le village

ier... et

ujourd'hui

 

 

Saint-Légier, forme archaïque de Saint-Léger, doit son nom précisément à Saint-Léger, évêque d’Autun et martyr (616-978), patron d’une modeste église mérovingienne qui fut paroissiale jusqu’au début du XIIIe siècle.
Le lieu dit "Sur la Chapelle" rappelle l’emplacement de ce sanctuaire, à gauche de la route du Tirage, un peu au-dessus de La Place.

La Chiésaz, homines de Chesia en 1250, à ne pas confondre avec l’italien chiesa. En patois, la Tzisa, identique au latin casa, au romanche chese (prononcer chièse) et à nos Chesalles-Chesières, synonymes de maisons rustiques, de domaines ruraux.
Le domaine de La Chiésaz avait été constitué vers la fin du XIe, dans le même temps que celui de Saint-Sulpice, dont il était une annexe, en faveur du couvent bénédictin de Molesme en Champagne. C’était un prieuré.

Hauteville, Alta villa, Hauta-villaz, le domaine d’En-Haut. Les Romains qui s’y connaissaient en beaux sites avaient aménagé en ce lieu un vaste domaine. La tombe d’un légionnaire et une hache de bronze ont été découvertes à l’ouest du château au début du XIXe.

Route des Deux-Villages n°59

la route des Deux-Villages, également

Les origines de la commune sont lointaines et imprécises. Avant le Xe siècle, il existait une paroisse rurale assez vaste dont la petite église mérovingienne était à St-Légier. C’était à la fois une circonscription religieuse, administrative et judiciaire.

Le territoire actuel date de l’an 1300. Le septième jour des ides de juin de cette heureuse année, le quart de la vallée inférieure de Blonay, comprenant Hauteville et les villages de St-Légier et de La Chiésaz, est cédé à la Maison de Savoie qui avait pris pied dans la région en 1250 déjà par l’achat d’un domaine situé au bas de La Chiésaz.

Le compte de Savoie érige cette nouvelle possession en baronnie, la baronnie de St-Légier-La Chiésaz, la constitue en fief noble en faveur de Jean de Blonay et fait sans tarder construire la maison fort de Saumont afin d’assurer les communications de ses états avec Fribourg et Berne par Fruence et Châtel-St-Denis.

St Légier (sous Vevey) et les Pléiades

 

 

 

 

 

 

 

 

l'église de St.Légier et les Pléiades

En fait, les communiers de la nouvelle baronnie n’ont pas changé de maître. Ils demeurent sujets des sires de Blonay installés dans le contrée depuis 1079 et cela jusqu’en 1367. A cette date, Marguerite de Blonay échange le fief de St-Légier et La Chiésaz contre la maison forte de Denens appartenant à la Maison de Savoie qui devient ainsi le seigneur direct de nos villageois. L’administration du fief est confiée au châtelain de La Tour.

Sous le régime bernois, la baronnie passe en différentes mains parce que les droits féodaux et les dîmes avaient perdu, au cours des siècles, leur caractère de droit public pour n’être plus que des placements sûrs aisément négociables. C’est ainsi qu’en 1565 elle devint propriété des barons de Blonay.
Son dernier acquéreur, Pierre-Philippe Cannac, n’était pas un inconnu, bien qu’habitant Lyon. Sa famille avait été reçue dans la bourgeoisie de Vevey au début du XVIIIe siècle et avait gardé de solides attaches au pays de Vaud.

l'église de la Chiésaz - St Légier près Vevey

 

 

 

 

 

 

 

 

le clocher de St-Légier
oblitération de 1902

églises vaudoises anciennes - l'église protestante de Blonay St.Légier en 1904

Remonter dans le passé, c’est évoquer des générations de laboureurs et de vignerons attachés à la glèbe pour le défrichement et la mise en culture des terres de leurs seigneurs.

Peu nombreux tout d’abord, ils ordonnent leur existence autour de deux sanctuaires, la petite église dédiée à Saint-Léger et l’oratoire du prieuré de La Chiésaz, à proximité immédiate de deux sources.

La jouissance perpétuelle de pâturages où faire paître leur bétail et de forêts pourvoyeuses de bois de feu et de bois de construction accordée en 1327 par Marguerite de Blonay leur permet de s’organiser pour les gérer.
L’an de grâce 1485, Georges de Blonay affranchit ses hommes de la mainmorte.
Quelques années plus tard, le duc de Savoie libère les derniers serfs de la taille.
Les voilà devenus pleinement majeurs et aptes à disposer librement de leurs biens. Ils devront néanmoins attendre le 29 février 1716 pour n’être plus astreints aux corvées et aux usages.

St. Légier - vieilles maisons

St-Légier - la scierie

Anne-Marie de Blonay, épouse de Jacques-François de Joffrey des Belles Truches, leur en fait remise par un acte passé en son domicile veveysan de la Cour-au-Chantre, moyennant une indemnité de 5000 florins et 30 louis d’or pour le vin et les honoraires.
Les cens et les dîmes disparaîtront après la Révolution de 1798 par une décision de la République helvétique. En 1805, la commune rachète le cens de Fontannaz-David dû au baron de Blonay. Les lods ou droits de mutation ne seront éteints qu’en 1818. Ils seront remplacés par l’impôt foncier qui ignore les intempéries !
 

 

Saint.Légier et les Dents du Midi

le château de Blonay, Saint.Légier et le Mont Pélerin

 

 

aint-égier au présent 

 

St-Légier-La Chiésaz est aujourd’hui un grand village qui compte 4343 Tyalos au 31 décembre 2005.

Face à un panorama exceptionnel, le territoire de la commune s’étend sur plusieurs paliers, depuis les hauts de Vevey et de La Tour-de-Peilz jusqu’aux Pléiades et même plus en arrière, jusqu’à La Joux, en face du Lac des Joncs, le long de la rive gauche de la Veveyse, sur une superficie de 1519 hectares.

Ce territoire est délimité par une frontière de 26 km, dont 1 km avec La Tour-de-Peilz, 2 km avec Vevey, 5,5 km avec Corsier-sur-Vevey, 7 km avec Châtel-St-Denis (FR) et 10,5 km avec Blonay. Le point le plus bas de la commune se situe dans les gorges de la Veveyse, à 427 m d’altitude, alors que le point le plus élevé culmine à 1397 m, au sommet de Bondenoces, dans le massif des Pléiades.

les Pléiades

Dès les hauts de Vevey et de La Tour-de-Peilz, des quartiers de villas côtoient de prestigieuses propriétés comme le Château d’Hauteville, entre autres.

le château d'Hauteville - http://www.swisscastles.ch/Vaud/chateau/hauteville.html

Les abords de l’autoroute sont réservés à des activités industrielles, artisanales, commerciales, sportives et de loisirs.

Un peu plus haut, le village s’accroche à la route et au chemin de fer qui mènent à Blonay, avec de nombreux embranchements et lotissements.

L’agriculture y est encore présente. Quelques parcelles de vigne témoignent du passé viticole de la commune.

Dans le village, il faut signaler la très belle église de la Chiésaz, dont la construction remonte au 12e siècle.

Dans les hauts de la commune, c’est déjà la montagne. L’agriculture et les forêts (qui couvrent plus d’un tiers de la surface de la commune) y sont reines.

 

 

le avaux

Partant de Vevey, le train des Vignes serpente paisiblement à travers les coteaux qui surplombent le Léman avant de gagner Puidoux, sa destination finale.

Auparavant, le convoi aura traversé Chexbres, véritable "balcon du Léman" qui offre une vue panoramique et plongeante sur le lac.

Au premier plan, c’est le vignoble qui se chauffe au soleil. Plus loin, à l’horizon, les Alpes de Savoie se découpent sur fond d’azur.

Le retour peut s’effectuer à pied, en suivant le parcours pédestre de 4 km qui traverse les vignes amoureusement cultivées.

 

 

les ignes communales

La commune a depuis peu sa propre vigne !

Située à l’entrée de village, cette parcelle de 3000 m2 produira près de 1600 bouteilles par an, dans un premier temps du Gamay.

Ce vin sera mis en vente en principe dès 2009.

 

 

 

lonay - hamby

Le Blonay-Chamby est un musée vivant du chemin de fer.

Sur le parcours entre ces deux gares, la voie s’élève en balcon au-dessus de la Riviera vaudoise.

Les convois historiques, tirés par d’antiques locomotives à vapeur ou de vieilles automotrices électriques, parcourent un tronçon de trois kilomètres qui comporte toutes les caractéristiques d’une vraie ligne de montagne avec forte rampe, viaduc, passage en corniche et tunnel.

Le dépôt-musée de Chaulin-Chamby abrite les ateliers et une exposition de matériel ferroviaire, probablement la plus belle et la plus représentative des collections de véhicules à voie métrique d’Europe.

Grâce aux membres bénévoles de l’association, les trains circulent les samedis et dimanches de mai à octobre.

au milieu des années 60 - le train Vevey-St.Légier-Blonay-Les Pléiades

de nos jours

N’hésitez pas à partir à la découverte des trésors de la Riviera !

 

 

Liens pour poursuivre la visite :

 

 

 

http://www.stleger.info