour être de Leers, il faut
être tombé dans le rieu
!
Intimement lié à l'économie
des milieux textiles de Roubaix-Tourcoing,
Estaimpuis était un centre textile
important au XIXe siècle. Il y avait une
filature, mais aussi une fabrique d´eau
gazeuse, un moulin à farine, une
savonnerie (entreprise toujours
existante).
Petit village calme et retiré, Evregnies
possède en l´église Saint
Vaast un joyau d´architecture
médiévale.
Dicton : A Evregnies, il fait noir à
trois heures… Ce dicton est né
un jour de forte chaleur, quand des visiteurs
étrangers ont trouvé le village
toutes portes et volets clos.
Extraits de l'allocution du Député-Bourgmestre Daniel Senesael à Leers-Nord, le 15 septembre 2006, lors de l'inauguration du Satcheu :
"Chers membres de la
Confrérie des Satcheux,
Chers collègues du Collège échevinal et des
Conseils communal et du CPAS,
Chers amis,
Mesdames, Messieurs en vos titres et qualités,
C'était un vendredi 13, il y a de cela quatre ans, à la Taverne Française (...), nous lancions le défi de la création de la Confrérie du Satcheu dont les objectifs étaient clairement définis :
En quatre années, nous pouvons dire sans crainte de nous tromper que les objectifs ont été largement atteints et que la devise des Satcheux est plus que jamais d'actualité, à savoir "VIVRE EN SOLIDARITE, J'ENCOURAGE DANS TOUTES CIRCONSTANCES" (...)
Le 15 juillet dernier, les Satcheux ont été les meilleurs ambassadeurs d'Estaimpuis, entité qui vit !, puisqu'ils ont été reçus à l'Hôtel de Ville de Bruxelles pour remettre à Manneken-Pis leur vêtement traditionnel ainsi que le harnais servant à "satcher" les péniches.
Grâce à la Confrérie des Satcheux, Manneken-Pis a ainsi pu accrocher un 771e costume dans sa garde-robe !
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Cette démarche a apporté des lettres de noblesse complémentaires à la notoriété de la confrérie qui, dans le cadre du jumelage des amitiés franco-belges, dépasse maintenant largement nos frontières d'autant plus que des Leersois français ont été et seront intronisés (...)
Au-delà de cette traditionnelle intronisation, l'évènement qui nous rassemble aujourd'hui est tout à la fois festif et culturel puisqu'il nous permet d'inaugurer la statue du Satcheu qui trône désormais sur notre place communale.
Nous confortons ainsi nos axes stratégiques de la culture, du patrimoine et du tourisme. Après Evregnies avec son rond-point des Sabotiers et avant Estaimbourg qui se déclinera avec ses Tanneurs, c'est la localité de Leers-Nord qui est aujourd'hui mise en exergue avec cette superbe statue que l'on doit à une artiste de renom Madame Sylvie Koechlin (...)
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Il s'agit d'une sculpture représentant un "satcheu" réalisée dans la pierre en taille directe mesurant plus de 2 mètres, pour un poids total de près de 4,5 tonnes de "Lunel Fleuri", marbre du bassin carrier d'Hydrequent.
Nous tenions particulièrement à ce que cette œuvre soit représentative du travail de forcené et de la vie difficile des hommes du halage avant même l'arrivée des chevaux de trait.
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la statue se trouve sur la place de Leers-Nord, regardant vers la France
Par ses proportions, elle évoque, en effet, la résistante nature du "satcheu" ainsi que l'âpreté de sa tâche. La silhouette massive de l'homme est en position de force, tirant sur une corde imaginaire. La surface de la pierre volontairement laissée brute traduit la rudesse des conditions de vie de ces familles de mariniers.
Aujourd'hui, le "satcheu" est le véritable symbole de Leers-Nord et il manquait jusqu'à aujourd'hui une effigie le représentant ! C'est désormais chose faite (...)
Je voudrais souhaiter aux satcheux un week-end fructueux en rencontres diverses, en convivialité harmonieuse, riche en animations, durant lequel les activités multiples foisonneront à souhait, véritable prélude à la grande fête du canal de la Deûle à l'Escaut en septembre 2007 pour fêter la réouverture de notre canal de l'Espierre à la navigation de plaisance.
Je forme des vœux également pour que les festivités de notre amitié franco-belge qui en sont à leur 21e édition rencontrent le succès escompté puisque tout a été mis en place avec nos amis français pour qu'il en soit ainsi (...)"
Sources et liens :
http://www.estaimpuisentitequivit.be/
C'est
ballot, mais Didier est mort. Bien sûr cela nous arrivera à tous, bien sûr. Toutefois, je voulais rendre hommage à Didier, qui m'a accompagné - virtuellement - aimablement. Christophe, webmaster triste ![]() "Ce samedi
matin 6 février 2010 ont eu lieu les
funérailles de Didier en l'église de
Saint-Léger. Le père Michel a rappelé
dans son homélie que Didier avait roulé sa
bosse dans tous les pays du monde dans le cadre de sa
profession, mais que malheureusement à la
cinquantaine son licenciement l'avait profondément
affecté. Lu sur http://lessatcheuxleersnord.skyrock.com
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"Il semble qu'enfin
le canal va être dragué. Le MET signale le
début du chantier. Les travaux devraient être
terminés pour l'ouverture de la saison touristique, le 1er
avril. Croisons les doigts et espérons qu'il ne s'agisse pas
d'un poisson. Les travaux devraient commencer à l'embouchure
de l'Escaut pour remonter vers St Léger, l'écluse de
Leers-Nord faisant la frontière avec la France. Le
côté français a déjà
été dragué."
Jean-Claude Mahé - janvier 2011 - webmaster de
http://lessatcheuxleersnord.skyrock.com
On va redraguer le canal !
"On va draguer
à nouveau sur 350 mètres. Le canal de l'Espierre n'a
pas à certains endroits la profondeur requise pour la
navigation. Une situation qui, dès l'année
passée, a posé des problèmes à une
vingtaine de plaisanciers qui ont touché le fond entre les
écluses de Leers-Nord et d'Estaimpuis. Des techniciens du SPW
ont effectué des mesures de profondeur entre les deux
écluses. Ils ont avancé que le canal serait à
nouveau dragué, car de nombreux plaisanciers ont
accroché par manque de fond, ce qui pose un problème
pour les coques en polyester ! Il apparaît qu'à certains
endroits la profondeur n'excède pas 40 cm, ce qui est anormal
puisqu'au départ le tirant d'eau doit être entre 1.6m et
1.90m.
Le SPW a programmé une intervention pour le début du
mois d'avril en fonction de la disponibilité de la
sociéte sollicitée.
Entre mai et novembre 2012, 310 bateaux de plaisance ont parcouru le
canal.
Cet axe maritime de 8.5 km servait essentiellement au transport du
charbon pour alimenter les usines textiles du nord de la France. Le
canal avait été conçu à l'origine pour
des bateaux de 300 tonnes, son gabarit a été
réduit à 250 tonnes, ne le rendant accessible
qu'à la plaisance."
Jean-Claude Mahé - mars 2013 - webmaster de
http://lessatcheuxleersnord.skyrock.com
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ici 5 épisodes de la série “un village” de notélé consacré à Leers-Nord (vidéos)
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