ues récentes de aint éger sous euvray

 

  

Myriam et Yvan, de St Léger en Gaume en Belgique, Odette et Roger, de St Léger de Fougeret (Nièvre), Maryse et Jean-Pierre, de St Léger de Fourches (Côte d'Or), et Henri, de St Lager Bressac (Ardèche), ont successivement visité St Léger sous Beuvray et pris les clichés qui suivent.

Le texte les précédant date de février 1994, avec révisions et corrections en 2006. Il est signé Roland Niaux et provient du site https://sites.google.com/site/montbeuvray dont nous vous conseillons vivement la visite.

 

 

l'entrée du bourg

 

 

 

aint éger sous euvray

- Cartes IGN 1/25000e 2825 ouest, Saint-Léger-sous-Beuvray et 2825 est Autun
- Accès: depuis Autun, prendre la N81 direction Luzy jusqu'à Fontaine-la-Mère, puis la D61,23 km. Depuis Etang-sur-Arroux, prendre la D61, 11 km. Depuis Luzy, prendre la N81 direction Autun, et à Fontaine-la-Mère, la D61,25 km.

Saint-Léger s'étend sur le versant est du Mont Beuvray, le plus propice à l'habitat par son orientation et le plus favorable au passage des voies de communication, entre Bibracte et la Saône, entre Bibracte et Autun.
Saint Léger, évêque d'Autun en 659, se rendit célèbre par sa charité mais aussi par les conflits avec les seigneurs de l'époque, particulièrement Ebroïn, maire du Palais de Neustrie, qui le fit assassiner. Entre-temps, il avait fait réparer les remparts d'Autun. Saint Léger était très populaire dans le diocèse et de nombreuses paroisses portent son vocable. On trouve mention du nom complet de la paroisse, Sancti Leodegarii sub Biffracto, en 1257. Biffractum est devenu Buvrait, puis Beuvray.

La principale voie d'accès à Bibracte, venant de l'est, est la grande voie Chalon-Bibracte, le long de laquelle s'est édifiée Autun. A son arrivée sur la commune de St Léger-sous-Beuvray, cette voie est recouverte par la D3. Elle s'en écarte progressivement sur le côté nord - on voit nettement son emprise se détacher de la route actuelle - pour tendre directement sur la Boutière.

A la outière, une maison forte médiévale conserve un logis et des tours du XVe siècle. Les caves sont beaucoup plus anciennes. On y trouve des éléments architecturaux du XIII s. La Boutière était une seigneurie puissante, une étape et probablement un péage sur le chemin des foires qui se tenaient au sommet du Beuvray. La voie gallo-romaine se séparait en deux tronçons : l'un tendait directement sur le Beuvray, longeant le ruisseau issu de la Côme Chaudron et gagnant la Porte du Rebout ; l'autre contournait le Beuvray par le nord, c'est l'actuelle limite communale entre Saint-Léger-sous-Beuvray et Saint-Prix.
A peu de distance de la Boutière, une autre maison forte commandait le passage. C'est celle du ivier, que l'on aperçoit en prenant un petit chemin détaché vers le nord depuis la D3. Ce joli manoir XVe est peu visible de la route en raison d'une couverture végétale assez dense. Le Vivier appartenait au XVIe siècle à François de Montholon, garde des sceaux du roi François 1er.

Le bourg de Saint-Léger s'étend autour d'une vaste place publique. A la mairie, une salle d'exposition montre quelques découvertes archéologiques faites sur le territoire de la commune, notamment une stèle funéraire gallo-romaine.

A l'extrémité sud-est du bourg, l'glise est construite un peu en contrebas. Cette église a été édifiée entre 1856 et 1891, à l'emplacement de l'église précédente. L'ancienne église du XVIe siècle avait été déjà rebâtie sur les fondations d'un édifice roman dont seule l'abside avait été conservée, avec deux pilastres cannelés. Une partie de ces éléments architecturaux subsiste dans l'édifice actuel. Le mobilier présente un grand intérêt: un Christ à la colonne, pierre, XVie siècle (MH) ; Sainte Catherine, pierre, école bourguignonne, XVIe siècle (MH) ; Saint Sylvestre, pape, un bœuf à ses pieds, bois, XVe siècle (MH) ; Saint Cosme, bois, XVIIe siècle ; Saint Hubert avec son cerf, pierre, XIXe siècle ; Saint Léger en chape, bois, XVIIe siècle ; Sainte Vaubourg couronnée, bois, XVIIe siècle ; un évêque en chape, pierre, XIXe siècle ; une sainte en bois, XIXe siècle ; un Christ en croix, bois, XVIIe siècle ; un tabernacle, bois, XVIIIe siècle. Derrière l'autel, dans le chœur, une grande croix en pierre porte le Christ, Dieu le Père et le Saint Esprit. Elle a été retirée du cimetière où elle avait été érigée en 1852 par Zoé de Montaigu sur la tombe de son époux, Pierre de Lagoutte de Montaugey.

Un peu plus bas, l'ancien hâteau de Saint Léger se retrouve dans plusieurs bâtiments intégrant des vestiges architecturaux importants du XIVe, XVe et XVIe siècle.

Au sud de la commune, l'tang de oisson, dont l'existence est attestée depuis le XVe siècle - c'était alors une source de revenus pour la châtellenie ducale de Glenne - forme un magnifique plan d'eau, paradis des ornithologues et des pêcheurs.

D'agréables randonnées peuvent être conduites sur la commune de Saint-Léger. Le GR 131, venant d'Autun, traverse le vieux hameau de Chevigny, voisin de celui du Croux où est installé un centre de séjours de vacances et classes vertes pour enfants, organisant des promenades en attelages et poneys. Le GR passe ensuite devant la "Maison du Beuvray", centre de rencontres culturelles en Morvan remarquablement équipé pour recevoir des groupes en stages, sessions ou loisirs.

utres promenades intéressantes :
- la route qui s'embranche sur la D3 en direction du sud-est à un kilomètre de la sortie ouest du bourg. Elle se dirige vers Poil ou Larochemillay, au pied sud du Beuvray. De cette route, on aperçoit côté nord le château de Corlon (XIXe) puis la belle maison de la Chazotte, avec un vieux puits protégé d'un petit toit couvert d'esseaunes. De petits chemins permettent d'accéder au Beuvray par les vieux hameaux des Jours ou de Montmoret.
- la D61 venant d'Étang-sur-Arroux ; pour parvenir au bourg de Saint-Léger, on aperçoit successivement, côté est, le château du Foing, puis le château de Montaugey, reconstruit au XIXe siècle, œuvre de l'architecte Roidot. En face, côté ouest, se dresse le "Point du Jour", colline conique au sommet de laquelle s'était installé un petit établissement gallo-romain.

Roland Niaux, 09 février 1994
https://sites.google.com/site/montbeuvray

 

 

 

une autre entrée (car un bourg a plusieurs entrées) - à gauche, la moto d'Henri

 

 

 

plaque de cocher au départ de l'ancien Gc61, route de Saint-Léger-sous-Beuvray au Creusot - http://routes.wikia.com

 

 

 

"Au magasin Casino, accueil super et famille sympathique ayant accepté de nous recevoir le temps de midi
alors que le magasin fermait ses portes." Myriam et Yvan - novembre 2005

 

 

 

l'Hôtel du Morvan

 

 

 

fontaine et mairie à St Léger sous Beuvray - auteur Félix Potuit http://commons.wikimedia.org

En 1896, Louis Pougault, maire de Saint-Léger-sous-Beuvray, a inauguré la fontaine publique. L’arrivée de l’eau, sur la place, a été un événement extraordinaire pour les habitants du bourg. La réalisation de cette fontaine a nécessité d’importants travaux : captage de l’eau au Mont Brunessois, terrassement pour les conduites, monument-fontaine sur la place. Tous ces travaux ont été financés par une souscription, comme l’indique l’inscription sur la fontaine. Ils ont été réalisés par Pierre Foglia, maître-maçon né à Trivero en Italie, d’une grande compétence. La fontaine n’a pas été placée n’importe comment. Elle est orientée. L’eau coule, à la fois du côté Est vers l’Orient, et du côté Ouest vers l’Occident. Orient et occident, le symbole du cycle solaire qui rythme le temps, associé ici à l’eau, symbole et source de vie.
Aujourd’hui, la fontaine a perdu de son côté utilitaire, mais, au milieu de la place, elle reste un beau monument ornemental. Elle fait partie de l’environnement, du patrimoine communal.

 

 

 

la mairie de St Léger sous Beuvray http://www.flickr.com

 

 

 

octobre 2008 - la poste

 

 

 

"Honneur aux enfants de Saint Léger sous Beuvray morts pour la France
A nous le souvenir, à eux l'immortalité"
Pour lire les 99 noms du monument

 

 

 

la Fête de l'accordéon à St Léger sous Beuvray - août 2004 http://www.flickr.com

 

 

 

mai 2007 http://www.flickr.com

 

 

 

 

 

 

 

octobre 2007 - Beurk ! On trouve de très gros déchets bien sales.
Heureusement que nous sommes passés par ici pour tout ramasser !
http://cliclenvironnement.bloguez.com/

Sur notre chemin nous avons tout ramassé. Nous avons bien travaillé.
i nous travaillons tous ensemble, nous pouvons faire quelque chose pour la nature.
Nous respectons la nature, respectez notre travail !

 

 

 

 

http://www.flickr.com

 

 

 

http://www.flickr.com

 

 

 

 

hêtres, à St Léger sous Beuvray

 

 

 

vue sur le Mont Beuvray http://www.flickr.com

 

Un site de référence :

Entre 1867 et 1907, Jacques-Gabriel Bulliot puis Joseph Déchelette ont mis au jour les vestiges d'une ville avec des remparts, des rues, des maisons, des quartiers religieux, commerciaux et artisanaux.

Tout cela a permis d'identifier le Mont Beuvray au site de Bibracte que César décrit comme "le plus riche et le plus grand des oppida des Eduens".

 

 

 

la chapelle et la croix de St Martin

 

Quelques dates :

  • 1852 : première visite de Jacques-Gabriel Bulliot sur le Mont Beuvray
  • 1865 : première campagne de fouille, par un des propriétaires d'alors, le vicomte d'Aboville
  • 1907 : dernière campagne de fouille de Joseph Déchelette
  • 1970 : la protection du Mont Beuvray est inscrite dans la charte du Parc naturel régional du Morvan
  • 1980 : la partie sommitale du site (135 ha) est achetée par le Parc du Morvan avec l'aide de l'Etat et de la région Bourgogne
  • 1984 : les fouilles interrompues depuis 1907 reprennent sous l'égide du ministère de la Culture
  • 1987 : le Mont Beuvray est déclaré "site national" par le président François Mitterrand
  • 1987 : le Mont Beuvray est classé Monument Historique
  • 1988 : le Mont Beuvray est classé Site naturel protégé
  • 1991 : l'Etat entreprend le rachat de l'ensemble du massif du Mont Beuvray, soit 850 ha ; la gestion en est confiée au Centre archéologique du Mont Beuvray (Société anonyme d'économie mixte nationale)
  • 1995 : ouverture du musée de Bibracte
 

 

 

 

 

 

 

 

 

le monument Bulliot http://www.flickr.com

 

Bibracte en quelques chiffres :

  • altitude du mont : 821 m
  • température moyenne en juillet : 20°C
  • temps annuel d'ensoleillement : 1 000 h
  • précipitations annuelles : 1 750 mm
  • nombre de sources : 9
  • surface de l'oppidum : 200 ha
  • longueur des remparts : 12 km
  • nombre de portes s'ouvrant dans les remparts : 15
  • volume de bois mis en oeuvre dans les remparts : 10 000 m3
  • quantité de fer mise en oeuvre dans les remparts : 100 tonnes
  • nombre de monnaies retrouvées depuis le XIXe siècle : 2 000
  • nombre de fibules retrouvées au XIXe siècle : 200
  • quantité d'amphores retrouvées depuis 1984 : 30 tonnes
  • nombre de cartons d'objets collectés depuis 1984 : 5 600
  • nombre d'habitants de l'oppidum : 8 000 ? 12 500 ? 20 000 ?
 

 

 

l'Hôtel des Gaules, maisonnette aujourd'hui ruinée que Bulliot avait fait construire
au Parc aux Chevaux pour s'héberger pendant la durée des fouilles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Hôtel des Gaules"
édifié en 1870
par Jacques-Gabriel Bulliot
fouilleur de Bibracte
reconstruit à l'identique en 2001

 

 

 

https://www.google.fr/maps

 

 

 

la porte du Rebout

 

 

 

la porte du Rebout - détail de la construction

 

 

 

https://www.google.fr/maps

 

 

 

vue depuis le Mont Beuvray http://www.flickr.com

 

 

 

 vue depuis le Mont Beuvray

 

 

 

https://www.google.fr/maps

 

 

 

cerfs-volants sur le Mont Beuvray http://www.flickr.com

 

 

 erci de fermer l'agrandissement.  

 

 

 

 

https://www.stleger.info