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une ferme à St Léger les Authie, avant la 1re guerre mondiale

Charles Porquet
ci-dessous son permis de chasse datant de 1926


1925 - le mariage d'Yvonne et Ernest, à St Léger
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la cible indique St Léger les Authie - http://www.viamichelin.fr/ 2007
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Les deux chemins de grande
circulation 152 et 176 relient la commune avec
Doullens, Arras, Amiens ; 4 chemins vicinaux
ordinaires la relient avec les communes voisines :
1° - de St Léger à Hénu -
2° - d'Authie à Hénu - 3° -
de St Léger à Coigneux - 4° - de
St Léger à
Bus. Sur les 428
hectares de la commune, le territoire agricole
compte 416 hectares répartis : en terres de
labour : 375 h. - terres de fond : 14 h. - bois et
taillis : 5 h. - prés et pâtures : 12
h. - vergers : 6 h. - jardins : 4 h. Non agricole :
12 h. Une
marnière ouverte au chemin d'Hénu,
sur un terrain appartenant à M. le comte de
Louvencourt, est mise gracieusement à la
disposition des habitants. Nulle industrie n'existe
dans la commune. L'exportation
comprend seulement les produits agricoles. Elle
dépasse de beaucoup l'importation : houille,
vin, bière, etc, objets de consommation.
La ligne
de Doullens à Arras passe à 10 k.
(station de Mondicourt-Pas) et le chemin de fer
économique à 6 k. (station de
Vauchelles-les-Authie). Postes : une distribution
vers 10 heures. Télégraphe : 5
k. Pas de téléphone.
Il serait à désirer qu'un
facteur-receveur fût installé à
Authie et desservît Saint Léger qui se
trouve éloigné d'Acheux.
La partie cultivée du territoire peut
être ainsi répartie :
céréales 250 ha. - racines,
tubercules, prairies 90 ha. - autres cultures 35
ha.
L'agriculture a fait ici des progrès
considérables depuis 25 ans. Le
perfectionnement des procédés de
culture et de l'outillage permet aux cultivateurs
de tirer de bons produits de leurs terres, de
mauvaise qualité pour la plupart.
On achète les chevaux (44), l'espèce
bovine (184), dont 64 laitières. Le
nombre des porcs est de 115 : celui des
chèvres 18. La basse-cour, l'élevage
et l'engraissement des veaux sont d'un excellent
rapport.
L'apiculture était beaucoup cultivée
il y a 20 ans. Aujourd'hui elle comporte une
trentaine de ruches donnant 240 k. de miel et 90 k.
de cire.
Les 1242 parcelles du territoire appartiennent
à 196 propriétaires et sont
exploités par des petits
cultivateurs. Deux fermes occupent 1/4 du
territoire : ce sont celles de M. de
Louvencourt pour 33 h 26 a 16 et de M. de Montureux
pour 74 h 18 a 30.
Les méthodes et l'outillage sont en
progrès ; pas une exploitation ne reste
exclusivement routinière. Les fumiers sont
bien soignés et les cultivateurs savent
utiliser le purin qu'ils recueillent dans des
citernes. Il existe 2 batteuses, dont une avec
manège et l'autre à vapeur. Les
fermiers possèdent chacun une moissonneuse.
Celle de M. Carré est une lieuse
nouveau modèle.
La pêche est nulle, vu le faible débit
de la rivière qui ne permet pas au poisson
d'y séjourner. La chasse, en grande partie
réservée, a peu d'importance.
Dans l'intérêt de l'agriculture, il
serait à désirer que les chemins
ruraux et d'exploitation fussent plus
régulièrement entretenus.
Doullens est le centre principal des relations
commerciales. Il y a en outre les
marchés de Mailly et de Pas, qui ont peu
d'importance.
Tous les produits agricoles se vendent bien et
s'expédient facilement.

Voici l'école de St Léger les Authie avant 1968, juste avant sa transformation en salle des fêtes.
pour un agrandissement, cliquez
ici
L'école
fut construite en 1958 et ferma en 1968, faute
d'élèves.
Les 2 ou 3 enfants qui restaient allèrent à
l'école primaire d'Acheux-en-Amiénois.
Puis, en 1969, St Léger se rattacha à Authie au point
de vue scolaire.
1911 - lettre
d'une jeune fille à ses parents
autre époque, autre style !


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Saint
Léger-les-Authie n'a probablement pas une
origine fort ancienne, car aucune tradition, aucune
découverte, ne prouve son existence dans les
temps préhistoriques. Il en est
fait mention pour la première fois en 1140
dans la charte de M. Garin,
évêque d'Amiens. De 1346
à 1704, Saint Léger fut probablement
témoin des guerres contre les Espagnols. Un
lieu dit "les Attaques" signifie, d'après la
tradition, lieu où les combats - les
attaques - eurent lieu. La
Révolution affranchit la
propriété roturière. Les biens
que le Prieur d'Authie possédait à
Saint Léger furent vendus.
L'église actuelle a été
construite en 1787. L'ancienne, par sa
situation auprès du château, en dehors
du village, fait supposer qu'elle a
été édifiée du temps
des seigneurs féodaux. Le presbytère
était au pied de la montagne
Olivier. Depuis 1801, la commune a toujours
été desservie par les curés
d'Authie. Auparavant, le curé était
un vicaire d'Authie résidant à Saint
Léger.
Nul fait à signaler pendant les guerres de
la Révolution et de l'Empire.
Lors de l'invasion allemande 1871, plusieurs jeunes
gens partirent pour l'armée ; pas un ne
succomba.
Une contribution de guerre de 1713 fut levée
sur le pays.
Depuis 40 ans, Saint Léger s'est
transformé. Les chaumières ont
été remplacées par des
habitations plus confortables. L'instruction y
a fait de grands progrès. L'aisance
pénètre dans les familles,
grâce à l'activité des
habitants qui travaillent avec courage et
intelligence.
La population diminue considérablement
depuis le choléra de 1849 qui a fait ici de
nombreuses victimes. Cette diminution tient :
1° à ce que les cultivateurs emploient
les machines agricoles et que l'ouvrier, se
trouvant sans ressource, émigre vers les
centres industriels
2° à la faiblesse de la
natalité.
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Authie - avenue de Saint-Léger (!!)
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erci de fermer
l'agrandissement.
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