aint Liguaire - les ens

 

 

 

 

vers 1920

 

 

 

 

 

 

bergères de St Liguaire, près Niort - pour un agrandissement, cliquez sur l'image

 

 

 

battage au rouleau à St Liguaire vers 1900 - à droite, un toit appelé "loge" est recouvert de paille

À la fin du XIXe, le battage au rouleau remplace le battage au fléau.
Sur cette carte postale, on voit une vache dressée qui entraîne un rouleau de pierre sur les céréales étendues dans l’aire. Après le passage du rouleau, on ramassait les grains, puis suivaient le vannage et le tri des céréales.
Ces pierres qui équipaient cet outil ont traversé le temps, elles se retrouvent de nos jours dans les cours de ferme.

Le rouleau de pierre a environ 1 m de diamètre et 60 cm de largeur, son poids est estimé à 1300 kg.

 

 

 

battage à Saint-Liguaire, dans les années 1950

 

 

 

 étameurs ambulants à St Liguaire

 

 

 

 

 

 

vers 1895 - Jean Veillet et Suzanne à Saint-Liguaire

Petite histoire de Jean Veillet et de Suzanne Morin à Saint Liguaire

Il est parfois des personnages ordinaires, sans notoriété reconnue, mais non sans intérêt, dont le seul souvenir est une photo. Jean Veillet et sa femme font partie de ceux-là, ils ont traversé les trois quarts du XIXe siècle.
Leur photo est tirée, à la fin du XIXe siècle, à partir de plaques sèches en verre. Elle les représente dans leur grand âge et date de la fin du XIXe.

Jean Veillet est né le 27 mars 1820 à Saint Liguaire, il porte le même prénom que son père, ce qui est fréquent à cette époque pour le fils aîné. Son père, Jean Veillet, a 32 ans en 1820, il est cultivateur et décèdera en 1840 à l’âge de 52 ans. Sa mère est Marie Jaudeau, elle décèdera en 1842 à l’âge de 63 ans.

L'épouse de Jean Veillet est Suzanne Morin, née le 18 juin 1821 à Saint Liguaire. Son père, François Morin, est lui aussi cultivateur, il a 31 ans en 1821, il décèdera en 1829 à l’âge de 39 ans. Sa mère Jeanne Jaudeau, à 35 ans en 1821, elle décèdera en 1841 à l’âge de 56 ans.

Leur destin

On constate sur leurs actes de naissance (1820 et 1821) qu'aucun de leurs parents ne savait signer.

En 1841, Jean fait partie des jeunes gens, tirés au sort, pour exécuter le service militaire. Il ne quittera pas Saint Liguaire, car il est réformé pour « faible de complexion ». La faible complexion (tempérament et constitution du corps) est alors fréquemment utilisée pour indiquer le motif d’exemption au service militaire.

Ils se marient le 9 janvier 1844 à Saint Liguaire, Suzanne est couturière, Jean est cultivateur. Si Jean signe son acte de mariage, Suzanne déclare ne pas savoir signer. Leur mariage est célébré en présence d'Emmanuel de Saint-Hermine, alors adjoint au maire de Saint Liguaire.

En 1881, ils résident rue des Hivers, aujourd’hui, rue des Écureuils, à Saint Liguaire.
Ils ont 2 filles : Marie née en 1845 et Françoise née en 1846.
Jean décède le 10 avril 1896 à Saint-Liguaire âgé de 76 ans.
Suzanne décède le 4 mars 1899, âgée de 78 ans.

 

avant 1896 - Jean Veillet pose pour une carte postale

 

 

 

St Liguaire - mariage Morin-Bazin en 1905

pour un agrandissement, cliquez sur l'image

Le 26 septembre 1905, Paul Morin, cultivateur, demeurant à Magné, épousait Victorine Bazin, demeurant à Saint-Liguaire. Paul Morin a 32 ans, Victorine Bazin a 27 ans.
Paul, né a Magné en 1873, est cultivateur, ses parents sont propriétaires.
Victorine est née à Saint-Liguaire, à la Grange Laidet, en 1878. Son père, Auguste, est décédé en 1892. Sa mère, Marie-Louise Jaudeau, veuve Bazin, va devenir chef du ménage à la mort de son père. Victor Bazin, père d’Auguste et grand-père de Victorine, avait acquis, pour 4 100 francs, cette métairie de la Grange Laidet en 1860.

Paul Morin va donc rejoindre la ferme de la Grange Laidet en 1905 par son mariage avec Victorine Bazin.
De cette union va naître Gabriel Morin en 1908. Paul Morin décède le 13 mai 1941, âgé de 68 ans.
Marie-Louise Jaudeau, veuve Bazin, la mère de Victorine, décède en 1941, âgée de 85 ans.
Victorine Bazin, épouse Morin est décédée le 1er août 1968, âgée de 90 ans.
Les principaux membres de cette famille reposent dans le petit cimetière de Saint-Liguaire.

Une quarantaine de personnes sont rassemblées sur ce cliché prit par Noël Alix.
Les hommes portent des chapeaux et sont chaussés pour certains de sabots de bois. Ils sont revêtus de paletots courts et portent des pantalons larges. Les femmes portent robes, dentelles et coiffes diverses.
Ces tenues sont réservées aux gens de la campagne, souvent des paysans, cultivateurs.
Parmi les témoins de ce mariage, Eugène Naudin 31 ans, Julien Morin 36 ans, Firmin Sibileau 45 ans, Louis Bazin 55 ans.
Pour l’occasion, les personnages ont revêtu leurs traditionnels "habits du dimanche".
Si cette fête a pu se montrer, c’est sans doute qu’elle impliquait des familles de propriétaires de l’époux, donc aisées.

  

  

 

 

Noël Alix (1864-1954) est le photographe. Il est également éditeur de cartes postales et exploite un magasin de papeterie & tabac au 31 rue Ricard à Niort. Il confie la gérance de son commerce, le 1er juillet 1917, à Mme Berthomé.

 

 

 

Ce monument construit en 1910 dans le cimetière est élevé « aux morts pour la patrie ».
Il a été érigé avec les fonds d'une subvention publique et d'une subvention de la société du « Souvenir Français ». Il se compose d'une pyramide quadrangulaire en pierre blanche couronnée de grenades, emblème militaire. La face antérieure est ornée d'un trophée d'armures sculpté symbolisant les différentes armées : infanterie, cavalerie, artillerie, marine.

Cette pyramide repose sur un socle dont les faces opposées portent des médaillons :
- l'un, en bronze, du maréchal des logis Pierre Breuillac, tué au Tchad le 4 janvier 1910
- l'autre, en pierre, du sergent Auguste Vincent, tué au Cambodge le 9 mai 1886.

Les autres faces du socle portent les noms des soldats originaires de la commune :
- sur la face est, 8 soldats victimes de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 et des campagnes coloniales de 1874 à 1883
- sur la face ouest, 6 soldats morts lors des campagnes coloniales de 1883 à 1907.

Après 1910 ont été gravés les noms des victimes des différents conflits que la nation a connus.

source et lien - pour lire les noms

L'inauguration du monument donne lieu a une véritable fête patriotique le dimanche 12 juin 1910.
La cérémonie est présidée par le maire Émile Breuillac, père de Pierre Breuillac, entouré de l'ensemble du conseil municipal.

Le cortège formé sur la place de la mairie avec à sa tête de la fanfare « l'Avenir » de Saint-Florent comprend une délégation niortaise des vétérans des armées de terre et de mer, des cavaliers du 7e hussards auquel Pierre Breuillac avait appartenu, puis les représentants des autorités civiles et militaires.
Le cortège s'est rendu d'abord à l'église, où un service funèbre a été célébré, ensuite au cimetière où, au nom du Souvenir Français, le monument a été remis à la commune et où le Colonel Riffault, représentant du Ministre de la Guerre, a remis, à titre posthume, à M. Émile Breuillac la Croix de la Légion d'Honneur pour son fils Pierre.
Le cortège s'est alors reformé pour aller place de la mairie où il s'est disloqué.

Le Souvenir Français est une association fondée en 1887 dont le but est d'entretenir la mémoire de ceux qui sont morts pour la France.

 

 

 

Saint Liguaire - Souvenir de l'Aviation du 30 juin 1912 - en médaillon, Jean Robinet

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En août 1908 eut lieu la semaine de l’aviation à Niort-Souché, en présence de Jacques de Lesseps (1883-1927), pionnier de l’aviation française, également fils de Ferdinand de Lesseps.
Les avions, biplans et monoplans, présentés par leurs pilotes, se nommaient "Demoiselle", "Antoinette", "Cage à poules", "Chauve-souris"...
Le 8e jour, Jacques de Lesseps survola Niort à 150 m d’altitude et fit un virage autour du clocher de Notre-Dame.
Jean Robinet a 18 ans, il participe à cette représentation et deviendra pilote...

Jean Robinet naît en 1890. Son père, Louis Robinet, est boulanger-pâtissier au 37 rue Ricard à Niort, avec sa mère Cécile.
Jean obtient son brevet de pilote en 1911. Il épouse en 1912 Louise Bouché.

Après cette semaine de l’aviation d'août 1908 à Niort, plusieurs mécaniciens niortais, dont Jean Robinet, entreprirent la construction d’un "aéroplane". C'était un biplan Sommer à deux places, l’hélice était actionnée par un moteur Gnôme de 50 CV. L’envergure était de 14 m et la longueur de 11 m.
Le dimanche 17 mars 1912, le conseil municipal de Saint-Liguaire s’était constitué en comité d’organisation pour une fête au profit de l’aviation militaire.
En juin 1912, Jean Robinet fut le pilote désigné, il s’élança dans le ciel à Saint-Liguaire avec ce "coucou bricolé".
Ses amis avaient préparé pour l’occasion une pancarte d’encouragement surmontée de plusieurs robinets de barriques, sur laquelle était écrit : « Robinet, le seul qui ne fuit pas ! »

La piste de Saint-Liguaire était aménagée en ligne droite de 500 m dans une prairie située le long de la voie de chemin de fer, près de la Sèvre. Le 1er jour, le vent ne lui permet pas de s'élever avec son petit aéroplane, par deux fois, à plus de 50 m.
Le lendemain, le beau temps revenu, il survole Niort et, après un tour jusqu'à Mauzé à 400 m d'altitude, il revient se poser à Saint Liguaire au bout de 30 minutes.
Ce spectacle de juin avait attiré plus de 7 000 personnes.

Le 2 octobre 1912, Robinet est mécanicien électricien, il est incorporé au service national.
En juillet 1913, il obtient son brevet de pilote militaire.
Le 2 août 1914, il est détaché au 1er groupe d’aviation comme caporal aviateur.
Le 13 juillet 1915, il part en mission spéciale en Russie, à l’école d’aviation de Sébastopol.

Il obtient la médaille de la croix de guerre en 1915, pour la citation suivante : « Le 22 mars 1915, sachant son appareil à court d'essence, n'en a pas moins invité son observateur à poursuivre un réglage sur un objectif subitement découvert. Surpris par la panne du moteur, est descendu en vol plané au-dessus des lignes ennemies pour permettre l'achèvement du réglage. Il a atterri dans les lignes françaises dans des conditions difficiles... »

Le 9 juillet 1917, il est abattu aux commandes de son avion, à l’école d’aviation à Odessa, au cours d’un exercice d’entraînement, en service commandé. Il était lieutenant-pilote au 5e groupe d’aviation.

 

 

 

 

Edmond Barillot, instituteur à Saint Liguaire

Un jeune homme engagé

Edmond Barillot est né en 1903 à Bagnault d’Exoudun, région du protestantisme. Il épouse Eva Bigot en 1925 à Exoudun. Il obtient son diplôme d’instituteur après 3 ans d'études à l’École Normale de Parthenay :

échelle de la promotion 1919-1922
Edmond Barillot est en bas à droite - 1922 - École Normale de Parthenay

Jeune normalien, il devance l'appel à la mairie de Parthenay le 2 août 1922. Il intègre le 35e régiment d'infanterie comme soldat de 2e classe.
Le 15 mai 1923, il est nommé sous-lieutenant et passe au 27e bataillon de Chasseurs le 8 juin 1823.
Il est démobilisé le 1er août 1923. Réserviste, il suit plusieurs périodes d'instruction militaire jusqu'en 1937.
En septembre 1939, il est mobilisé. Il participe à la défense du pays au printemps 1940.
Il est blessé à l’épaule gauche et à la jambe gauche. Il est définitivement rayé des cadres par la commission de réforme de Poitiers le 25 novembre 1943.

Un instituteur hautement estimé des Léodgariens

En octobre 1923, Edmond Barillot est d'abord nommé comme instituteur à Fomperron. C'est à la rentrée d’octobre 1929 qu’il devient instituteur à l'école communale de Saint Liguaire.

La discipline, dans la classe de M. Barillot, était stricte. Excellent pédagogue, il obtient de bons résultats. Il mène au certificat d'études primaires de nombreux élèves y compris les plus réticents aux études. Par la suite, ces élèves lui ont été reconnaissants de les avoir ainsi armés pour réussir dans la vie.

Son emploi du temps, très serré, ne l'empêche pas de participer à la vie sociale de la commune. Ainsi, par exemple, il aide à la mise en scène des pièces de théâtre jouées par les jeunes dans le cadre du Foyer Rural. L'argent récolté servait alors à financer des sorties en car.

sortie en car 1951/1952 - Eva Barillot est en 3e position au centre à partir de la droite, couverte d'un foulard blanc

Parfois, après la classe, des élèves sont en « retenue », c’est alors sa femme qui occasionnellement garde les « punis ».
À ce propos, on raconte une anecdote : un élève, qui sans doute avait beaucoup de peine à tenir sa langue, devait rester le soir faire son verbe « bavarder ». Il en avait préparé 2 ou 3 exemplaires d'avance. Le jour où il fut puni, il revint beaucoup trop vite rendre sa copie. M. Barillot comprit le stratagème et à partir de ce jour là, c'est lui qui fournit les feuilles destinées aux punitions, avec le tampon de la date en en-tête !

D’origine protestante, il est d’une complète neutralité vis à vis des croyances de chacun. Cependant, il eut parfois des soucis avec le curé de la paroisse. Beaucoup se souviennent de cet épisode où le prêtre se présente un matin à l'entrée de la classe, mécontent car 2 élèves qui devaient quitter les cours pour servir comme enfants de chœur lors d'un service funèbre n’étaient pas arrivés à la sacristie. M. Barillot n'y était pour rien. Ces 2 élèves avaient tout simplement oublié cette cérémonie...

Durant la guerre 40, M. Barillot eut quelque temps, en stage, un élève-maître nommé Paul Drévin. Parfois, ce dernier, pour permettre à M. Barillot de se libérer, emmenait les élèves faire une activité obligatoire en ces années de guerre : le ramassage des doryphores dans les « champs de patates » (on ne trouvait plus dans le commerce les produits chimiques pour détruire ces nuisibles). La sortie était l’occasion pour Paul Drévin, le jeune instituteur, de faire découvrir la nature et le nom des plantes. Cet élève-maître engagé dans la résistance perdra la vie lors d'un sabotage contre l'occupant allemand.

M. Barillot est en haut à gauche

Fin de la carrière d’instituteur de M. Edmond Barillot

Après avoir enseigné de nombreuses années à Saint Liguaire, M. Barillot est promu directeur de l’école Ferdinand Buisson à Niort. Il y termine sa carrière.
Son fils Jean, né en 1927, exerça comme médecin, dans le Marais Poitevin, à Arçais.
Edmond Barillot décède le 25 décembre 1995. Il est inhumé au cimetière de la Broche à Saint-Florent.

 

 

 

 

 

 

légende erronée ici : il ne s'agit pas d'Echiré mais de St Liguaire

 

 

 

 

 

 

Quelqu'un - un connaisseur ! - a rayé ici la mention fausse.

 

 

 

 

 

 

à gauche, l'épicerie-mercerie

 

 

 

St Liguaire - la place et l'ancienne poste - oblitération de 1914 - pour un agrandissement, cliquez sur l'image

 

 

 

l'ancienne poste et l'église

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'ancienne poste toujours, construite en 1902
c'est l'emplacement actuel du jardin aménagé à la mémoire de Louis Combe-Velluet

 

 

Qui est Louis Combe-Velluet ?

De son vrai nom, Louis Velluet, il est né en 1843 à Poitiers. Il a 4 ans quand son père, entrepreneur en construction, vient s'établir à Niort. Louis épouse Lucie Lacombe. En 1861, il obtient le 1er prix de peinture à l’huile à l’école publique de dessin;

Lors de ses expositions dans les salons, ses peintures se retrouvaient dans les dernières salles : les rigueurs de l'ordre alphabétique s'appuyant sur son nom (Velluet) en étaient la cause. C'est sur les conseils d'un ami qu'il se résolut à ajouter, à son nom, une partie du nom de son épouse. Il créa donc son pseudonyme d’artiste peintre : "Combe-Velluet".

Il est peintre paysagiste principalement régional, peintre d’aquarelles et de peintures à l’huile.

Il fut directeur de l’école de dessin de Niort. Ses tableaux réalisés à la fin du XIXe s’inspirent de son environnement proche.
On trouve notamment ce tableau mettant en scène les pêcheurs de Saint Liguaire :

"Sur une berge gazonnée, il campe ces deux pêcheurs à Saint-Liguaire [Sèvre Niortaise] au bord d’une eau immaculée du fleuve de pâle azur réfléchissant un ciel de turquoise s’évanouissant par degrés dans un lointain où tremblent de fluides feuillages..."

Ce tableau a inspiré un poème à la toute fin de XIXe. 
Ces vers sont extraits d’une revue présentée au théâtre de Niort en février 1898.

À Saint Liguaire

Sur la rive au pied du coteau,
De grands ormeaux penchés sur l’eau,
Au clair miroir font un rideau
D’ombre légère,
Et le bon peintre aux yeux ravis
Ne peut plus quitter ce pays
Et rêve de tableau exquis
À Saint Liguaire.

Quand les Niortais s’endimanchant
Songent à prend’ la clef des champs,
Ils ne trouvent rien d’plus attachant
Que leur rivière.
On peut les voir venir, dès le matin,
De Comporté, de Saint-Martin,
Taquiner le menu fretin,
À Saint Liguaire.

Y a des pêcheurs, y en a partout,
Y en a d’assis, y en a d’debout.
La plupart ne prenn’t rien du tout,
Dans l’onde claire.
Mais chacun gard’ son espoir
Et trempe son fil jusqu’au soir
Quand la nuit tend son manteau noir
À Saint Liguaire.

Alors c’est l’heure du repos
Où tout se tait, le vents, les flots,
Où la grenoill’ sous les roseaux,
Coasse amère.
Où, sur les peupliers tremblants
Miroitent les rayons brillants
De la lune au croissant d’argent,
À Saint Liguaire.

En 1879, Jules Ferry, ministre des Beaux-Arts, alloua un traitement spécial de 600 francs à Louis Velluet, chargé du cours de dessin dans l’organisation de l’enseignement pour les jeunes filles.
De 1882 à 1895, il fut professeur à l'École Normale des institutrices de Niort.

Il vit à la fin de sa vie, avec son épouse, dans le bourg de Saint Liguaire, rue du Centre. Il décède le 17 juin 1902.
Une stèle en son honneur a été inaugurée le 15 octobre 1905.

1889 - auto-portrait de Combe-Velluet

stèle et médaillon - cimetière de Saint Liguaire

2015 - le jardin aménagé à sa mémoire, jouxtant l’église de Saint-Liguaire
une fontaine moderne complète le tableau végétal que forme ce jardin à l'emplacement de l'ancienne poste

 

 

 

1980 - la nouvelle poste 

le verso

 

 

 

la mairie et l'école - oblitération de 1906

 

 

 

le calvaire - pour un agrandissement, cliquez sur l'image

 

 

 

en avion au-dessus de Saint Liguaire - pour un agrandissement, cliquez sur l'image

 

 

 

en avion au-dessus de Saint Liguaire - pour un agrandissement, cliquez sur l'image

 

 

 

 

 

 


 

 

 

inauguration des Nouvelles Galeries de Niort

La construction des Nouvelles Galeries date de 1906. L’inauguration du magasin eut lieu le 30 septembre 1906.
Construit comme un palais du commerce, ce magasin affiche sa réclame sans ambiguïté : "À qualité égale, prix inférieur - À prix égal, qualité supérieure".

Ce nouveau et grandiose magasin, résolument moderne, permet au public d’admirer du dehors les étalages de marchandises par d’immenses baies ouvertes sur la rue.

La date de cette inauguration correspond à la tenue des célèbres Fêtes Niortaises et du Concours Agricole qui se sont déroulés les 30 septembre et 1er octobre 1906. Cette fête eut un grand succès auprès des Niortais et des habitants des communes alentour, avec de nombreux paysans intéressés par le Concours Agricole. Les rues furent illuminées.
Plusieurs milliers de personnes suivirent les animations joyeuses : retraite aux flambeaux, fanfares…

En avril 1919, afin de lutter contre la vie chère, les Nouvelles Galeries installeront un rayon d'alimentation.

Source et lien : http://www.wiki-niort.fr

l'inauguration, en 1906, attire de nombreux Niortais et des habitants des environs

témoignage de deux amis

En 1906, deux amis de Saint-Liguaire, Jacques et Pierre, se rencontrent à la foire de Niort du jeudi suivant l’inauguration, devant le Grand Magasin des Nouvelles Galeries qui vient d’ouvrir.
Jacques découvre pour la première fois ce magasin et un dialogue, en patois, s’installe :

Jacques - Dis donc, Pierrot, qu'éto thio bia magasin vour qu'ola tant de monde de rassembié ?
Pierre - Comment, te ne sais pas ce qu'olé ? Eh ben, y m'en va t’o dire : tu as bé connu dans le temps le bazar Chapeau ?
Jacques - Oui ben, y m'en souvint, y'allions teurjou chez li faire nos empiettes. 0 l’était un boune homme, o faisait bia à avouère affaire à li.
Pierre - Eh ben ! o lé thio bia magasin qui l'a remplacé. O s'appelle pu un bazar, o s'appelle les Nouvelles Galeries.
Jacques - Qu'éto dont qui dirige thié Galeries, Pierrot ?
Pierre - O lé justement M. Chapeau qu'est le Directeur. O lé un boune homme, y to promet.
Jacques - Est-il tout seul, pour diriger tout thio parsonnel ?
Pierre - Oh non, o la avec li un sous-directeur, ben aimable, ma foué, à qui o fait bon à parler.
Y l'avons vu à la pêche à Saint-Liguaire, thiette année. O lé li, jeudi, qui m'a fait entrer et qui m'a fait vouère où qu'a fallait qui m'adresse. Y'avais besoin de combé d'articles.
Y'ai d'abord acheté dos bots varnis ; sais-tu combé ? 49 sous, ce que le vendont chez nous 4 francs dix sous. Y’ai ach'té, après thieu, dos thiulottes, que y'ai payé 4 francs et dix-neuf sous, ce que les marchands de chez nous vendont 7 à 8 francs.
Avec, y'ai ach'té une casquette pere 19 sous, ce qui vaut pertout 40 à 45 sous.
Enfin, y te dit, o lé queuque chouse d'étounant. Te trouve de tout, là-dedans, depuis A jusqu'à Z, et à dos prix incroyables de bon marché. Te trouve de la vaisselle, de la quincaillerie, dos amusements pour les drôles, o y'en a, y to promets ; tout le haut en est garni.
Ce qui m'a le meu amusé, o lé thié musiques que l'appelont dos phonographe, y'o cret, qui causont, qui riont, qui vous racontont dos calembours à vous coper en deux le ventre de rire.
Jacques - Eh ben, mon ami Pierrot, y te remercie ben, y suis ben content do savouère. Pas pu tard que de souère, y va o dire à ma boune femme, et, dès jeudi qui vint, y vindront tous deux faire dos empiettes. O nous faut tout un tas d'affouères, y'os achèteront tout aux Nouvelles Galeries Parisiennes.
Allons, à revouère, Pierrot, merci de tes bins conseils.

Pierre - Au piaisi Jacques, et bonjour à ta femme de ma part.

- Dis donc, Pierrot, quel est donc ce beau magasin où tant de monde est rassemblé ?
- Comment tu ne sais pas ce que c’est ? Eh bien je vais te le dire : tu as bien connu autrefois le bazar Chapeau ?
- Oui, je m’en souviens, nous allions toujours chez lui faire nos emplettes. C’était une bonne personne, c’était bien d’avoir affaire à lui.
- Eh bien ! C’est ce beau magasin qui l’a remplacé, ce n‘est plus un bazar, cela s’appelle les Nouvelles Galeries.
- Qui dirige ces Galeries, Pierre ?
- C’est justement M. Chapeau qui est le directeur. C’est une bonne personne, je te le promets.
- Est-il tout seul pour diriger tout ce personnel ?
- Oh non, il a un sous-directeur avec lui, bien aimable, ma foi, avec qui on peut facilement parler.
Nous l’avons vu à la pêche à Saint-Liguaire cette année. C’est lui, jeudi, qui nous a fait entrer et qui a fait voir celui à qui il fallait s’adresser. J’avais besoin d’acheter de nombreux articles.
J’ai d’abord acheté deux sabots vernis ; sais-tu combien ? 49 sous, alors qu’ils sont vendus 4 F 10 sous chez nous. J’ai acheté aussi deux pantalons que j’ai payé 4 F et 19 sous, ce que j’aurais payé 7 à 8 F chez nous.
J’ai acheté en plus une casquette pour 19 sous, elle vaut partout 40 à 45 sous.
Enfin, je te dis que c’est quelque chose d’étonnant. On trouve de tout dans ce magasin, et à des prix incroyablement bon marché.
On trouve de la vaisselle, de la quincaillerie, des jouets pour les enfants, dans tous les étages du magasin.
Ce qui m’a le plus étonné, ce sont les musiques émises par ce qu’on appelle des phonographes, je crois, qui parlent, rient, racontent des calembours à vous faire rire aux éclats.
- Eh bien, mon ami Pierrot, je te remercie bien, je suis bien content de savoir ce que tu trouves dans ce magasin. Ce soir, je vais le dire à ma femme, et, dès jeudi qui vient, nous viendrons tous deux faire des emplettes. Nous avons besoin de beaucoup d'affaires, Nous achèterons tout cela aux Nouvelles Galeries Parisiennes.
Allons, à bientôt, Pierrot, merci de tes bons conseils.
- Au plaisir Jacques, et bonjour à ta femme de ma part.

 

 

  

la oussille

les bords de èvre

erci de fermer l'agrandissement sinon.

 

 

 

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