la guerre 1914-1918 à Épagny
le récit d'un enfant de 15 ans

 

Le village a été pratiquement détruit, il ne restait qu'un seule maison. Les habitants ont été évacués vers GUISE, LA FERE et SAINT-QUENTIN.
Vous trouverez ici le récit de Robert MOUTON, né à SOISSONS en 1901, venu passer ses vacances chez ses grands-parents en juillet 1914.dans la rue du Pré à EPAGNY :

"C'est décidé, je vais faire de mon mieux pour retranscrire et parfois commenter mes souvenirs de guerre. Sans quoi on ne comprendrait pas la souffrance endurée si longtemps par ceux qui, comme moi, sont restés coincés de l'autre côté de la ligne de fer et de feu qui nous a si cruellement isolés du reste de la France.
Mon grand-père, ancien instituteur, et son épouse accueillaient chaque année leurs petits-enfants en âge de profiter de la liberté de la campagne. Mais tout changea lorsque l'ordre de mobilisation générale arriva. L'anxiété devint de l'affolement. Bien des hommes avaient déjà été appelés par ordres spéciaux.

A partir du dimanche 3 août 1914
Oon annonce la déclaration de guerre de l'Allemagne qui, dit-on, a déjà concentré ses troupes. Le garde-champêtre lit aux quatre coins du village un appel du président de la République De nouvelles affiches étaient sans arrêt apposées à la mairie ou sur la place. Il nous fallait, pour circuler, obtenir un laisser-passer.
Les 27 et 28 août, nous entendîmes pour la première fois le canon et aurions bien voulu nous convaincre que ce n'était pas celui de la bataille.
Dimanche 30 août, le matin, nous apprenons que de nombreux Anglais sont cantonnés à VEZAPONIN. Nous nous promettons d'aller les voir. De nombreux aéroplanes survolent la région. Une patrouille de 9 uhlans était arrivée à SAINT-AUBIN. Tout le monde est affolé à la pensée que l'ennemi est si proche. On se couche chaque soir un peu plus angoissé. Pendant toute la nuit, des patrouilles de cavaliers anglais continuent d'arpenter la campagne. Le lendemain, la plupart s'en vont.

 

 

Le gros de l'armée allemande n'est sans doute pas loin puisque les éclaireurs sont là. Des détachements sont déjà cantonnés à la ferme de SAINT-LEGER. On pense alors aux sinistres défilés de Belges et de Français du nord et, malgré tout ce qu'ils nous ont raconté, on envisage de fuir devant l'envahisseur. Toutes les horreurs entendues depuis quelques semaines sur l'invasion de la Belgique sèment la peur dans nos esprits. Où les Allemands s'arrêteront-ils ? Que vont-ils faire de nous ? Iront-ils jusqu'à PARIS et dans combien de temps ?

PARTIR ! C'est le mot qui nous hante maintenant. Enfin, vers 1h, on dit adieu à la vieille maison natale de grand'mère et, la mort dans l'âme, nous nous rendons à la ferme, sur la place, où des attelages disponibles sont mis à la disposition de la population du village. L'EXODE commence. Mais, à cet instant, c'est un murmure qui se propage dans la cour de la ferme : "Voilà les Allemands ! Que les femmes partent dans les jardins cacher les enfants !".Pendant ce temps, des villageois sont restés sur le pas de leur porte. Ils ont donné de l'eau aux Allemands. Ceux-ci commencent à nous paraître un peu moins terribles que nous l'avions supposé.

Petit à petit, on commence à se rassurer et l'on pense enfin à regagner sa maison.
Une chose que je n'oublierai jamais, c'est l'impression que m'a faite un grand diable de casque à pointe, dressé devant la porte du maréchal-ferrant
Mais sur cette route, nous voyons passer, au loin, sans arrêt, des bandes de cavaliers. Puis viennent de nombreux bataillons d'infanterie, puis des colonnes d'artillerie et de ravitaillement. Tout cela défile, sur la route de Bagneux, en direction de SOISSONS.
Et voici que des milliers de soldats gris étaient là, quel cauchemar ! Le canon gronde sur SOISSONS, sans doute un bombardement en règle qui commence. En fin d'après midi, la bataille semble se rapprocher et fait rage sur le plateau de Montécouvé. Les habitants effrayés pensent devoir aller se mettre en sûreté dans les carrières voisines.. On entend bientôt la fusillade, distinctement. Des aéroplanes évoluent à faible hauteur. La bataille du jour nous confirme que le pays appartient à ce démon : LA GUERRE.

 

 

A partir du 2 septembre jusqu'en décembre 1914
Le bruit court que les Allemands ont remplacé à leur convenance le maire et le préfet de SOISSONS..
Bientôt quelques soldats viennent dans notre rue, peu visitée jusqu'ici, afin d'y faire préparer un cantonnement. Quelle appréhension, à la pensée de loger sous notre toit ces guerriers ! Nous pensions en avoir 3 ou 4. Plus de trente y ont laissé leurs bagages. En quelques instants, la maison est pleine de paille, les escaliers tout boueux. Nos oreilles sont assourdies par leur dur langage, nos yeux troublés par leur va-et -vient continuel, nos esprits effrayés par chacune de leurs questions. Mais je dois l'avouer, nous sommes un petit peu rassurés par l'air "un peu comme nous" de certains d'entre eux.
Chaque jour, il faut faire la queue au moulin, où les habitants de cinq ou six communes viennent chercher leur pain. La vie est monotone, bien que chaque jour nous jette face à face avec une nouvelle réalité.

Nous sommes navrés de voir passer des prisonniers français, et pour combien de temps ?, après avoir souffert au combat
Quelques obus d'artillerie lourde arrivent, de temps en temps, jusque chez nous. L'un d'entre eux est tombé dans le marécage proche du petit lavoir. Souvent, vers le soir, la bataille redouble.

Un jour, tous les hommes sont emmenés sur la place. On les fouille avec minutie. Après plus d'une heure d'attente angoissée, ils sont tous renvoyés chez eux .Quelques jours plus tard, nouvelle rafle, mais cette fois pas d'exception pour les femmes. Depuis que la plus grande partie de la population a été enfermée dans les granges gardées, nous sortons peu. Des sentinelles, baïonnettes au canon, sont déjà placées devant toutes les portes. D'après les ordres, tous les habitants doivent être rassemblés sur la place à 3h, heure allemande. C'est pire qu'au mois d'août puisque, cette fois-ci, c'est pour nous éloigner de PARIS.

Sur la place, quelques chariots en forme de V, mal bâchés. Le convoi se met en route sur les chemins pénibles, mouillés par la pluie récente. Nous marchons ainsi jusqu'à la nuit, nous demandant où nous emmènent les soldats qui nous escortent. Enfin, à la nuit noire, nous arrivons de la ferme de Malhotel, prés de Crécy-au-Mont. Des officiers tentent de faire un laborieux appel, et séparent les hommes des femmes. Des Allemands, occupants habituels de cette grande ferme picarde, nous avons appris que les habitants d'une quinzaine de petites communes étaient entassés dans la maison-même et dans les dépendances. Sans savoir exactement, nous nous retrouvons sur la route, dans les mêmes conditions d'hier au soir. Notre exode continue. Je ne connais pas cet endroit mais j'apprends par mes voisins que nous avons quitté les chemins de la ferme, et que nous nous dirigeons vers Coucy-le-Château. Sur la grande route, deux colonnes dans le genre de la nôtre viennent nous rejoindre, arrivant de petites routes transversales. Dans une heure ou deux, maintenant, tout ce monde défilera sous les tours du château féodal du Sire de Coucy, dont je contemplerai le donjon pour la première et la dernière fois.

Quel spectacle, encore, de voir la cour de la gare de marchandises de Coucy ! La population d'une vingtaine de villages sans doute, pas nourrie, par lavée, y fourmille. Les heures que nous passons là au milieu de nos paquets nous paraissent éternelles. Nous nous demandons, pour combien de temps, et comment, nous y vivrons.
Des wagons à bestiaux munis de bancs nous attendent .
Arrivés à Folembray, retour vers Coucy. On repartira pour Laon, puis vers Guise, pour se diriger vers La Fère .La nuit tombe, le voyage continue. On passe à Versigny, Tergnier, Saint-Quentin, Bohain, Wassigny. Arrivés vers 2h du matin à Guise, on nous donne à boire et un morceau de pain, nous allons être séparés et hébergés chez des particuliers.

 

 

A partir du 1er janvier 1915
Triste Jour de l'An. C'est le moment où, habituellement, toute la famille est réunie. Ici, sans nouvelles des nôtres, l'exil nous semble plus cruel que les autres jours. On est rationné : 150 grammes de pain de seigle par jour et par adulte, 90 grammes pour les enfants de moins de douze ans.
Les Allemands doivent amener 4000 blessés au Familistère(*). Les habitants déménagent, on parle de les évacuer sur Fourmies. Fausse nouvelle !

(*) La principale source d'emplois de Guise était la fabrique de célèbres poêles ronds Godin. M. Godin était un précurseur et, bien avant 1900, avait fait construire pour son personnel des logements sociaux très ingénieux : "Le Familistère". Depuis peu, une partie du bâtiment a été transformée en musée.

Grand mouvement de troupes aux alentours. On nous dit que le 46e régiment français d'artillerie s'est battu à Vailly, et qu'on a vu des batteries volantes du 42e d'artillerie à Mesbrecourt-Richecourt.
Le bruit court que les "émigrés", c'est à dire nous, vont rentrer "en France" par la Suisse. Voyage gratuit jusqu'à la Suisse, ils se débrouilleront ensuite. On entend le canon comme jamais depuis notre arrivée ici. Les Français auraient avancé de 15 km sur la ligne de Neufchâtel.
De l'artillerie est passée toute la nuit, se dirigeant vers Etreux. On attend 3200 hommes nouvellement habillés. Beaucoup de troupes venant du nord et allant en direction de Vervins défilent dans Guise, musique en tête.

J'ai 14 ans. Pendant que je suis dans la rue, Guillaume II passe devant moi en auto ! Les mouvements de troupes continuent.
La division de la Kommandantur part pour une marche de 2 jours. Il passe sur l'Oise des barques allant vers le sud. 7000 hommes au moins dans les environs. Toujours du mouvement. Il passe 4 ou 5 gros canons qui ont au moins 3 m de long, ils sont plus hauts qu'un homme. Par ordre de la Kommandantur, défense demain dimanche de sortir. Il paraît que les Allemands ont été vaincus sur Pommiers. Ils ont tiré sur la cathédrale de Soissons, bien que le drapeau de Genève y soit planté. Cela a probablement donné un fougueux élan aux Français et leur a apporté la victoire. Pour excuse, les Allemands prétendent qu'ils croyaient avoir vu un poste dissimulé dans la tour de la cathédrale.
5000 cavaliers vont, paraît-il, arriver, ce qui portera la garnison de Guise à 12000 hommes.

Dans le journal : toute personne âgée de plus de 15 ans devra toujours porter sur elle sa carte d'identité. Le 270e d'infanterie et le 60e d'artillerie, avec une section d'ambulanciers passent, direction Etreux. Certains disent que les émigrés partis pour la France sont à Toulon, d'autres disent dans la Nièvre.
Vers 5h du soir, un train d'émigrés est arrivé. Les pauvres étaient déjà réfugiés dans un village, qu'ils ont du à nouveau quitter. Ils vont être envoyés dans les environs et espèrent rentrer en France par la Suisse.
Un maire vient d'être mis à l'amende, puis emprisonné, pour avoir conservé du blé qui a moulu, pour lui et ses administrés. Un autre maire a subi une punition semblable parce que l'un de ses administrés faisait du pain blanc. D'après "l'Amsblatt Moniteur", journal allemand, la France n'a pas pu se relever de la guerre de 1870 et ne pourra pas cette fois-ci non plus.
Sur ordre de l'inspecteur d'Etapes, les habitants doivent saluer tous les officiers, médecins et fonctionnaires. Interdiction absolue de manger du pain blanc.
Dans "la gazette des Ardennes", un article intitulé "justice de haine" explique que les Allemands menacent de se venger sur les prisonniers français parce que le conseil de guerre français a condamné 2 Allemands à 5 ans de prison de pillage et vol.
Ordre de la Kommandantur : tout possesseur de pigeons doit immédiatement les tuer. Les rassemblements sont absolument interdits. En ville, trois ou quatre personnes parlant ensemble seront aussitôt dispersées par la police.
Un aéroplane a bombardé la gare de Saint-Quentin, qui a complètement brûlé. Les Français seraient fort avancés en Allemagne. Fontenoy, Cuisy et Pommiers sont français, mais par encore Pasly (villages très proches de Soissons).
On entend encore le canon. D'après les dépêches, les Allemands ont, comme d'habitude après leurs reculs, repris leurs positions. On annonce aussi la capture de l'aviateur Français Rolland GARROS. Il a du se poser en territoire envahi à cause d'une panne de moteur.

 

Epagny - ferme de Saint-Léger
carte postale allemande datant de la guerre

 

On dit que les Français ont forcé les Allemands à sortir de leurs tranchées vers Soissons et que sur Laon, les Allemands se tiennent prêts à partir. Les Français auraient bombardé et incendié le château de Marchais, croyant que Guillaume y était.
Le soir, à 7h (heure française), tous les volets et ouvertures doivent être fermés. A Saint-Quentin, les hommes de 17 à 45 ans devaient se rendre cet après-midi à la caserne afin d'être embarqués pour l'Allemagne.
Il paraît que plusieurs pays ont encore déclaré la guerre à l'Allemagne.(l'Italie, l'Amérique et la Roumanie).
Les Français sont parvenus à chasser les Allemands des tranchées et des carrières de Soissons. On aurait repris Noyon, les Allemands creuseraient des tranchées aux portes de Chauny. On dit qu'a Noyon les Français auraient perdu 45000 hommes et les Allemands 25000. Un général allemand se serait rendu. La bataille fut très sanglante.. Une petite institutrice de 18 ans a été mise "a Caïffa"(*) pour avoir demandé à un officier allemand ce qu'il venait faire dans sa classe.

(*) "Caïffa" est une entreprise de Guise dans laquelle les Allemands se réservaient des locaux qui servaient de maison d'arrêt.

Ici, le sucre se fait rare et il est très cher. Le beurre et les oeufs augmentent beaucoup aussi. Demain, à 3h, on doit amener sur la place Lesur tous les chevaux âgés de plus 3 ans. Les Allemands réquisitionnent 20 vaches dans une ferme, 8 (soit toutes) chez un petit cultivateur, plusieurs autres encore dans une autre ferme.
On doit maintenant saluer les officiers, sous peine de cachot, travaux forcés ou amandes ! Un général traversant Guise dans son auto découverte se dresse et crie tout au long des rues "SALUTEZ ! SALUTEZ §"
Tous les habitants restés à Epagny ont été transférés à Coucy .
Le gouverneur visite toutes les maisons pour y prendre le zinc et le cuivre. Il paraît que la Kommandantur a interdit de fêter le 14 juillet.

 

 

Anniversaire de la déclaration de guerre
Guillaume II fait une déclaration "au brave peuple allemand qu'il a dû appeler sous les armes il y a un an pour faire face aux ennemis menaçants". Il assure que sa conscience est pure, qu'il n'est pas la cause de la guerre, etc.

Arrivée d'émigrés de Morsain
On annonce que chaque chef de famille doit inscrire sur la porte de sa maison les nom, prénom, âge, de chaque personne qui l'habite. Leur ravitaillement va paraît-il augmenter en quantité, le pain, grâce au Gouverneur. Des pommes de terre vont arriver pour les Guisards.
Vendredi soir, une petite fille d'environ 5 semaines a été abandonnée prés de l'église.
Les Allemands affichent que l'Angleterre les empêchant d'importer, il leur est impossible de nous ravitailler. Par conséquent, jusqu'au printemps, il nous faudra nous rationner de la façon suivante :
1° pommes de terre : 200 g par personne et par jour
2° viande : 150 g 3 fois par semaine, moins pour les enfants, plus pour les ouvriers
3° lait : 1/4 de litre par personne et par jour.
Les personnes bien portantes devront s'en abstenir, ajoute-t-on, et laisser leur part aux enfants, malades et vieillards.

Depuis quelques jours, on entend des coups très forts. Est-ce le canon de la bataille, des manoeuvres, des mines employées pour creuser des tranchées, comme certains le disent ?
Il court toutes sortes de bruits..
"

Le journal s'arrête là. Je sais par ouï-dire que Robert mon père resta à Guise jusqu'en 1918. Comme il grandissait, il était parfois réquisitionné par les Allemands. Ils faisaient faire à ces jeunes adolescents des corvées dont les plus célèbres dans la famille sont : entretenir le terrain d'aviation de Guise ou mieux enterrer des soldats morts. Un des souvenirs d'adolescence de mon père est d'avoir déjeuné assis sur un caveau sa gamelle posée sur 2 cercueils empilés en guise de table.
Le 11 novembre 1918, il se trouvait je ne sais pourquoi en Belgique. C'est un joyeux régiment écossais qui défilait, fifres et bag-pipes en tête, qui lui apprit l'armistice.
Il savait depuis peu, grâce à la Croix Rouge, que ses parents s'étaient réfugiés en région parisienne, où il avait une tante. Il mit donc ses quatre possessions dans une petite en malle en bois que nous appelions "la malle de Sans Famille", et prit le chemin d'Argenteuil à pied..
Robert, à coups de cours du soir en tous genres et d'un surmenage perpétuel, atteignit enfin une situation acceptable.
La grand'mère, qui ne se consola jamais de la destruction de sa maison, mourut sans avoir revu Epagny. Le village avait été totalement détruit et était à peine reconstruit quand elle disparut. Quand survint la deuxième guerre mondiale, la famille commençait à peine à surmonter les effets de la première.

Merci à Denise, la fille de Robert, qui a transcrit ce document qui retrace l'histoire de notre petit village pendant cette tragédie.


En 1919, la première cabine téléphonique est installée, place des Cavins.
A partir de 1920, le village est reconstruit progressivement, mais pas en totalité ni sur les mêmes emplacements. Aprés la guerre, le département était le plus dévasté. Malgré un immense mouvement de solidarité apporté en France et même au delà, l'union des sinistrés décide d'apporter de l'aide en parrainant certaines communes, c'est ainsi qu'EPAGNY et 20 autres du canton de VIC-SUR-AISNE ont été adoptées par la HAUTE-GARONNE.
En 1922, on a vu apparaitre les premiers poteaux électriques.
En 1924, projet d'adduction d'eau potable (les puits ont été souillés pendant la guerre), des bornes ont été installées.
En 1925, Inauguration du monument aux morts

En 1945, l'eau courante arrive dans les maisons.
En 1946, un service d'autocar assure la liaison EPAGNY SOISSONS.
En 1966, dépôt des premiers permis de construire - A partir de cette date, de nombreuses constructions sont venues compléter l'aspect de notre village.
En 1975, une nouvelle place a été inaugurée. Autrefois, elle était située sur le parvis de l'église où avait lieu la fête patronale.
En 1978, un ramassage hebdomadaire des ordures ménagéres fut voté par la conseil municipal.
En 1985, les rues se sont vu octroyer leur nom ainsi que la numérotation des maisons.
En 1993, la route départementale 13, qui traverse le village, a été refaite avec trottoirs ainsi qu'un rond-point au centre.
En 1996, inauguration du terrain de football

Source et lien : acsepagny.pagesperso-orange.fr
club informatique de l’Association Culturelle et Sportive d’Épagny

 

 

 

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