u messager à la Wii

 

 

WIFI, ADSL, pour un peu, pour les non-initiés, cela ressemblerait à des formules cabalistiques, sorties tout droit d'un livre de Harry Potter…
Mais ce qui est sûr, c'est que de tout temps, les hommes ont eu envie, besoin, de communiquer entre eux. Tout le monde connaît les signaux de fumée utilisés par les tribus indiennes d'Amérique du Nord ; mais restons sur notre continent !

 

 

Au début de notre ère, les messages, appelés alors "tabellarii", étaient portés par des messagers qui se déplaçaient à pied ou à cheval sur les voies romaines. Les courriers officiels, eux étaient transportés par des voitures légères. C'était la création de la première Poste d'Etat par l'Empereur Auguste, en 27 avant J.C., mais elle disparaît avec la décadence de l'Empire romain.

Au Moyen Age, chaque groupe social important a son système de distribution de messages. On voit apparaître la Poste aux moines, les messagers de l'université, puis les messagers des villes et les messagers royaux sur le territoire national.
C'est en 1463, que les premières maisons près du pont Notre Dame à Paris, reçoivent un numéro à leur porte. Il faudra attendre Henri IV pour que les services royaux postaux s'ouvrent aux particuliers et acceptent de transporter les lettres et paquets du public.

A partir de 1760, la distribution du courrier à domicile est mise en place dans les villes. Mais que se passe-t-il dans les zones rurales et plus particulièrement dans la vallée de la Roudoule ?
En 1760, le Comté de Nice comptait 2 arrondissements, Nice et Puget Théniers, et 12 bureaux de Poste dont celui de Pogetto (Puget). A l'annexion du Comté de Nice à la France en 1793, le département des Alpes Maritimes est créé et divisé en 20 cantons, dont celui de Puget, chargé, pour la zone concernée, de l'organisation de la Poste.

 

 l'intérieur de l'église de Saint Léger

 

Dès 1794, les municipalités de St Léger, Guillaume et Entraunes étaient chargées de fournir un mulet, conduit par un piéton pour porter les dépêches. Cette mesure est étendue en 1798 à toutes les communes, qui devaient, en liaison avec le bureau de Poste le plus proche (Puget), porter et rapporter les dépêches trois fois par semaine. Entre Puget Théniers et Saint Léger, le temps moyen de marche du piéton était de 2 heures et demi, de Puget à la Croix 2 heures, idem de Puget à Auvare et 1 heure seulement pour aller à Puget Rostang, en empruntant bien sûr les raccourcis (mais ensuite, il fallait revenir !)

A partir de 1832, le service postal rural devient quotidien et le piéton devient le facteur. C'était généralement un enfant du pays à qui l'on demandait, outre sa bonne conduite, "d'avoir suffisamment de jarret et de savoir lire et écrire". Ils étaient payés en fonction de la distance parcourue et distribuaient le courrier tous les jours (fêtes et dimanches compris).
Petit à petit, le vélo est entré dans les mœurs, mais au début il n'était pas fourni par l'administration. Le facteur qui souhaitait l'utiliser, devait l'acheter sur ses fonds propres, mais il bénéficiait d'une indemnité pour son entretien !

L'utilisation de la bicyclette s'est généralisée en 1920. Mais pour certains circuits particulièrement "raides", la bicyclette était laissée en un lieu et le reste du trajet était effectué à pied par les raccourcis (par exemple, du pont suspendu pour la tournée Villars-la-Croix et Saint Léger et à Puget Rostang pour celle d'Auvare).

 

le pont de St Léger vu du bas

gorges au pont de St Léger

 

Pour essayer de raccourcir les tournées des facteurs et éviter leurs déplacements dans les écarts, il a été mis en place dans les villages un système de facteur-receveur. Le facteur venant de Puget, assurait la distribution au village, et remettait au facteur-receveur le courrier des écarts (par exemple la Vignasse) charge à lui d'aller le distribuer.

Mais depuis 1945 et l'apparition de la voiture postale, la distribution est nettement simplifiée dans les zones rurales. Outre le rôle de distributeur de courrier, le facteur jouait un rôle social important auprès de la population. C'était le lien entre des communautés souvent isolées et éloignées les unes des autres. Il transmettait les nouvelles (mariages, fiançailles, naissances, décès, vente et achat de biens…), il rendait maints services (lectures du courrier pour certains, petites courses, médicaments…), Il était quelquefois le confident, le conseiller et son arrivée souvent un moment de convivialité.

Maintenant, c'est vrai, on écrit de moins en moins de façon traditionnelle. On communique par e-mail, on surfe sur Internet… c'est rapide, efficace, performant (quand ça marche…) c'est l'avenir… tout le monde le dit !
Mais pourvu qu'on n'y perde pas trop de l'humain… et qu'à force de se connecter aux quatre coins du monde, on n'oublie pas le voisin, à deux pas, près de chez soi !

Lili

 


 

 

Inauguration Internet Wii à aint éger

 

 

Le 8 octobre 2005, à Saint Léger, à 15 h, sous la tente installée sur la place à l'emplacement de la buvette, Monsieur Christian ESTROSI, Ministre délégué à l'Aménagement du Territoire, Président du Conseil Général des Alpes Maritimes, coupe, par un simple clic de souris d'ordinateur, le ruban tricolore virtuel présent sur l'écran et une superbe vue de Saint Léger apparaît.
Ensuite grâce à Internet et avec les explications de Monsieur CLEMENTE, de France Telecom, nous nous promenons sur le site du Conseil Général, de la Maison de Pays ou de l'Ecomusée de la Roudoule, regardons et écoutons les Beatles puis partant du globe terrestre qui grossit de plus en plus nous arrivons à Saint Léger sous un tonnerre d'applaudissements.

 

Christian Estrosi, ancien pilote moto, plusieurs fois champion de France
consulter
http://www.bike70.com/Estrosi.html

 

Monsieur GERAY Jean Charles, Préfet de la montagne pour les Alpes Maritimes, Monsieur GINESY Charles Ange, Député de notre circonscription, Monsieur VELAY Robert, Conseiller Général du canton, Maire de Puget Théniers et Président de la CCVA, Monsieur ALLEMAND Patrick, 1er Vice Président du Conseil Régional PACA, Monsieur KNECHT Jean François, Conseiller Général, les Maires des villages de la communauté de communes, le Conseil Municipal de Saint Léger, le Directeur de France Télécom, Monsieur CIOTTI, Directeur de Cabinet de Monsieur le Ministre, Monsieur TALON, Directeur du Protocole, Monsieur BOURON, du Service des Eaux au Conseil Général, Monsieur LAURENS Ingénieur DDE, le Capitaine BOYE de la gendarmerie, artisans et entrepreneurs, habitants et amis de Saint Léger sont présents pour participer à cette journée mémorable.

Mémorable comme le souligne le Maire dans son discours par l'honneur fait à Saint Léger par la visite de Monsieur Christian ESTROSI, Ministre de la République en exercice et de surcroît Président du Conseil Général en exercice. De mémoire de saint légeois, Saint Léger n'avait jamais reçu de Ministre en exercice entouré par un large panel de personnalités.

Mémorable aussi par les paroles échangées lors des discours. Il y a fort longtemps, les enfants de Saint Léger invoquaient la fée Mélusine et la sollicitaient en formant des vœux. Le Maire sollicita Monsieur le Ministre en formulant trois vœux :

Les réponses extrêmement positives de Monsieur le Ministre aux trois vœux du Maire enchantèrent l'assistance qui les salua par un tonnerre d'applaudissements.
Monsieur le Ministre honora ensuite Monsieur BRUN Henri, cantonnier de notre route CD 316, en retraite depuis juin 2005 et lui remit une médaille départementale gravée à son nom ainsi qu'un bouquet de fleurs pour Catherine son épouse.

La commune de Saint Léger donne à Monsieur le Ministre d'abord un DVD réalisé par Michel MUCHAMBLED sur les travaux du pont suspendu, de la route et du bassin, DVD symbole des techniques actuelles que notre village veut connaître et posséder, puis un pain et une fougasse, symboles des traditions d'accueil et d'hospitalité de notre village, traditions auxquelles nous tenons et que nous voulons maintenir.
Un buffet offert par le Conseil Général et réalisé par Jean Louis et Adéla, de l'Auberge du Coustet, permit à cette après midi de se terminer dans la bonne humeur.

 

 

 l'auberge du Coustet à Saint Léger
consulter
http://www.logis06.com/francais/ficheHotel.php?id=49
et http://www.itea2.com/GDF/fiche_etape.php?dpt=06&Tnum=2898&SID=e8b4354a0f0efd66e3f1164e4f0c33b6

 

Source : "La Lettre de St Léger", bulletin municipal n°98 de novembre 2005
Plusieurs photos de cette page proviennent d'un joli diaporama sur St Léger, créé par l'Amicale du Tourisme Moto-Club, que vous découvrirez à la page
http://homepage.mac.com/csornin/Galerie2004/PhotoAlbum74.html

 

 

Sur ce même bulletin municipal, quelques brèves délicieuses :

  • Un automne chaud et pluvieux, il n'en fallait pas plus pour que Saint Léger regorge de champignons comestibles de toutes sortes, sanguins, pieds bleus, pieds de mouton, chanterelles, petits gris… Dans les rues du village, des odeurs sympathiques de champignons qui sèchent ou que l'on fait cuire taquinent volontiers les narines.

pieds de mouton

  • Les chasseurs profitent aussi du temps clément et ont déjà réalisé une bonne partie du plan de chasse qui permet de revenir petit à petit à l'équilibre où la faune sauvage ne commet pas trop de dégâts dans les forêts, champs, jardins et vergers.
  • Depuis une semaine, dix génisses de diverses races, charolaise, limousine, savoyarde, salers, paissent paisiblement dans le "clot" de Coste et semblent dire bonjour avec leurs sonnailles en remuant leurs têtes. Pour les anciens du village, revoir des vaches au village, c'est tout un tas de souvenirs qui nous reviennent en tête. Merci à Pascal Leloup de la Croix sur Roudoule qui nous donne cette joie.

  

 

erci de fermer l'agrandissemen

 

 

 

http://www.stleger.info