ariétés irondines - aint Léger de ignague en 1884

 

 

 

Vous lirez ci-dessous des extraits de "Variétés girondines ou Essai historique et archéologique sur la partie de l'ancien diocèse de Bazas renfermée entre la Garonne et la Dordogne, par M. Leo Drouyn", ouvrage publié en 1884.
Pour en lire l'intégralité, cliquez sur
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33981m (pages 299 et suivantes) :

 

aint Léger de Vignague
Sanctus Leodegarius de inazes [11e siècle]

Sent eugey [1315-1480]

 

 

La paroisse de Saint-Léger-de-Vignague, qui englobait dans son territoire un quart environ de la ville de Sauveterre, était bornée, au sud, par Saint-Martin-du-Puy et Saint-Romain ; à l'ouest, par Daubèze ; au nord, par Puch et Pis ; à l'est, par Cleyrac et Caumont.

Elle est arrosée dans sa partie orientale par la Vignague.

Trois petits cours d'eau, un venant du sud et les deux autres du nord, se jettent dans la Vignague ; un de ces derniers, appelé le Caban, passe entre les paroisses de Cleyrac et de Saint-Léger.

 

la porte Saint Léger, à Sauveterre de Guyenne - http://1886.u-bordeaux3.fr

 

Les chemins qui reliaient Pellegrue, Blazimont et Rauzan à Sauveterre passaient dans cette paroisse, dont autrefois la partie orientale était presque entièrement couverte de forêts.

Une portion de la paroisse sur la rive droite de la Vignague, mais à une certaine distance de ce cours d'eau, appartenait à la juridiction de Castelmoron-d'Albret.

 

l'église de St Léger de Vignague

 

L'église de Saint-Léger, dans sa partie ancienne, à peu près entièrement détruite par un incendie, lors probablement des guerres de religion, doit appartenir à la fin du XIe siècle.

Elle ne devait pas être voûtée, ses murs peu épais étaient consolidés par des contreforts plats ; au XIIe siècle, on avait reconstruit le chœur couvert par une voûte en coupole byzantine, et l'abside voûtée en cul-de-four.

 

 

Depuis l'incendie, elles ont été jugées assez vastes pour contenir les paroissiens et, après ce désastre, on a muré l'arc triomphal en y ménageant une porte.

Le chœur est éclairé au nord et au sud par une fenêtre géminée s'ouvrant au-dessus du niveau des chapiteaux des colonnes engagées sur pilastres portant les arcs cintrés sur lesquels retombe la coupole.

 

 

Les chapiteaux du sanctuaire ont été mutilés ; on distingue cependant, sur celui du nord, Adam et Ève à côté de l'arbre de la science, et, sur un autre, une sirène.

Les tailloirs sont ornés de personnages et d'entrelacs ayant la forme du chiffre 8, et un cordon, couvert de bilettes posées en damier, relie, sur les murs du chœur, les tailloirs des chapiteaux.

Un clocher carré surmontait la coupole ; il avait aussi été brûlé ; on ne l'a pas rétabli après l'incendie, on s'est contenté de bâtir un clocher-pignon sur le mur fermant l'arc triomphal.

On montait dans l'ancien clocher par un escalier à vis renfermé dans une cage carrée, empâtant l'angle nord-ouest du chœur.

A la même époque, on a consolidé le flanc septentrional du chœur par un double mur qui cache entièrement l'ancien.

 

 

L'abside est éclairée par une fenêtre géminée, dont les ouvertures extérieures sont très éloignés l'une de l'autre, type qui se rencontre fréquemment dans les églises de l'ancien diocèse de Bazas.

Cette fenêtre a été murée à l'intérieur ; on l'a remplacée par une niche dans laquelle on a placé une statue de la sainte Vierge, provenant de la chapelle du Sendat. Elle est tellement badigeonnée de diverses couleurs et si enveloppée de fleurs et de dentelles qu'il m'a été impossible de la voir.

La corniche qui couronne l'abside et les modillons qui surmontent ce couronnement ne sont pas ornés.

L'appareil du chœur et de l'abside est superbe.

 

vue nord-ouest

façade ouest - https://fr.wikipedia.org

 

Non loin de s'élève un moulin à vent, bâti à la fin du XVe siècle ou au commencement du XVIe.

 

le moulin de Saint Léger

 

Une certaine quantité de fiefs de la paroisse de Saint-Léger étaient tenus, dès le commencement du XIVe siècle, par des personnes nobles ou roturières, qui étaient venues s'établir dans la ville de Sauveterre au moment de sa fondation ou peu d'années après (…)

Certaines autres localités de la paroisse de Saint-Léger-de-Vignague méritent d'être signalées.

 

échac

La métairie noble de Béchac, située sur le bord de la route de Sauveterre à Cleyrac, fut, en 1497, baillée à fief par Archambaud de Puch, seigneur de la maison noble de Puch, dans Sauveterre (…)

C'est peut-être par héritage que la métairie de Béchac passa aux seigneurs du Grand-Puch (…)

 

 

La ourtique

C'était un village situé près de la métairie de Béchac. Il mouvait de la maison noble de Madaillan (…)

La principale maison de ce village appartenait, au milieu du XVIIIe siècle, à Jean Heyraud, notaire royal (…)

 

 

itot

Ce domaine, situé à Saint-Léger, mais dans la juridiction de Castelmoron, appartenait, en 1667, à Jeanne d'Expert, damoiselle, veuve de Blaize de Ligardes, écuyer, sieur de Pitot (…)

 

inet

Ce domaine, situé à l'extrémité nord-est de la paroisse de Saint-Léger, près du ruisseau de Caban, et contenant 300 journaux, fut engagé, en novembre 1643, par le roi, auquel il appartenait, à M. de Pichon, de

Bordeaux, dont les descendants le possédaient encore en 1743 (…)

 

audicot

Le village de Naudicot est situé dans le sud de la paroisse de Saint-Léger et dans la juridiction de Sauveterre. Les de Ligardes y avaient une maison que damoiselle Jeanne de Ligardes apporta à son mari,

Antoine de La Combe de Ros, écuyer, sieur de La Garenne et de Naudicot ; il y fit, le 20 octobre 1723, son testament, dans lequel il demanda à être enseveli dans l'église de Saint-Léger, dans la sépulture de la famille de Pierre de Ligardes, écuyer (…)

 

Le endat

Sur le bord de l'ancienne route de Sauveterre à Saint-Brice s'élevait une chapelle où existait, dit-on, une statue miraculeuse de la sainte Vierge. Cette chapelle est détruite et la statue de Notre-Dame, d'après la tradition, aurait été sauvée par Mme Heyraud de La Hourtique et déposée dans l'église de Saint-Léger après le rétablissement du culte (…)

Le Sendat appartenait en 1717 à Me François de Vitrac, avocat au parlement de Bordeaux (…)

 

Les enins

Près du Sendat est située la métairie des Genins, qui appartenait au siècle dernier aux de Thais ou Dethais, ancienne famille de Sauveterre, qui a fourni des jurats à cette ville.

 

abaley

Le domaine de Cabaley appartient depuis longtemps à un membre de la famille de Malet de Maupas, branche des Malet de Roquefort (...)

 

L'abbé de Blazimont était prieur de Saint-Romain et de Saint-Léger, son annexe, et prenait le titre de collateur et curé primitif de ces deux paroisses.
En 1762, M. de Villequoy, abbé de Blazimont, répondant à une demande de service religieux dans l'église de Saint-Léger par les habitants de cette paroisse, expose que la cure de Saint-Romain reçoit 180 livres pour un vicaire chargé de dire la messe dans cette paroisse ou à Saint-Léger, que suivant l'usage le vicaire de Saint-Romain, paroisse matrice, doit dire un dimanche la messe bis in die à Saint-Romain et à Sauveterre, et le dimanche suivant à Sauveterre et à Saint-Léger, ce qui ramène la messe dans cette dernière paroisse à tous les quinze jours.
Il ajoute que les paroissiens doivent s'adresser à l'évêque pour avoir la messe tous les dimanches.

 

adaillan

Maison noble de Sauveterre [XIVe siècle], La Sala, La Salla-de-Sent-Leugey [1480-1498], La Salle-de-Madaillan [1519-1575], Madaillan [depuis le XVIIe siècle]

Le château de Madaillan est situé à 1500 mètres environ à l'est de la ville de Sauveterre, sur un petit promontoire formé par la section des vallées de Fonbane et de Vignague.

 

 

C'est maintenant une grande bâtisse sans caractère et dans laquelle il est difficile de distinguer l'ancien du nouveau, tant le premier a été bien dissimulé.

En face, et à 30 mètres environ de la maison s'élève, cachée dans des massifs d'arbres, une tour ronde, seul reste bien apparent de l'ancien château, dont nous donnons une gravure d'après un dessin cavalier, fait vers le milieu du XVIIIe siècle et conservé aux archives départementales, dans les cartons de la Cour des Aides.

Le plan avait la forme d'un hexagone irrégulier ou plutôt d'un carré, dont un des angles était formé de trois pans à angles obtus.

Au nord s'élevait le corps de logis principal, qui occupait à peu près la moitié du côté septentrional de l'hexagone, et s'appuyait à l'ouest sur une haute et grosse tour carrée à deux étages, surmontés d'un chemin de ronde et couverts d'une charpente aiguë.

Le rez-de-chaussée de cette tour devait être occupé par un couloir et avoir une porte ou plutôt une poterne donnant sur la campagne ; la porte du couloir, du côté de la cour, était protégée par une échauguette ou moucharaby sur consoles en pierre, au niveau du chemin de ronde.

Le corps de logis ne possédait qu'un rez-de-chaussée et un étage, auquel on arrivait au moyen d'un escalier conduisant sur une galerie dans laquelle s'ouvraient les portes des appartements.

Une petite tour ronde en saillie et coiffée d'une toiture aiguë empâtait l'angle nord-est du corps de logis ; deux tours semblables s'avançaient dans les angles sud-ouest et nord-ouest.

La tour du sud-ouest est encore debout.

Les côtés de l'est et du sud-est étaient occupés par la cuisine et la boulangerie, qui s'adossaient aux remparts crénelés.

La chapelle, occupant une portion du côté méridional, s'adossait également aux remparts ; ses ouvertures, comme celles des autres dépendances, étaient du côté de la cour.

Le reste du flanc méridional était occupé par un gros pavillon à un étage, coiffé d'une haute charpente.

Au rez-de-chaussée de ce pavillon s'ouvrait la porte principale, précédée d'un pont-levis jeté sur le fossé plein d'eau qui entourait complètement la forteresse et devait être alimenté par une source située hors du château, près de l'angle nord-ouest.

Le côté occidental de la forteresse était fermé par le rempart contre lequel ne s'appuyait aucune construction.

Contre le soubassement occidental de la haute tour carrée et une portion du rempart septentrional était construit le cuvier, au-dessus de la toiture duquel, comme au-dessus de celles des autres dépendances, apparaissent les créneaux.

Un puits était creusé dans la cour.

Le plan d'une construction de cette nature me paraît appartenir au XIVe siècle.

Au sud du château s'étendaient deux terrasses successives, d'où l'on descendait par de grands et beaux escaliers dans un vaste jardin clos par des douves pleines d'eau.

Sous la première terrasse avaient été ménagées l'orangerie et la serre, devant lesquelles un parterre occupait la seconde terrasse.

La fuie ou pigeonnier s'élevait au nord-ouest du château et, à l'ouest, sur le ruisseau de Fonbane, le moulin qui, dans certains titres, porte le nom de La Moulinasse et Moulin Gaillard.

Voici la légende que porte le plan que j'ai copié :

 

 

perspective et vue du château de La Salle-de-Madaillan du côté du midi
situé dans la paroisse de Saint-Léger, juridiction de Sauveterre

A / Tour de Madaillan
B/ Façade du corps de logis contiguë à la cour
C / Galerie
D / Cuvier
E / Cour
F / Toit de la chapelle
G / Toit da la cuisine et boulangerie
H / Pavillon de l'entrée
I / Porte du pont-levis
K / Petit pavillon
L / Murs des remparts crénelés formant l'enceinte du château et de la tour
M / Deux petites tours aux deux extrémités du château

N / Grande et première terrasse avec l'escalier pour descendre au jardin et à la serre
O / Seconde terrasse devant la serre
P / Porte de l'orangerie
Q / Moulin
R / Partie du jardin
S / Fossés pleins d'eau à l'entour du jardin
T / Puits
V / Fuie
X / Fossés qui font le tour du château
Z / Mur de la seconde terrasse
9 / Guérite

 

 

Nous avons dit plus haut que le château de La Salle-de-Sauveterre ou Madaillan avait dû être construit dans le courant du XIVe siècle. Ce n'est d'ailleurs qu'à partir de cette époque que nous possédons des documents faisant mention des seigneurs de cette maison noble (…)

 

 Source et lien : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33981m

 

 

 

onographie de la commune écrite en 1952

 

 

 

erci de fermer l'agrandissement sinon.

 

 

 

http://www.stleger.info