6e ête des endanges

St Léger de Montbrillais
dans le village troglodytique
le 30 septembre 2007

le rendez-vous des mis du ien ivre

 

 

"La commune de St Léger de Montbrillais, l'association des viticulteurs et tous les bénévoles ont de nouveau retroussé leurs manches pour avoir, cette année encore, le plaisir de vous accueillir dans le site troglodytique du village de Villeneuve."

 

les Amis de Léo en vendanges dans la Vienne

 

Ouest-France des 3 et 4 octobre 2007 :

"Tous les deux ans, l'association "Les Amis de Léo" de Saint-Léger-sous-Cholet répond à l'invitation d'Alain Robert, président de l'association des Saint-Léger-de-France et d'Ailleurs, responsable du comité des fêtes de Saint-Léger-de-Montbrillais, en venant à la fête des vendanges à l'ancienne.
Toujours une bonne journée de dépaysement dans un site riche d'un patrimoine archéologique. Nous sommes au cœur des troglodytes, qui ont longtemps servi d'habitations et où le cru des vins d'appellation Saumur se vinifie divinement.

 

 

Catherine Hupon, maire, a remercié les personnalités, sous-préfet et conseiller général : "Merci de nous encourager à faire vivre nos petits villages, merci aux organisateurs, nous sommes les heureux héritiers d'un patrimoine exceptionnel que nous devons entretenir et faire connaître."
Une jolie grappe sculptée dans le tuffeau par un habitant a été ensuite officiellement dévoilée par Mme le maire.

 

 

Au moment de l'apéritif, plusieurs milliers de personnes ont été accueillies par les deux présidents organisateurs : Alain Robert et Laurent Ménestreau, président des viticulteurs. Ils ont invité les visiteurs à goûter leurs produits : le vin bien sûr, et aussi la bernache après la cueillette manuelle et le foulage aux pieds. A déguster aussi : les fouées et le copieux repas des vendangeurs (900 repas servis).

 

Alain Robert et Laurent Ménestreau

 

 

Les animations : le groupe Bel Pratel de Beaupréau (Maine et Loire), les trompettes baroques, l'orgue de barbarie de Sylvain Bigaud, la confrérie des Hume Piots, les visites touristiques en petit train, à dos de poney ou en carriole et une nouveauté : un trial époustouflant avec les prestations acrobatiques de champions de la moto.

 

 

 

Des expositions : artistes et artisans locaux, produits régionaux. Des visiteurs sont venus de la région parisienne, du Nord, de Normandie mais également d'Angleterre et de Belgique. Les Saint-Léger étaient aussi présents, venus de plusieurs régions : St Léger sur Sarthe (Orne), St Léger Magnazeix (Haute Vienne), La Chapelle-Iger (Seine et Marne).
Une fête bien sponsorisée par les viticulteurs, par les exposants, commerçants et banque.
Cerise sur le gâteau, les Amis de Léo de Saint-Léger-sous-Cholet ont été très chanceux, avec deux lots gagnés : le week-end de remise en forme offert par une banque a été gagné par Monique Damart, tandis que Christian Champenois gagnait son poids en vin de Saumur, cadeau des producteurs et gros lot de la tombola."

 

 

 Christian Champenois (heureux gagnant de son poids en vin) et Alain Robert

 

en hommage à nos vignerons

 

Même lorsqu'il fut devenu un grand écrivain, Charles Péguy resta très fier de ses origines.
C'est un vieux vigneron du Val de Loire qu'il décrit quand il veut évoquer la silhouette qu'il aura dans sa vieillesse.
Mais Charles Péguy n'a jamais été ce vieux cassé puisqu'il devait "mourir pour la France en septembre 1914", à 41ans.

"Je serai un vieux rabougri, ma peau sera ridée, ma peau sera une écorce, je serai un vieux fourbu, un raccourci de vieux pésan.
Exactement paisan, en appuyant sur "pai"...

Trop de vieux derrière moi se sont courbés, se sont baissés toute la vie pour accoler la vigne...
J'en ai trop derrière moi.
Je crois que c'est pour ça que j'ai ce vice de travailler.

Puissé-je écrire comme ils accolaient la vigne !
Et vendanger quelquefois comme ils vendangeaient dans les bonnes années.
Puissé-je écrire seulement comme ils causaient...

Trop de vieux et de vieilles ont vécu sur la vigne, sur la délicate vigne, penchés comme sur une enfant, penchés toute la vie, ce qui donne des courbatures quelquefois même à ceux qui sont habitués, penchés, courbés, pliés, en deux comme le disait ma grand-mère - "on est tout en deux" - pour tailler, sarcler, biner, choyer, désherber, cajoler, regarder, regarder croître, regarder pousser, regarder mûrir, encourager, pousser du regard, vendanger d'ingrates et de reconnaissantes vignes.

Ils disaient plus simplement : "J'va travailler la vigne".
Tout ce qu'on faisait à la vigne s'appelait travailler.
Excepté toutefois vendanger, parce que c'est la récompense et le gain, qui s'appelait faire la vendange.
Et bien qu'on y attrape de rudes courbatures, ce n'était censément pas travailler.
C'était la plus grande fête chômée de l'année religieuse et civile."

 

  

 

un Persan à l'origine du premier vin ?

 

Un roi, dit une légende perse, avait entassé dans une jarre, sur laquelle il avait écrit "poison", des grappes de raisin et les y avait oubliées. Une des femmes de son harem, qui se trouvait délaissée, décida de mettre fin à ses jours et d'absorber le jus défendu. Rendue gaie et heureuse par le breuvage, elle le fit goûter au roi qui, charmé, lui accorda de nouveau ses faveurs et décréta qu'il fallait désormais faire fermenter les raisins.

Source : Xaintonge (déc. 2003) - Bien connaître et déguster le vin (Solar)

 

 

la plantation de la vigne

 

utrefois

La plantation s'effectue en avril-mai. Le terrain a été bien travaillé et fumé correctement durant l'hiver. "Chez nous, dit le père La Souche, pour faire les trous de plantation, on se servait de la barre à mine. D'autres viticulteurs utilisaient le torsis, sorte de vrille. Ces 2 outils avaient l'inconvénient de compacter le bord du trou de plantation. Jusqu'à ces dernières années, la pince rendait bien service ; mais c'était pas facile quand la terre était grasse !"
"Il y avait aussi les "années à turcs", vers blancs du hanneton qui détruisaient les racines. On mettait une " patate " au pied des "vidas" pour occuper cette bestiole !"

 

ujourd'hui

Maintenant, la "planteuse au laser" vous encépage des hectares de terrain en moins de temps qu'il faut pour le dire. Quel progrès !

Autrefois, l'entre-rang était d'environ 1,20 m. Aujourd'hui, les rangs de vignes sont espacés de 1,80 m à 2 m. cela permet le passage des matériels modernes et les raisins profitent mieux du soleil.

Les plants sont alignés dans toutes les directions et espacés d'environ 1 m. On ne les recouvre plus de terre comme autrefois ; la paraffine protège la terre et empêche le dessèchement.
Alors, "la plante" - c'est ainsi qu'on appelle la jeune vigne dans ses premières années - sera l'objet de soins attentifs et d'une surveillance assidue pour vérifier la pousse des vidas - jeunes plants. De nombreux prédateurs et dangers la guettent : attention aux lièvres, lapins, chevreuils… attention à la grêle, au gel… attention aux mauvaises herbes…

La première récolte ne sera que dans 3 ans : il faut être patient !
Et le 1er litre de vin qui sort de la jeune parcelle coûte cher !

 

 

du vin pour guérir

 

Sainte Hildegarde - extraits de son traité de la médecine "Causae et Curae" :

Le jus de vigne a une valeur diététique certaine, mais de surcroît il guérit. Sainte Hildegarde, religieuse (1098-1179) le préconisait déjà dans ses consignes médicales :

"Qui est enroué ou a mal à la poitrine fasse cuire, à poids égal, de la molène et du fenouil dans du bon vin. Qu'il le passe à travers un linge et qu'il en boive souvent : la voix sera récupérée, la poitrine guérie."

"Il faut prendre un même poids de fenouil et d'aneth et on l'ajoute à un tiers de marrube. Puis, on fait cuire cela avec du vin. On le passe et on le boit : la toux cessera".

"Qui fait cuire de la lavande sauvage avec du vin et en boit tiède souvent adoucit la douleur dans son foie."

"Qui a une douleur au cœur, qu'il fasse cuire du persil (8 à 10 tiges avec les feuilles) dans du vin (1 litre), qu'il ajoute par-dessus du vinaigre de vin (2 cuillerées à soupe) et suffisamment de miel (80 à 150 grammes), qu'il passe cela à travers un linge et qu'il en boive souvent, cela le guérit."

 

in aux cendres de bois de vigne contre la parodontose

"Si la chair autour des dents se gâte et si les dents sont faibles, on doit mettre des cendres chaudes de bois de vigne dans du vin comme si on voulait en faire une lessive. Avec ce vin, qu'on lave ses dents et la chair des gencives et qu'on fasse cela souvent : la chair redeviendra saine et les dents vigoureuses".

 

 

… et pour ceux dont les forces sont diminuées par manque de stimulation psychique et nerveuse, un petit apéritif : le vin tonique :

in tonique

  • 50 g de feuilles de noix fraîches
  • 1 l de Saumur rouge
  • 300 g de sucre fin
  • Faire macérer les feuilles dans le vin
  • Filtrer et ajouter le sucre

Ce vin tonique est recommandé pour les asthéniques et les convalescents à raison d'un verre à liqueur avant le repas.

 

 

 

les années en 7, comme 2007

  • 507 - Clovis, rois des Francs, bat les Visigoths à Vouillé, aux portes de Poitiers. Grâce à cette victoire, notre pays s'appelle la France.
  • 1907 - Marie Bruneau, notre centenaire, nous quitte. Elle avait 102 ans.
  • 1907 - Naissance à Bruxelles de Georges Rémi, connu sous le nom de Hergé (de ses initiales RG), créateur de Tintin, héros international
  • 1947 - création du RPF (Rassemblement du Peuple Français) par le Général De Gaulle
  • 1957 - lancement du 1er satellite, Spoutnik 1 (URSS) le 4 octobre
  • 1957 - le 25 mars, un traité institue la CEE (Communauté Economique Européenne)
  • 1957 - création de la cave des vignerons de Saumur, devenue Cave de Saumur, à St Cyr en Bourg
  • 1977 - décès de Charlie Chaplin, né en 1889 à Londres, metteur en scène et acteur, créateur du personnage de Charlot
  • 1987 - le 2 mai, la chanteuse Dalida nous quitte. 20 ans déjà !
  • 1997 - en août, décès accidentel de Diana, princesse de Galles
  • 2007 - Le Futuroscope souffle sa vingtième bougie.

 

 

 

un peu de poésie

 

Charles-François Panard est un écrivain français (1694-1765). Un peu bohème et insouciant, il composa des chansons gaiement satiriques, des comédies, des vaudevilles… Il faisait partie de la "Société du Caveau", cabaret littéraire du 18e siècle.
Les curieux se sont toujours amusés de ces deux poèmes qui, par la disposition des vers, figurent un verre et une bouteille.

 

 

la outeille

Que mon
Flacon
Me semble bon :
Sans lui
L'ennui
Me nuit
Me suit
Je sens
Mes sens
Mourants
Pesants
Quand je le tiens
Dieu, que je suis bien !
Que son aspect est agréable !
Que je fais cas de ses divins présents !
C'est de son sein fécond et de ses heureux flancs
Que coule ce nectar si doux, si délectable,
Qui rend dans les esprits tous les cœurs satisfaits,
Cher objet de mes vœux, tu fais toute ma gloire.
Tant que mon cœur vivra, de tes charmants bienfaits
Il saura conserver la fidèle mémoire.
Ma muse à te louer se consacre à jamais.
Tantôt dans un caveau et tantôt sous ma treille.
Ma lyre, de ma voix accompagnant le son,
Répétera cent fois cette aimable chanson :
Règne sans fin, ma charmante bouteille
Règne sans fin, mon cher flacon !

 

 

le erre

Nous ne pouvons rien trouver sur la terre
Qui soit si bon ni si beau que le verre.
Du tendre amour, berceau charmant.
C'est toi, champêtre fougère.
C'est toi qui sers à faire
L'heureux instrument
Où souvent pétille
Mousse et brille
Le jus qui rend
Gai, riant
Content.
Quelle douceur
Il porte au cœur !
Tôt,
Tôt,
Tôt,
Qu'on m'en donne.
Qu'on l'entonne !
Tôt,
Tôt,
Tôt,
Qu'on m'en donne
Vite et comme il faut !
L'on y voit sur ses flots chéris
Nager l'allégresse et les ris !

 

"Vu la quantité d'eau contenue dans le vin, on peut dire plaisamment que l'amateur de vin est un buveur d'eau qui s'ignore."
Nouveau Larousse de vins - 1979

 

 

 

 

 

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