oupures de resse

et ocuments anciens

 

 

Le Grand Almanach du cultivateur pour l'année bissextile 1836


 

 

Dictionnaire topographique du département de la Vienne - 1881


 

 

La Lanterne - 13 septembre 1890

 

 


 

27 janvier 1894

décret portant que la commune de Saint-Léger, canton des Trois-Moutiers, arrondissement de Loudun (Vienne), portera à l'avenir le nom de Saint-Léger-de-Montbrillais :

 


 

réclame du 2 janvier 1898 dans Le Petit Parisien

 


 

l'Avenir de la Vienne - 12 et 13 septembre 1898

Mort accidentelle
Dans la matinée du 9 courant, le sieur Taupin Louis, âgé de 56 ans, propriétaire à la Coutardière, labourait, avec deux chevaux, à 200 m environ du bourg de cette commune, quand il fut aperçu, par le jeune Pelé, âgé de 12 ans, tombé ainsi que ses deux chevaux qui se débattaient sur lui.
Cet enfant courut au bourg et en prévint les premières personnes qu'il rencontra. MM. Girault et Binz, suivis bientôt de bon nombre de personnes se rendirent en tout hâte sur les lieux et trouvèrent en effet le malheureux Taupin, la tête engagée sous l'un des chevaux qui était empêtré dans les traits et les rênes, et se débattait avec force, encore attelés à la charrue, dont le soc était renversé.
Aussitôt on s'empressa de couper harnais et cordes pour pouvoir secourir le malheureux que l'on ne pouvait dégager sans cela.
Dès que cette besogne fut accomplie, les chevaux furent bientôt debout, mais il n'en fut pas ainsi du malheureux Taupin qui n'était plus qu'un cadavre.
Quoique couvert de nombreuses plaies et contusions, M. le docteur Verronneau, médecin aux Trois-moutiers, a déclaré que la mort était dû à la compression de la tête et du corps qui avait amené l'asphyxie.

La même triste histoire, narrée par le Courrier de la Vienne et des Deux Sèvres du 14 septembre 1898 :

 

 

Source : http://loudun.discuforum.info/t766-Saint-Leger-de-Montbrillais.htm

 

 

 

article de "l'Aurore" du 5 août 1900 :

 

Peut-on savoir qui est "Mlle Marie Segeat, du Dorat" la jeune mariée ?

Le Dorat est une commune de la Haute-Vienne. Les archives départementales n'ont (encore) pas mis l'état-civil en ligne : pas de possibilité pour trouver ce mariage de "samedi dernier" 4 août 1900.
Peut être que ce couple "libre-penseur" a choisi exprès cette date de mariage, si évocatrice pour eux : l'anniversaire de la fameuse "nuit du 4 août 1789" serait leur nuit de noces !

La recherche est plus facile du côté "Docteur Laiquel de Saint Léger (Vienne)" le jeune marié.
Grâce aux archives "en ligne" de la Vienne ; dans le recensement de 1901 de Saint Léger de Montbrillais, au n° 6 de la rue du Bourg sont recensés :

 

 

  • Charles Luquel, 25 ans, docteur
  • Marie Ségeal, 20 ans, son épouse
  • Victorine Moreau, 48 ans, hôtelière… et "mère-chef" c'est-à-dire la mère du docteur
  • Urbain Pelletier, 58 ans, domestique et "étranger" (à la famille, sous entendu)
  • Pierre Ségeal, 66 ans, "SP" c'est-à-dire sans profession… et beau-père du docteur

Ce Docteur Luquel "libre-penseur" est celui qui clame, le 7 mars 1901, son attachement à "l'Aurore" : 

 

article de "l'Aurore" du 7 mars 1901 :

 

Estrait d'un article paru dans "Centre Presse" le 6 août 2010, signé Gérard Simmat :
"Le bourg de Saint-Léger-de-Montbrillais est riche, en 1910, de 773 habitants. Il possède son bureau de Poste avec pour receveuse Mademoiselle Couteau (...) Il existe une Société vélocipédique dont le président est M. Volant et le secrétaire M. Michelet. Le maire Henri Denet est assisté de l’adjoint Pierre Ferret, de dix conseillers municipaux, du secrétaire de mairie et instituteur M. Boënton, du garde champêtre Tranchant et de l’afficheur municipal Lefort. Le receveur buraliste est Gustave Berger, le curé l’abbé Luneau, l’institutrice communale Madame Boënton, l’institutrice de l’école libre mademoiselle Clémence Dastée, le médecin le docteur Luquel, la sage-femme Mme Guibert, le notaire M. Colas et le percepteur M. Robichon."

2014 : Il existe de nos jours à St Léger de Montbrillais une rue du Docteur Luquel.

 

 

La Lanterne - 9 décembre 1902

 

La Lanterne - 15 octobre 1905

 

 

 

 

Déniché ce qui suit, sur le site
http://www.greatwardifferent.com/Great_War/France_at_War/Heroisme_01.htm

Le soldat Boucher, de St Léger de Montbrillais, engagé volontaire, fut blessé en Belgique d'un éclat d'obus qui lui fracassa la jambe.
D'Allemagne, où il fut emmené prisonnier, voici la lettre qu'il écrivit à sa famille le 10 novembre 1914. L'Écho de Paris en a publié des fragments :

"Ma jambe va beaucoup mieux et je marche un peu depuis quelques jours ; mais, depuis hier, je suis au lit.
Rassurez-vous, ce n'est pas grave : c'est le résultat d'un petit sacrifice pour un camarade mal en point. Comme j'ai fort bonne mine, que je respire la santé, un médecin allemand m'a demandé si j'aurais le courage de donner un peu de ma peau pour greffer sur la cuisse d'un malheureux copain. Un capitaine français qui est ici, blessé, me transmit la requête. J'ai dit que oui et on m'a enlevé plusieurs morceaux.
D'abord, j'ai été malade et je souffre beaucoup quand je remue, mais j'aurais bien tort de me plaindre, puisqu'on m'affirme que mon camarade va beaucoup mieux maintenant.
Dans quelques jours, je ne penserai plus à ma blessure.
"

 

article de La Presse en date du 16 décembre 1914 :

 

article de La Presse en date du 5 janvier 1915 :

 

Lu dans "Centre Presse" du 6 août 2010, cet article signé Gérard Simmat :
"Le bourg de Saint-Léger-de-Montbrillais est riche, en 1910, de 773 habitants. Il possède son bureau de Poste avec pour receveuse Mademoiselle Couteau. Il est célèbre pour ses monuments druidiques (dolmens et menhir) et pour son vin blanc. Son marché se tient chaque dimanche et ses foires se déroulent le lundi de Pentecôte et le dimanche après le 28 août. Il existe une Société vélocipédique dont le président est M. Volant (!) et le secrétaire M. Michelet. Le maire Henri Denet est assisté de l’adjoint Pierre Ferret, de dix conseillers municipaux, du secrétaire de mairie et instituteur M. Boënton, du garde champêtre Tranchant et de l’afficheur municipal Lefort. Le receveur buraliste est Gustave Berger, le curé l’abbé Luneau, l’institutrice communale Madame Boënton, l’institutrice de l’école libre mademoiselle Clémence Dastée, le médecin le docteur Luquel, la sage-femme Mme Guibert, le notaire M. Colas et le percepteur M. Robichon.
On trouve (source l'Annuaire de la Vienne 1911) 2 boulangers (Elie Vilain et Travaillé), 1 boucher (Daigneau),
1 charcutier (Pallu), 5 cafetiers (Malaure, Jeannière, Besson, Pallu et veuve Petit), 5 épiciers (Berger, Coeffard, Moquin, Malauze et Büntz), 1 hôtel (veuve Luquel), 2 quincailliers (Malaure et Büntz), 1 négociant en grains (Gustave Ragon), 1 coiffeur (Besson), 1 cordonnier (Büntz), 1 maréchal-ferrant (Demeurant), 1 charron (Jean Pinson), 1 couvreur (Martin), 2 bourreliers (Chevrier et Jeannière), 1 charpentier (Baillon), 1 ferblantier (Malaure), 1 horloger (Dubois), 2 menuisiers (Hervot et Giraud), 1 sabotier (Bosson), 2 tonneliers (Ouvrard et Pelé) et 1 jardinier (Fauvry)."

 

 

 

Ouest-Eclair - 8 juillet 1922

 

Ouest-Eclair - 13 mai 1935

 

 Ouest-Eclair - 27 mars 1936
http://loudun.discuforum.info/t797-Saint-L-ger-de-Montbrillais-vers-1936.htm

 

 Ouest-Eclair - 13 septembre 1936
http://loudun.discuforum.info/t797-Saint-L-ger-de-Montbrillais-vers-1936.htm

 

 Ouest-Eclair - 3 octobre 1936
http://loudun.discuforum.info/t804-Le-facteur-de-St-Leger-de-Montbrillais-un-fin-pecheur.htm

 

La Croix - dimanche 20 février 1938

 


 

article du Matin du 31 mai 1944

Ce journal collaborationniste fut interdit et dissout à la Libération.

Source : http://loudun.discuforum.info/t766-Saint-Leger-de-Montbrillais.htm 

 


 

article de "L'Avenir de la Vienne"

Vers deux heures du matin en cette nuit du 10 au 11 mai 1947, plusieurs coups de feu retentissent. Un homme chancelle, court en titubant, ses mains couvrant l’affreuse blessure qu’il porte au visage. Il n’a que le temps de faire une dizaine de mètres avant de s’écrouler. Trois ombres s’affairent autour du blessé, le chargent dans une voiture qui démarre en trombe. A l’aide de son fusil de chasse, Abel Rabier, garagiste à Saint-Léger-de-Montbrillais, vient de faire fuir les quatre malfaiteurs qui tentaient de le cambrioler. L’homme de 38 ans, qui devait être une proie facile, a l’oreille fine et le caractère bien trempé. Lorsque le bruit d’une vitre brisée le réveille en sursaut, il bondit de son lit, dévale les escaliers après avoir, au passage, décroché son fusil. "Pars ou je tire", crie-t-il aux mauvaises âmes qui ont pénétré dans sa cuisine. Ses menaces sont accueillies par deux coups de revolver. C’est à ce moment que le garagiste riposte avec plus de réussite.

La police de Poitiers, immédiatement alertée, se met en quête des fuyards. Les nombreuses traces de sang retrouvées sur les lieux du drame laissent présager que l’un des malfaiteurs est gravement blessé. Aussitôt, tous les hôpitaux de la région et des départements alentours sont inspectés. Vers cinq heures du matin, un homme au visage défiguré et couvert de sang est admis dans un hôpital de Tours. L’inconnu a été discrètement déposé par ses acolytes qui ont immédiatement pris la fuite. Tous ses papiers d’identité ont disparu et son état critique empêche tout interrogatoire. Un indice minuscule met pourtant l’inspecteur Nocquet de la PJ de Limoges en charge de l’enquête sur la trace des cambrioleurs. Il s’agit d’un ticket d’autocar. Il permet d’identifier l’hospitalisé de Tours, Maurice Berland, un polisseur d’Asnières âgé de 21 ans, et de mettre la main sur les autres membres de la bande : Désiré Jahier, un manœuvre parisien de 20 ans, Raymond Guignard, 30 ans, originaire de Saint-Léger, exerçant la profession de polisseur à Paris, et Moïse Lévy, 38 ans, porteur de journaux de la capitale.

 

caricature des quatre accusés - l'Avenir de la Vienne

 

Le quartette, qui appartient à "l’armée du vol", selon les termes des journaux de l’époque, avait longuement prémédité son expédition. L’enquête révèle que Maurice Berland et Raymond Guignard sont les instigateurs de ce "mauvais coup", Jahier, un simple exécutant et Lévy, le chauffeur qui conduisit la bande de Paris à Saint-Léger. Au cours de leur procès qui se tient au palais de justice de Poitiers le 23 février 1948, Berland et Guignard sont condamnés respectivement à huit et sept années de travaux forcés ; Jahier et Lévy à six et quatre ans de prison.

 


 

article de journal du 23 mai 1959 :

Le clocher de Saint-Léger foudroyé par l'orage

La région loudunaise vient une fois de plus de payer son tribut à Jupiter. Mercredi dernier, la foudre incendiait un pailler à Vézières et samedi matin elle mettait le feu au clocher de l'église de Saint-Léger.
La compagne reposait... La petite commune de Saint-Léger-de-Montbrillais, qui étale ses maisons sur une petite colline dominée par la charmante église dont l'élégante flèche dressait sa croix à 25 mètres du sol, avait depuis longtemps éteint ses lumières.
Dans l'ombre, l'orage se préparait. Il se préparait tel qu'à 3 heures du matin un violent coup de tonnerre réveilla les habitants qui dormaient paisiblement. Pas tous, heureusement. Il était 3 heures 45 lorsque M. Yves Rivière, boulanger, aperçut des flammes qui sortaient de la toiture du clocher. Il prévint aussitôt M. l'abbé Mulot, curé de St-Léger qui, assisté de MM. les abbés Jacques et Michel Pasquereau de Fontevraud, commencèrent à mettre en lieu sûr les objets du culte. Le téléphone ne fonctionnant pas, M. Pallu, boucher-charcutier, se rendit aux Trois-Moutiers, alerter les sapeurs-pompiers. Aussitôt ceux-ci firent appel au centre de secours de Loudun. Les pompiers de Loudun, sous la direction du lieutenant Chantant, tachèrent avec leurs collègues, d'enrayer le sinistre.
Mais ne possédant pas de grande échelle, ils firent appel aux pompiers de Saumur qui arrivèrent peu de temps après sur les lieux avec les pompiers de Thouars et de Châtellerault.
Il ne restait plus qu'à préserver le reste de l'édifice et les maisons voisines. Ce qui fut fait.
Aux premières heures de la matinée, les pompiers de Loudun et des Trois-Moutiers enlevaient les lourdes pièces de bois qui composaient la charpente du clocher.
Un mauvais sort semble s'acharner sur ce clocher qui fut détruit par la foudre en 1921.
Nous avons reconnu sur les lieux, MM. Hervot, Maire de St-Léger et son adjoint, Robert André, ainsi que le Docteur Colas, conseiller municipal de Loudun.

Source : http://loudun.discuforum.info/t766-Saint-Leger-de-Montbrillais.htm 

 

 

 

 

 

 

http://www.stleger.info