aint
Liguaire - les
ens

vers 1920

bergères de St Liguaire, près Niort - pour un agrandissement, cliquez sur l'image

battage au rouleau
à St Liguaire vers 1900 - à droite, un toit
appelé "loge" est recouvert de paille
Le rouleau
de pierre a environ 1 m de diamètre et 60 cm de
largeur, son poids est estimé à 1300
kg.
Sur cette carte postale, on voit une vache dressée
qui entraîne un rouleau de pierre sur les
céréales étendues dans laire.
Après le passage du rouleau, on ramassait les grains,
puis suivaient le vannage et le tri des
céréales.
Ces pierres qui équipaient cet outil ont
traversé le temps, elles se retrouvent de nos jours
dans les cours de ferme.


battage à Saint-Liguaire, dans les années 1950

étameurs ambulants à St Liguaire


vers 1895 - Jean
Veillet et Suzanne à Saint-Liguaire
Jean Veillet
est né le 27 mars 1820 à Saint Liguaire, il
porte le même prénom que son père, ce
qui est fréquent à cette époque pour le
fils aîné. Son père, Jean Veillet, a 32
ans en 1820, il est cultivateur et décèdera en
1840 à lâge de 52 ans. Sa mère est
Marie Jaudeau, elle décèdera en 1842 à
lâge de 63 ans. L'épouse
de Jean Veillet est Suzanne Morin, née le 18 juin
1821 à Saint Liguaire. Son père,
François Morin, est lui aussi cultivateur, il a 31
ans en 1821, il décèdera en 1829 à
lâge de 39 ans. Sa mère Jeanne Jaudeau,
à 35 ans en 1821, elle décèdera en 1841
à lâge de 56 ans. Leur
destin On constate
sur leurs actes de naissance (1820 et 1821) qu'aucun de
leurs parents ne savait signer. En 1841,
Jean fait partie des jeunes gens, tirés au sort, pour
exécuter le service militaire. Il ne quittera pas
Saint Liguaire, car il est réformé pour «
faible de complexion ». La faible complexion
(tempérament et constitution du corps) est alors
fréquemment utilisée pour indiquer le motif
dexemption au service militaire. Ils se
marient le 9 janvier 1844 à Saint Liguaire, Suzanne
est couturière, Jean est cultivateur. Si Jean signe
son acte de mariage, Suzanne déclare ne pas savoir
signer. Leur mariage est célébré en
présence d'Emmanuel de Saint-Hermine, alors adjoint
au maire de Saint Liguaire. En 1881, ils
résident rue des Hivers, aujourdhui, rue des
Écureuils, à Saint Liguaire.
Leur photo est tirée, à la fin du XIXe
siècle, à partir de plaques sèches en
verre. Elle les représente dans leur grand âge
et date de la fin du XIXe.
Ils ont 2 filles : Marie née en 1845 et
Françoise née en 1846.
Jean décède le 10 avril 1896 à
Saint-Liguaire âgé de 76 ans.
Suzanne décède le 4 mars 1899,
âgée de 78 ans.

avant 1896 - Jean
Veillet pose pour une carte postale
St Liguaire - mariage Morin-Bazin en 1905
pour un
agrandissement, cliquez sur l'image
Paul Morin
va donc rejoindre la ferme de la Grange Laidet en 1905 par
son mariage avec Victorine Bazin.
Paul, né a Magné en 1873, est cultivateur, ses
parents sont propriétaires.
Victorine est née à Saint-Liguaire, à
la Grange Laidet, en 1878. Son père, Auguste,
est décédé en 1892. Sa mère,
Marie-Louise Jaudeau, veuve Bazin, va devenir chef du
ménage à la mort de son père. Victor
Bazin, père dAuguste et grand-père de
Victorine, avait acquis, pour 4 100 francs, cette
métairie de la Grange Laidet en 1860.
De cette union va naître Gabriel Morin en 1908. Paul
Morin décède le 13 mai 1941, âgé
de 68 ans.
Marie-Louise Jaudeau, veuve Bazin, la mère de
Victorine, décède en 1941, âgée
de 85 ans.
Victorine Bazin, épouse Morin est
décédée le 1er août 1968,
âgée de 90 ans.
Les principaux membres de cette famille reposent dans le
petit cimetière de Saint-Liguaire.
Les hommes portent des chapeaux et sont chaussés pour
certains de sabots de bois. Ils sont revêtus de
paletots courts et portent des pantalons larges. Les femmes
portent robes, dentelles et coiffes diverses.
Ces tenues sont réservées aux gens de la
campagne, souvent des paysans, cultivateurs.
Parmi les témoins de ce mariage, Eugène Naudin
31 ans, Julien Morin 36 ans, Firmin Sibileau 45 ans, Louis
Bazin 55 ans.
Pour loccasion, les personnages ont revêtu leurs
traditionnels "habits du dimanche".
Si cette fête a pu se montrer, cest sans doute
quelle impliquait des familles de propriétaires
de lépoux, donc aisées.




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Le
cortège formé sur la place de la mairie avec
à sa tête de la fanfare « l'Avenir »
de Saint-Florent comprend une délégation
niortaise des vétérans des armées de
terre et de mer, des cavaliers du 7e hussards auquel Pierre
Breuillac avait appartenu, puis les représentants des
autorités civiles et militaires. Le Souvenir
Français est une association fondée en 1887
dont le but est d'entretenir la mémoire de ceux qui
sont morts pour la France.
La cérémonie est présidée par le
maire Émile Breuillac, père de Pierre
Breuillac, entouré de l'ensemble du conseil
municipal.
Le cortège s'est rendu d'abord à
l'église, où un service funèbre a
été célébré, ensuite au
cimetière où, au nom du Souvenir
Français, le monument a été remis
à la commune et où le Colonel Riffault,
représentant du Ministre de la Guerre, a remis,
à titre posthume, à M. Émile Breuillac
la Croix de la Légion d'Honneur pour son fils
Pierre.
Le cortège s'est alors reformé pour aller
place de la mairie où il s'est
disloqué.
Saint Liguaire - Souvenir de l'Aviation du 30 juin 1912 - en médaillon, Jean Robinet
pour un
agrandissement, cliquez sur l'image
Jean Robinet
naît en 1890. Son père, Louis Robinet, est
boulanger-pâtissier au 37 rue Ricard à Niort,
avec sa mère Cécile. Après
cette semaine de laviation d'août 1908 à
Niort, plusieurs mécaniciens niortais, dont Jean
Robinet, entreprirent la construction dun
"aéroplane". C'était un biplan Sommer à
deux places, lhélice était
actionnée par un moteur Gnôme de 50 CV.
Lenvergure était de 14 m et la longueur de 11
m. La piste de
Saint-Liguaire était aménagée en ligne
droite de 500 m dans une prairie située le long de la
voie de chemin de fer, près de la Sèvre. Le
1er jour, le vent ne lui permet pas de s'élever avec
son petit aéroplane, par deux fois, à plus de
50 m. Le 2 octobre
1912, Robinet est mécanicien électricien, il
est incorporé au service national. Il obtient
la médaille de la croix de guerre en 1915, pour la
citation suivante : « Le 22 mars 1915, sachant son
appareil à court d'essence, n'en a pas moins
invité son observateur à poursuivre un
réglage sur un objectif subitement découvert.
Surpris par la panne du moteur, est descendu en vol
plané au-dessus des lignes ennemies pour permettre
l'achèvement du réglage. Il a atterri dans les
lignes françaises dans des conditions difficiles...
» Le 9 juillet
1917, il est abattu aux commandes de son avion, à
lécole daviation à Odessa, au
cours dun exercice dentraînement, en
service commandé. Il était lieutenant-pilote
au 5e groupe daviation.
Les avions, biplans et monoplans, présentés
par leurs pilotes, se nommaient "Demoiselle", "Antoinette",
"Cage à poules", "Chauve-souris"...
Le 8e jour, Jacques de Lesseps survola Niort à 150 m
daltitude et fit un virage autour du clocher de
Notre-Dame.
Jean Robinet a 18 ans, il participe à cette
représentation et deviendra pilote...

Jean obtient son brevet de pilote en 1911. Il épouse
en 1912 Louise Bouché.
Le dimanche 17 mars 1912, le conseil municipal de
Saint-Liguaire sétait constitué en
comité dorganisation pour une fête au
profit de laviation militaire.
En juin 1912, Jean Robinet fut le pilote
désigné, il sélança dans
le ciel à Saint-Liguaire avec ce "coucou
bricolé".
Ses amis avaient préparé pour loccasion
une pancarte dencouragement surmontée de
plusieurs robinets de barriques, sur laquelle était
écrit : « Robinet, le seul qui ne fuit pas !
»
Le lendemain, le beau temps revenu, il survole Niort et,
après un tour jusqu'à Mauzé à
400 m d'altitude, il revient se poser à Saint
Liguaire au bout de 30 minutes.
Ce spectacle de juin avait attiré plus de 7 000
personnes.
En juillet 1913, il obtient son brevet de pilote
militaire.
Le 2 août 1914, il est détaché au 1er
groupe daviation comme caporal aviateur.
Le 13 juillet 1915, il part en mission spéciale en
Russie, à lécole daviation de
Sébastopol.
Edmond
Barillot est né en 1903 à Bagnault
dExoudun, région du protestantisme. Il
épouse Eva Bigot en 1925 à Exoudun.
Il obtient son diplôme dinstituteur
après 3 ans d'études à
lÉcole Normale de Parthenay
: échelle
de la promotion 1919-1922 Jeune
normalien, il devance l'appel à la mairie de
Parthenay le 2 août 1922. Il intègre
le 35e régiment d'infanterie comme soldat de
2e classe. Un
instituteur hautement estimé des
Léodgariens En
octobre 1923, Edmond Barillot est d'abord
nommé comme instituteur à Fomperron.
C'est à la rentrée doctobre
1929 quil devient instituteur à
l'école communale de Saint
Liguaire. La
discipline, dans la classe de M. Barillot,
était stricte. Excellent pédagogue,
il obtient de bons résultats. Il mène
au certificat d'études primaires de nombreux
élèves y compris les plus
réticents aux études. Par la suite,
ces élèves lui ont été
reconnaissants de les avoir ainsi armés pour
réussir dans la vie. Son
emploi du temps, très serré, ne
l'empêche pas de participer à la vie
sociale de la commune. Ainsi, par exemple, il aide
à la mise en scène des pièces
de théâtre jouées par les
jeunes dans le cadre du Foyer Rural. L'argent
récolté servait alors à
financer des sorties en car. sortie en
car 1951/1952 - Eva Barillot est en 3e position au centre
à partir de la droite, couverte d'un foulard
blanc Dorigine
protestante, il est dune complète
neutralité vis à vis des croyances de
chacun. Cependant, il eut parfois des soucis avec
le curé de la paroisse. Beaucoup se
souviennent de cet épisode où le
prêtre se présente un matin à
l'entrée de la classe, mécontent car
2 élèves qui devaient quitter les
cours pour servir comme enfants de chur lors
d'un service funèbre nétaient
pas arrivés à la sacristie. M.
Barillot n'y était pour rien. Ces 2
élèves avaient tout simplement
oublié cette
cérémonie... Durant
la guerre 40, M. Barillot eut quelque temps, en
stage, un élève-maître
nommé Paul Drévin. Parfois, ce
dernier, pour permettre à M. Barillot de se
libérer, emmenait les élèves
faire une activité obligatoire en ces
années de guerre : le ramassage des
doryphores dans les « champs de patates »
(on ne trouvait plus dans le commerce les produits
chimiques pour détruire ces nuisibles). La
sortie était loccasion pour Paul
Drévin, le jeune instituteur, de faire
découvrir la nature et le nom des plantes.
Cet élève-maître engagé
dans la résistance perdra la vie lors d'un
sabotage contre l'occupant allemand. M.
Barillot est en haut à gauche Après
avoir enseigné de nombreuses années
à Saint Liguaire, M. Barillot est promu
directeur de lécole Ferdinand Buisson
à Niort. Il y termine sa
carrière.
Edmond Barillot est en bas à droite - 1922 -
École Normale de Parthenay
Le 15 mai 1923, il est nommé sous-lieutenant
et passe au 27e bataillon de Chasseurs le 8 juin
1823.
Il est démobilisé le 1er août
1923. Réserviste, il suit plusieurs
périodes d'instruction militaire jusqu'en
1937.
En septembre 1939, il est mobilisé. Il
participe à la défense du pays au
printemps 1940.
Il est blessé à lépaule
gauche et à la jambe gauche. Il est
définitivement rayé des cadres par la
commission de réforme de Poitiers le 25
novembre 1943.
À ce propos, on raconte une anecdote : un
élève, qui sans doute avait beaucoup
de peine à tenir sa langue, devait rester le
soir faire son verbe « bavarder ». Il en
avait préparé 2 ou 3 exemplaires
d'avance. Le jour où il fut puni, il revint
beaucoup trop vite rendre sa copie. M. Barillot
comprit le stratagème et à partir de
ce jour là, c'est lui qui fournit les
feuilles destinées aux punitions, avec le
tampon de la date en en-tête !

Son fils Jean, né en 1927, exerça
comme médecin, dans le Marais Poitevin,
à Arçais.
Edmond Barillot décède le 25
décembre 1995. Il est inhumé au
cimetière de la Broche à
Saint-Florent.


légende erronée ici : il ne s'agit pas d'Echiré mais de St Liguaire


Quelqu'un - un connaisseur ! - a rayé ici la mention fausse.


à gauche, l'épicerie-mercerie
St Liguaire - la place et l'ancienne poste - oblitération de 1914 - pour un agrandissement, cliquez sur l'image

l'ancienne poste et l'église



l'ancienne poste
toujours, construite en 1902
c'est l'emplacement actuel du jardin aménagé à
la mémoire de Louis Combe-Velluet
Lors
de ses expositions dans les salons, ses peintures
se retrouvaient dans les dernières salles :
les rigueurs de l'ordre alphabétique
s'appuyant sur son nom (Velluet) en étaient
la cause. C'est sur les conseils d'un ami qu'il se
résolut à ajouter, à son nom,
une partie du nom de son épouse. Il
créa donc son pseudonyme dartiste
peintre : "Combe-Velluet". Il
est peintre paysagiste principalement
régional, peintre daquarelles et de
peintures à lhuile. Il
fut directeur de lécole de dessin de
Niort. Ses tableaux réalisés à
la fin du XIXe sinspirent de son
environnement proche. "Sur une
berge gazonnée, il campe ces deux pêcheurs
à Saint-Liguaire [Sèvre Niortaise] au
bord dune eau immaculée du fleuve de pâle
azur réfléchissant un ciel de turquoise
sévanouissant par degrés dans un
lointain où tremblent de fluides feuillages..."
Sur la rive au pied du
coteau,
Quand les Niortais
sendimanchant
Y a des pêcheurs, y en a
partout,
Alors cest lheure
du repos En
1879, Jules Ferry, ministre des Beaux-Arts, alloua
un traitement spécial de 600 francs à
Louis Velluet, chargé du cours de dessin
dans lorganisation de lenseignement
pour les jeunes filles. Il
vit à la fin de sa vie, avec son
épouse, dans le bourg de Saint Liguaire, rue
du Centre. Il décède le 17 juin
1902. 1889
- auto-portrait de
Combe-Velluet stèle
et médaillon - cimetière de
Saint Liguaire 2015 - le
jardin aménagé à sa mémoire,
jouxtant léglise de Saint-Liguaire
On trouve notamment ce tableau mettant en
scène les pêcheurs de Saint Liguaire
:
Ces vers sont extraits dune revue
présentée au théâtre de
Niort en février 1898.
De grands ormeaux
penchés sur leau,
Au clair miroir font un
rideau
Dombre
légère,
Et le bon peintre aux yeux
ravis
Ne peut plus quitter ce
pays
Et rêve de tableau
exquis
À Saint
Liguaire.
Songent à prend
la clef des champs,
Ils ne trouvent rien
dplus attachant
Que leur rivière.
On peut les voir venir,
dès le matin,
De Comporté, de
Saint-Martin,
Taquiner le menu fretin,
À Saint
Liguaire.
Y en a dassis, y en a
ddebout.
La plupart ne prennt
rien du tout,
Dans londe claire.
Mais chacun gard son
espoir
Et trempe son fil
jusquau soir
Quand la nuit tend son manteau
noir
À Saint
Liguaire.
Où tout se tait, le
vents, les flots,
Où la grenoill
sous les roseaux,
Coasse amère.
Où, sur les peupliers
tremblants
Miroitent les rayons
brillants
De la lune au croissant
dargent,
À Saint
Liguaire.
De 1882 à 1895, il fut professeur à
l'École Normale des institutrices de
Niort.
Une stèle en son honneur a été
inaugurée le 15 octobre 1905.



une fontaine moderne complète le tableau
végétal que forme ce jardin à
l'emplacement de l'ancienne poste

1980 - la nouvelle poste

le verso

la mairie et l'école - oblitération de 1906
le calvaire - pour un agrandissement, cliquez sur l'image
en avion au-dessus de Saint Liguaire - pour un agrandissement, cliquez sur l'image

en avion au-dessus de Saint Liguaire - pour un agrandissement, cliquez sur l'image

Ce nouveau
et grandiose magasin, résolument moderne, permet au
public dadmirer du dehors les étalages de
marchandises par dimmenses baies ouvertes sur la
rue. La date de
cette inauguration correspond à la tenue des
célèbres Fêtes Niortaises et du Concours
Agricole qui se sont déroulés les 30 septembre
et 1er octobre 1906. Cette fête eut un grand
succès auprès des Niortais et des habitants
des communes alentour, avec de nombreux paysans
intéressés par le Concours Agricole. Les rues
furent illuminées. En avril
1919, afin de lutter contre la vie chère, les
Nouvelles Galeries installeront un rayon
d'alimentation. Source et
lien : http://www.wiki-niort.fr
Construit comme un palais du commerce, ce magasin affiche sa
réclame sans ambiguïté : "À
qualité égale, prix inférieur -
À prix égal, qualité
supérieure".
Plusieurs milliers de personnes suivirent les animations
joyeuses : retraite aux flambeaux, fanfares

l'inauguration, en 1906, attire de nombreux Niortais et des habitants des environs
Jacques découvre pour la première fois ce
magasin et un dialogue, en patois, sinstalle
:
Pierre - Comment, te ne sais pas ce qu'olé
? Eh ben, y m'en va to dire : tu as bé connu
dans le temps le bazar Chapeau ?
Jacques - Oui ben, y m'en souvint, y'allions
teurjou chez li faire nos empiettes. 0 létait
un boune homme, o faisait bia à avouère
affaire à li.
Pierre - Eh ben ! o lé thio bia magasin
qui l'a remplacé. O s'appelle pu un bazar, o
s'appelle les Nouvelles Galeries.
Jacques - Qu'éto dont qui dirige
thié Galeries, Pierrot ?
Pierre - O lé justement M. Chapeau
qu'est le Directeur. O lé un boune homme, y to
promet.
Jacques - Est-il tout seul, pour diriger tout thio
parsonnel ?
Pierre - Oh non, o la avec li un
sous-directeur, ben aimable, ma foué, à qui o
fait bon à parler.
Y l'avons vu à la pêche à
Saint-Liguaire, thiette année. O lé li, jeudi,
qui m'a fait entrer et qui m'a fait vouère où
qu'a fallait qui m'adresse. Y'avais besoin de combé
d'articles.
Y'ai d'abord acheté dos bots varnis ; sais-tu
combé ? 49 sous, ce que le vendont chez nous 4 francs
dix sous. Yai ach'té, après thieu, dos
thiulottes, que y'ai payé 4 francs et dix-neuf sous,
ce que les marchands de chez nous vendont 7 à 8
francs.
Avec, y'ai ach'té une casquette pere 19 sous, ce qui
vaut pertout 40 à 45 sous.
Enfin, y te dit, o lé queuque chouse
d'étounant. Te trouve de tout, là-dedans,
depuis A jusqu'à Z, et à dos prix incroyables
de bon marché. Te trouve de la vaisselle, de la
quincaillerie, dos amusements pour les drôles, o y'en
a, y to promets ; tout le haut en est garni.
Ce qui m'a le meu amusé, o lé thié
musiques que l'appelont dos phonographe, y'o cret, qui
causont, qui riont, qui vous racontont dos calembours
à vous coper en deux le ventre de rire.
Jacques - Eh ben, mon ami Pierrot, y te
remercie ben, y suis ben content do savouère. Pas pu
tard que de souère, y va o dire à ma boune
femme, et, dès jeudi qui vint, y vindront tous deux
faire dos empiettes. O nous faut tout un tas
d'affouères, y'os achèteront tout aux
Nouvelles Galeries Parisiennes.
Allons, à revouère, Pierrot, merci de tes bins
conseils.
Pierre - Au piaisi Jacques, et bonjour à ta
femme de ma part.
- Comment tu ne sais pas ce que cest ? Eh bien je vais
te le dire : tu as bien connu autrefois le bazar Chapeau
?
- Oui, je men souviens, nous allions toujours chez lui
faire nos emplettes. Cétait une bonne personne,
cétait bien davoir affaire à
lui.
- Eh bien ! Cest ce beau magasin qui la
remplacé, ce nest plus un bazar, cela
sappelle les Nouvelles Galeries.
- Qui dirige ces Galeries, Pierre ?
- Cest justement M. Chapeau qui est le directeur.
Cest une bonne personne, je te le promets.
- Est-il tout seul pour diriger tout ce personnel ?
- Oh non, il a un sous-directeur avec lui, bien aimable, ma
foi, avec qui on peut facilement parler.
Nous lavons vu à la pêche à
Saint-Liguaire cette année. Cest lui, jeudi,
qui nous a fait entrer et qui a fait voir celui à qui
il fallait sadresser. Javais besoin
dacheter de nombreux articles.
Jai dabord acheté deux sabots vernis ;
sais-tu combien ? 49 sous, alors quils sont vendus 4 F
10 sous chez nous. Jai acheté aussi deux
pantalons que jai payé 4 F et 19 sous, ce que
jaurais payé 7 à 8 F chez nous.
Jai acheté en plus une casquette pour 19 sous,
elle vaut partout 40 à 45 sous.
Enfin, je te dis que cest quelque chose
détonnant. On trouve de tout dans ce magasin,
et à des prix incroyablement bon marché.
On trouve de la vaisselle, de la quincaillerie, des jouets
pour les enfants, dans tous les étages du
magasin.
Ce qui ma le plus étonné, ce sont les
musiques émises par ce quon appelle des
phonographes, je crois, qui parlent, rient, racontent des
calembours à vous faire rire aux éclats.
- Eh bien, mon ami Pierrot, je te remercie bien, je suis
bien content de savoir ce que tu trouves dans ce magasin. Ce
soir, je vais le dire à ma femme, et, dès
jeudi qui vient, nous viendrons tous deux faire des
emplettes. Nous avons besoin de beaucoup d'affaires, Nous
achèterons tout cela aux Nouvelles Galeries
Parisiennes.
Allons, à bientôt, Pierrot, merci de tes bons
conseils.
- Au plaisir Jacques, et bonjour à ta femme de ma
part.
erci
de fermer l'agrandissement sinon.