US AINT EGER (62)

  

 

RESENTATION

 

 

Sus St Léger se trouve dans la région Nord-Pas de Calais (ancienne province d'Artois), au sud du Pas de Calais, dans l'arrondissement d'Arras et le canton d’Avesnes-le-Comte, tout près de St Léger les Authie (Somme).
 


 

La commune est située à 27 km d'Arras, 15 de Doullens et à 10 d'Avesnes le Comte, chef-lieu de canton. Amiens est à 40 km, Lille à 80, Paris à 200.
On y accède par la D5 et la D339. Elle est limitrophe avec la commune de Lucheux (80).
L'altitude est d'environ 150 m, et la superficie de 731 ha.
Sus-Saint-Léger appartient à la communauté de communes des 2 Sources :
http://www.ot-2sources.fr

 

Pour une localisation plus précise, cliquez ici :
 

 

 


la Grande Rue

 

La population diminue :

  • 685 habitants en 1866
  • 600 en 1886
  • 510 en 1926
  • 420 en 1962
  • 340 en 1990
  • 294 Léodégariens en 2006

l'école de Sus St Léger

 

ISTOIRE

Le territoire de la commune, à la lisière de la forêt de Lucheux, a vu de tous temps s'établir des populations, comme en témoignent les nombreux vestiges préhistoriques et les sépultures gallo-romaines retrouvés. Cette colline boisée appelée Sarcinium prit ensuite le nom de Sylva Sancti Leodegarii (1104) en souvenir du martyre du saint Léger.
Le village tire son nom de celui de ce saint, évêque d’Autun.

C'est en forêt de Lucheux (500 ha), tout près de Sus St Léger, qu'il aurait été décapité le 2 octobre 678.
Une chapelle lui est dédiée et un pèlerinage a lieu chaque année le 1er dimanche de septembre, suivi d'une messe en plein air dans la clairière au pied de la chapelle et d'un repas champêtre.
L'appellation Sus Saint Léger signifie sans doute "Sur Saint Léger", c'est-à-dire bâtie sur le lieu du martyre et de la sépulture, mais l'on dit encore que Sus pourrait provenir de "sylva" ou être la contraction de "saltus", terrain boisé ou hauteur.


"Ici, le 2 octobre 678, Saint-Léger,
évêque d'Autun, fut martyrisé et inhumé."

Au long des siècles, on trouve différents noms :

  • 1225 : Sylva Sancti Leodegarii (forêt de saint Léger)
  • 1274 : Sous Saint Léger
  • 1299 : Silve Seint Ligier
  • 1308 : Sueur Saint Ligier
  • 1337 : Sur Saint Ligier
  • 1338 : Seu Saint Léghier
  • 1395 : Seusaint Légier
  • 1427 : Sussaintleger
  • 1429 : Sursaint Léger
  • 1739 : Sur Saint Léger
  • 1789 : Sus-Saint-Léger

Pour faire le lien entre Sus St Léger et Lucheux
Pour voir la carte de Cassini

 

La commune pourrait adopter ce blason, aux armes des de Longueval, seigneurs du village jusqu'au XVIIIe siècle.Le fond de gueules (couleur rouge) est rehaussé d'un fretté d'argent. Cette armoirie étant souvent utilisée par les nobles, Rodière propose d'ajouter des hermines sur les bandes obliques :

La coutume locale du village a été rédigée le 21 septembre 1507. La majorité des articles règle les rapports entre les habitants et le seigneur et traite de sujets semblables à ceux d’une charte de franchise :
"Coustumes localles de la terre et seignourie de Sus-Saint-Léger
Un subgiet dudit lieu estant trouvé apportant boys venans du boys dudit lieu, il doibt audit seigneur 3 solz d'amende, au cas toutes voies que icelluy subgiet n'eust passé la première maison d'icelle ville, icelluy subgiet n'en debveroit ryens en seroit quitte.
"
Un sujet aura une amende de 3 sols s'il ramasse du bois dans le bois du village, mais s'il est parvenu à atteindre la première maison du village, il ne devra rien.

 

Sus-Saint-Léger au XVIIe siècle

L'artiste semble avoir pris beaucoup de liberté avec la disposition des lieux : la hauteur du premier plan est manifestement exagérée et l'église paraît mal orientée par rapport aux maisons. Le chemin du premier plan, sur lequel Adrien de Montigny (le peintre) s'est figuré à cheval, vient de Sombrin. Il est coupé par une ancienne voie reliant Lucheux (à gauche) à Grand-Rullecourt (à droite) :

cartouche des Albums de Croy - vers 1600

Le village, présenté dans sa plus grande dimension, s'étire comme aujourd'hui encore du nord au sud. De nombreuses chaumières le composent mais aucune demeure notable ne se distingue.
Le château fort, dont la motte est toujours visible près de l'église, semble déjà détruit. Le seul édifice mis en relief par le peintre est l'église paroissiale en pierre et couverte en tuile.

 

article de La Lanterne - lundi 13 septembre 1880


article de La Lanterne - jeudi 7 avril 1898

article du Gaulois - mardi 18 juillet 1911

 

LE ILLAGE

Beaucoup de maisons possèdent encore des murs en torchis, technique déjà utilisée par les Gaulois : ossature en bois avec murs faits d'argile mélangée à de la paille.
A Sus St Léger se côtoient la pierre, la brique et le torchis, la pierre étant utilisée pour les constructions les plus importantes ou les plus représentatives (église, mairie…)

Des allées de charmes têtards bordent les rues.

Les principales cultures sont : céréales, betteraves, endives, maïs fourrager, pommes de terre, un peu de lin.

 


l'église de Sus St Léger

l'entrée sud de l'église

L'église, érigée au XVIe siècle et dédiée à saint Léger, est entourée par le cimetière primitif. Elle s'élève sur un soubassement en damier de silex et de grès. La porte du bas-côté sud est surmontée d'une archivolte de style flamboyant : un arc à crochets couronné d'une statuette de la Vierge à l'Enfant. Juste à côté se trouve le presbytère, bâti vers 1822 sur l’emplacement d’un ancien manoir.

L'église renferme une statue du saint Léger particulière : l'évêque est représenté avec une tarière (pour percer le trou des tonneaux), peut-être pour rappeler la ville d'Autun en Bourgogne, région vinicole.
Elle possède également de remarquables vitraux relatant son martyre.

St Léger, voulant éviter aux habitants d'Autun les horreurs d'un siège, se livre à ses ennemis.

martyre de St Léger

 

Pour admirer les vitraux et lire certains faits historiques
Le courage de la femme Desbureaux au XVIIIe siècle
Le chat est dans l'horloge !

 

La construction de l’école et de la mairie commença vers 1858. C'est un imposant bâtiment en pierre qui présente une architecture sobre et soignée. Erigé à partir de plans privilégiant la symétrie, il présente une très légère saillie au centre de la façade, soulignée par un bossage à refends, surmontée d’un fronton triangulaire.
  

la mairie et l'école de Sus St Léger

La magnifique école abrite toujours la mairie. La date de 1909 est gravée au-dessus de la porte du pavillon gauche, ce qui indique que l'école a été agrandie à cette époque.
Le bâtiment central présente une parfaite symétrie, soulignant la division de l'espace entre les filles et les garçons.

 

SSOCIATIONS

 

la liste
des noms du monument aux morts

le soldat-curé Louis Huby

 

ETE

Fête du pays appelée Ducasse, déformation du mot "dédicace".
Le dimanche de cette fête est le 1er dimanche d'octobre, le plus proche du 2 octobre, date présumée du martyre du saint Léger.

le Petit Dieu

Un arbre, situé en bordure de Sus St Léger, fut frappé par la foudre mais il continua à croître de plus belle. Une petite statuette de l’Enfant Jésus fut placée en son tronc, et l'arbre, toujours présent aujourd'hui, fut appelé le Petit Dieu.
Un fromage fabriqué sur la commune porte également le nom de "P'tit Dieu".

la Voix du Nord du 7 juin 2011

Pour tout savoir sur le fromage "Le P'tit Dieu"
Visitez le sentier du Petit Dieu - 11.8 km - 3 h

 

 

ASTRONOMIE

Outre le "P'tit Dieu", la gaufre "couliche", spécialité du XVe siècle, a été remise à l'honneur en 1988 ; on la déguste lors de la fête du pays.

Couliche est un mot patois signifiant coulante.
Ce n'est pas la gaufre qui est coulante mais la pâte utilisée pour la confectionner !


la gaufre couliche
 

la gaufre couliche

Encore appelée gaufre du Nord ou gaufre de ducasse, c’est la gaufre à gros trous.

Ingrédients :

  • 500g de farine
  • 3 oeufs
  • 250g de beurre
  • sel
  • 2 cuillerées à soupe de cassonade
  • un bol de lait (25cl)
  • 1/2 litre de bière de ménage
  • 15g de levure de boulanger
  • du rhum
  • une gousse de vanille

  • Mettre le lait à tiédir
  • Prendre trois cuillerées à soupe pour y délayer la levure
  • Faire fondre le beurre dans le reste du lait vanillé, laisser refroidir
  • Mettre la farine dans un grand saladier
  • Faire une fontaine, y mettre les jaunes d’oeufs, une pincée de sel, la cassonade et la levure délayée
  • Verser peu à peu, en mélangeant bien, le lait où a fondu le beurre, puis la bière pour obtenir une pâte homogène, un peu plus épaisse qu’une pâte à crêpes
  • Ajouter un verre de rhum et les blancs d’oeufs battus en neige
  • Couvrir d’un torchon et laisser reposer à proximité d’une source de chaleur pour favoriser la levée (la pâte doit doubler de volume)
  • Faire cuire dans un gaufrier bien chaud
  • Servir les gaufres chaudes en présentant du beurre, de la confiture, de la cassonade, de la gelée de groseilles, de framboises...
on appétit !

Source : http://netia59.ac-lille.fr/tgn/0592374K/piedsdanslpiats.htm

La 15e édition de la Fête de la gaufre couliche avait lieu dimanche : plus de 35 kg de farine transformés en pâte

Dimanche, le club de l'Age d'or, dont les membres viennent de 15 communes différentes, de Sus Saint Léger à Loos en Gohelle en passant par Lens, organisait la 15e édition de la Fête de la gaufre couliche.
Une kermesse qui a duré tout l'après-midi, lors de laquelle il était possible de déguster la fameuse gaufre.
Pour ce faire, la direction collégiale a réuni ses amis afin de préparer la pâte et malaxer pour 35 à 40 kg de farine de cette précieuse mixture.
Un travail d'ogre effectué avec le sourire pour une fête qui n'a plus besoin de publicité pour faire se déplacer les gourmands, qui ont aussi pu admirer les travaux manuels du club.

La Voix du Nord, le mercredi 28 août 2002

Une réunion des gourmets à la traditionnelle fête de la gaufre

Mais qu’ont-elles de particulier, ces gaufres, pour attirer toujours autant de gourmands ? Le petit tour de main ? La recette ? Nelly restera muette sur ce point-là… C’est qu’elle en a déjà confectionné des gaufres, le week-end dernier, lors d’une fête spécialement dédiée, ainsi que depuis la création de cet événement il y a 27 ans !

Et justement, elle était présente le jour où l’association Amitié et contact intergénérationnel a créé cette manifestation. "Il fallait trouver un thème pour notre fête locale. À Gouves, ils avaient choisi les crêpes. Il fallait aussi que cela mette en valeur notre région, alors, nous avons eu l’idée de la gaufre couliche, une recette typique du nord et des Flandres qui convient parfaitement pour le dessert du repas proposé. Et les familles adorent cette spécialité du terroir."
600 œufs, 50 kilos de farine, du beurre, du lait et le petit "truc tenu secret" ont été nécessaires à la confection des 1000 gaufres englouties par les gourmets après le repas et durant toute l’après-midi. Nelly a malgré tout livré un des secrets de la réussite de ses pâtisseries : "Rien de tel que la cuisson dans un gaufrier traditionnel, cela rend les gaufres plus savoureuses…" Malgré le temps maussade, la journée fut agréable ; une seconde réussite pour Georges Fiquet, président de l’association.

La Voix du Nord, le vendredi 22 août 2014

 

 
Pour découvrir d'anciennes cartes postales de Sus St Léger

l'église - le calvaire - les écoles - l'étude

les commerces - les rues et les gens

Ici, une curiosité : la fête au village

Là des vues récentes du village

 

EMENTO

 

  

 

http://www.stleger.info