"J'ai
rencontré Marie-Thérèse Coupard à deux
reprises, alors que j'effectuais des recherches sur ma famille et sur
Saint Léger. Elle m'a ouvert sa porte ainsi que celle de ses
souvenirs avec une gentillesse non feinte.
Tout ce qui
touchait à Saint Léger qui l'avait vu naitre et
à l'abbaye de la Lucerne où elle allait enfant avec sa
grand-mère, elle en parlait avec émotion. Sa
mémoire était étonnante. C'est grâce
en partie à elle et à ses écrits que certains
des chapitres de ce livre sur Saint Léger ont pu voir le jour.
Elle eut une vie
aventureuse avec son mari en décidant un jour de devenir
"fermiers à Chausey". Elle a laissé un livre paru
en 2005, qui retrace l'histoire de cette grande aventure et on
découvre à travers les chapitres de ce livre plein
d'humour, la "richesse" de la vie insulaire dans la seconde partie du
XXe siècle.
De retour à
Saint Léger pour la retraite, elle continua de contempler la
mer de la maison familiale construite par Prosper Guilbert. Cette
maison porte le nom de "l'Angélus de la mer". Elle avait pour
l'Angélus une grande dévotion au point de faire figurer
sur sa tombe le dessin de Millet accompagné par la phrase :
"Paysans nous étions, l'Angélus nous
prions."
Marie-Thérèse
Coupard aimait la compagnie et les rencontres, sa porte était
toujours ouverte, comme c'était le cas de beaucoup de fermes
à l'époque. C'était chez elle que se
réunissaient les membres du comité des fêtes de
Saint Léger pour partager le verre de l'amitié à
l'issue de manifestations.
Elle aimait
raconter et écrire pour laisser des traces de cette histoire
qu'elle avait appris de sa grand-mère et de ses parents,
histoire de vies simples de travail à laquelle la tradition
donnait un cadre mais aussi du sens, et les histoires qu'elle
racontait sur son village nourrissaient l'imagination de celles et
ceux qui la côtoyaient.
Elle se rendait
fréquemment à la Croix Godard, magnifique
témoignage du XVIe siècle qui appartient aujourd'hui
encore à sa famille et elle fit placer une petite vierge en
granit à son pied. Cette petite statue disparut un jour
(volée pensait-on) et réapparut trois ans plus tard au
même endroit sans qu'on sache ce qui s'était
passé.
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Marie-Thérèse
Coupard le jour de ses 90 ans
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la
petite vierge de la Croix Godard
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Marie
Thérèse Coupard et Fernande Nicolle, qui étaient
voisines, s'occupaient de l'église, son église, celle
où elle avait été baptisée et où
elle s'était mariée.
Elle termina son
livre en disant : "Ici resteront les empreintes de notre vie, notre
vie paysanne ne fut qu'une prière
"
Patrick
Lahuppe - 2025
l'histoire de
notre Marie-Thérèse, dernière fermière
des îles Chausey, archipel situé au large de Granville,
commune à laquelle il est administrativement rattaché
:
Chausey,
c'est...
- le plus grand
archipel d'Europe, qui s'étend sur une longueur de 13 km et
5,5 km de largeur, lessivé deux fois par jour par les plus
fortes marées du Vieux Continent
- 52
îlots, dont une trentaine recouverts de
végétation, avec à marée basse des
milliers de rochers
- une Grande Ile
longue d'à peine un mille
- une nature
magnifique et un site classé, donc
protégé
- un rude
exercice de navigation
- des îles
normandes pas anglo-normandes ancrées
à neuf milles de Granville
l'archipel de
Chausey sous un ciel d'orage
2 sites pour
poursuivre la visite et tout savoir sur Chausey :
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là,
des cartes postales
anciennes
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des
photos de classe
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les
croix de St Léger
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des
vues récentes du village
ici
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Trith
St Léger (Nord) en balade
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2014
- les photos de Henri
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erci
de fermer l'agrandissement sinon.
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