aint éger sous euvray

istoire et ie

 

 

Vous lirez ci-dessous un article du Père Marcel Alexandre, datant de janvier 1999 :

"Le village de Saint-Léger-sous-Beuvray jouit d'une belle situation géographique dans le Sud du Morvan dominé par les sommets du Mont-Beuvray, du Mont-Préneley et du Haut-Folin.

 

 

L'histoire du village s'enracine dans celle du pays éduen avec sa prestigieuse capitale : Bibracte. L'appellation, à elle seule, est une double page d'histoire : le Beuvray et Saint-Léger.

Le Beuvray

Un des principaux sommets du Morvan. Habité depuis les temps néolithiques, il est devenu le site d'une grande ville gauloise, l'antique Bibracte, capitale des Eduens, citée par les auteurs latins César et Pline et par le géographe grec Strabon.

 

 

Saint-Léger (ou Léodégar, en latin, Leodegarius)

Un des personnages les plus remarquables de son époque. Sa figure domine le VIIe siècle en Bourgogne. Il est évêque d'Autun (663-678) à l'époque où le Diocèse d'Autun était l'un des plus importants des royaumes francs. La ville elle-même était encore une cité rayonnante. En donnant sa vie pour sauver son peuple, Saint-Léger acquit rapidement une grande célébrité. Les villages qui portent son nom et les nombreuses églises qui lui sont dédiées sont un témoignage de reconnaissance et de vénération.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Léger, dans l'église de Saint-Léger sous Beuvray - bois XVIIe siècle

Les deux mains manquaient.
La gauche a été retrouvée dans le grenier de l'église en 2000.

Photo Pérault - Etang sur Arroux

 

 

Pour mieux connaître Saint-Léger, "l'aveugle qui donne la Lumière",

 

Comment s'appelait le village de Saint-Léger avant Saint-Léger ? Une question passionnante ! Si vous avez quelques idées à ce sujet, elles seront les bienvenues.

Sous l'Ancien Régime, avant la création des départements, Saint-Léger-sous-Beuvray, en raison de sa situation géographique, dépendait de deux Duchés. La partie Est dépendait du Duché de Bourgogne et relevait de la Châtellenie de Glaine. La partie Ouest, avec les hameaux de Corlon, l'Ane, le Poirier-aux-Chiens, les Jours, la Chazotte, Montmoret, Montandé, Lavault, dépendait du Duché du Nivernais et relevait de la Châtellenie de Larochemillay.

Tout au long des siècles, Saint-Léger-sous-Beuvray a connu une intense activité. L'agriculture, un artisanat familial présent dans tous les hameaux, les moulins, le commerce des bestiaux et du bois occupaient beaucoup de personnes.

Les nombreux fiefs, la Boutière, le Vivier, Corlon, la Chazotte, Montandé, le Foing, la Collonge, Chevigny étaient tous des centres de vie.

 

le Mont Beuvray - http://www.parcdumorvan.org

 

L'église du village, les pèlerinages aux sources sacrées, le pèlerinage à la Chapelle Saint Martin du Beuvray, le Couvent des Cordeliers du Beuvray, le Couvent des religieuses de Sainte Walburge, au bourg étaient des lieux de rencontres. Les foires et les fêtes rythmaient la vie du village.

Au cours du XVllle siècle, Ie village de Saint-Léger-sous-Beuvray a connu plusieurs années noires. Parmi les plus terribles, 1709-1710, avec un hiver extrêmement rigoureux et ses conséquences dramatiques, la famine et les épidémies. Comme dans les autres villages du Morvan, tout avait gelé. Les habitants en étaient réduits à faire leur soupe avec l'herbe des prés. Du 1er janvier 1709 au 30 juin 1710, il y eut à Saint-Léger 141 enterrements. Des familles entières furent décimées. Plusieurs membres de la même famille mouraient le même jour.

Quelques années plus tard, une histoire de loup rendit le village tristement célèbre. Le 18 juin 1718, un loup enragé descendu du Beuvray mordit 16 personnes. 14 personnes moururent de la rage dans les semaines qui suivirent. Cet évènement fut l'occasion de la fondation de la Confrérie de Saint-Hubert (Saint-Hubert était invoqué contre la rage). Cette confrérie connut, jusqu'au début du XXe siècle, une large renommée.

 

puits du XVIIe à Saint Léger sous Beuvray
L'habitat rural en Autunois-Morvan - Collection "Au coeur de nos terroirs"

 

A la fin du XVllle siècle, au cours de la période révolutionnaire, le pays vécut des années difficiles. Sur le plan religieux, la vie paroissiale fut pratiquement inexistante pendant 8 ans, jusqu'à la reprise en 1800.

Au XIXe siècle, Saint-Léger-sous-Beuvray va connaître un renouveau extraordinaire, avec une activité humaine débordante, une augmentation démographique importante malgré une mortalité infantile encore élevée. Tout le pays est comme un immense chantier, avec des reconstructions, des constructions nouvelles : le château de Lavault, le château de Montaugey, l'église paroissiale, la mairie, les écoles, la fontaine publique pour ne citer que quelques exemples.

C'est au cours de cette période que Saint-Léger-sous-Beuvray va devenir l'un des berceaux de l'épopée nucléaire. En effet, Joseph-François de Champeaux (1775-1845), découvreur de l'autunite (le minerai d'uranium), a vécu à Saint-Léger, au château de Lavault, depuis son mariage en 1809 jusqu'à sa mort le 15 octobre 1845.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'église de St Léger sous Beuvray
le choeur

 

 

 

 

 

 

 

  

l'autel, avec sa curieuse croix néogothique
©
François PILLIEN

Cette croix faisait partie d'un monument funéraire érigé en 1852 à la demande de Zoé de Montaigu, veuve de Pierre-Catherine de la Goutte de Montaugey.
Elle fut transférée dans l'église en 1858.

 

Au XXe siècle, le village de Saint-Léger, avec le conflit de 1914-1918, va payer un lourd tribut. Une centaine de ses enfants, tous des jeunes, meurent au champ d'honneur. Leurs noms, gravés sur le Monument aux Morts et dans la Chapelle du Souvenir à l'église, nous rappellent cet émouvant sacrifice.

L'après-guerre (1914-1918 et 1939-1945) sera marquée par une profonde transformation de la vie rurale et l'exode des habitants vers les centres urbains.

 

St Léger sous Beuvray sous la neige

 

Comme toutes les régions rurales, Saint-Léger-sous-Beuvray souffre de ce phénomène de dépopulation. Malgré cela, la vie associative, la vie paroissiale, les écoles, les différents commerces et services, les restaurants, l'agriculture et l'artisanat contribuent à faire du village un centre de vie. Le site du Beuvray, le musée celtique, le centre culturel de la Maison du Beuvray, le tourisme constituent une chance pour le présent et pour l'avenir.

 

l'oppidum de Bibracte - © Bernard LECOMTE

 

le monument Bulliot

 

Les fouilles au Mont-Beuvray, site de l'antique Bibracte, entreprises au XIXe siècle par M. Bulliot, continuées au début du XXe siècle par M. Dechelette, ont fait de Saint-Léger un lieu d'histoire et d'archéologie de première importance. La reprise des fouilles en 1985 donne maintenant au village une renommée qui dépasse nos frontières.

Profitez des beaux jours pour une promenade, une visite. Saint-Léger-sous-Beuvray vous attend. Vous serez heureux de découvrir ou de re-découvrir ce village morvandiau."

Père Marcel Alexandre
Saint-Léger-sous-Beuvray - janvier 1999
Article paru dans la revue départementale "La Ronde des Clubs"

 

l'église Saint-Léger

"Dédiée à saint Léger, évêque d’Autun au VIIe siècle (659-678), martyr près d’Arras en 678, l’église du XIXe a été reconstruite sur les restes de quatre édifices - un temple païen, une église du VIIe siècle (du temps de saint Léger), du XIIe siècle (dont il reste une partie du choeur), du XVIe siècle - de 1856 à 1858, quand l’abbé Detivaux était curé. Une restauration récente a été faite en 1962-1965. Elle fait partie de la paroisse Sainte Jeanne de Chantal qui compte 16 communes autour d’Etang sur Arroux, soit environ 7000 habitants."

compléments ici (fichier .pdf)

Bibracte, capitale oubliée

"Romains et Gaulois ont laissé de nombreuses traces de leur passage dans la région. Sur l'autoroute du Soleil, des pancartes parlent de Solutré. Les écoliers apprennent qu'à Alésia, VERCINGETORIX tint tête à Jules CESAR... Bibracte n'est pas aussi connu. Et pourtant, cet oppidum abrita pendant près de deux siècles guerriers et artisans Eduens. Le site, aux confins de la Nièvre et de la Saône et Loire, a été découvert par Jacques Gabriel BULLIOT qui a ensuite tout recouvert. Interview de Monsieur VILLEMOT, conservateur du musée d'AUTUN, qui présente différents objets retrouvés sur le site dont un fer de lance et des échantillons de quincaillerie (clés, gonds, haches, armatures de houes, couteaux...) Interview de monsieur CORNELOUP qui a constitué à Saint Léger un musée sur le site et parle de l'éventuelle réouverture des fouilles."

une vidéo de l'INA datant de février 1978 - 13 minutes

Bibracte

"Un nouveau grand centre mondial d'archéologie devrait voir le jour dans le Morvan, près de Château-Chinon, sur le Mont Beuvray. C'est l'emplacement d'une ancienne cité gauloise nommée Bibracte et qui fut abandonnée après la conquête romaine. Une grande fête, les Chemins de Bibracte, y aura d'ailleurs lieu les 14 et 15 septembre 1991."

une vidéo de l'INA datant de juin 1991 - 2 min 30

visite de François Mitterrand

"François Mitterrand, en compagnie du couple Toubon, a parcouru pendant près de deux heures le chantier de fouilles archéologiques du Mont Bevray, en Bourgogne. C'est là que s'élevait la cité gauloise de Bibracte, au IIème siècle avant JC."

une vidéo de l'INA datant de juin 1993 - 30 secondes

  

 

 

http://www.stleger.info