le monument aux morts a été inauguré le 16 octobre 1921

       

 

 

la plaque du souvenir, près de l'escalier qui monte vers le terre-plein
où se trouvent le monument aux morts et le calvaire

 

le calvaire et le monument aux morts

 

le monument a été réaménagé en 2007

pour lire les 99 noms

 


 

 

la tèle ommémorative
René Develay
sergent-chef FFI
maquis LOUIS WO

 

 

elle se trouve sur la route de St Léger sous Beuvray à Poil
2006 - © Bernard Laudet

 

Ci-dessous un article du Journal de Saône et Loire en date du 8 septembre 2003 :

Le devoir de mémoire se poursuit pour René Develay

Le 3 septembre 1944, alors que les troupes allemandes se replient sur Autun, les combattants du Maquis Louis WO mènent une escarmouche du côté de St Léger sous Beuvray. Trois soldats allemands sont faits prisonniers.

"Il y a eu un débat entre les maquisards. Certains voulaient fusiller les soldats allemands et d'autres, dont René, souhaitaient les faire prisonniers" explique Madeleine Develay, la veuve du résistant dont la mémoire était célébrée samedi sur la route de Poil, à l'endroit où il est tombé. Ce sont en effet finalement les partisans de la seconde option qui obtiennent gain de cause. René Develay, accompagné de deux autres maquisards, est donc chargé de convoyer les trois prisonniers allemands jusqu'au camp des Fréchaux.

Malheureusement, la traction qu'il conduit ne dispose pas sur le toit de l'étoile blanche qui permet aux aviateurs alliés, qui harcèlent les troupes allemandes, de distinguer les véhicules "amis". C'est ainsi qu'un avion anglais mitraille le véhicule des maquisards, entraînant notamment la mort de René Develay, 25 ans, qui laissait une veuve et un très jeune fils.

59 ans après ce drame, son souvenir a été comme chaque année commémoré en présence d'André Barret, maire de St Léger sous Beuvray, d'anciens maquisards du Maquis Louis WO et des familles des deux commandants de ce maquis, le commandant Louis et le capitaine Baptiste. "Cela fait plaisir de voir que les gens sont assidus à nos commémorations. Cela prouve que nous ne sommes pas tout à fait oubliés... mais qu'en sera-t-il quand nous serons partis" s'inquiètait dans son allocution Paul Charleux qui retraçait également l'histoire du maquis Louis WO "qui n'a pas la place qu'il mérite dans le Panthéon des Maquis du Morvan", selon lui.

André Barret reprenait les propos de M.Charleux en insistant : "Il faut que la mémoire de ces époques ne tombe jamais dans l'oubli." Aussi le maire de St Léger jugeait-il "décevant que les enfants des écoles ne soient pas plus présents à ces commémorations. Il faut qu'ils prennent la mesure des sacrifices des générations précédentes, qui nous rappellent certaines valeurs de solidarité, quand l'intérêt de tous passait avant les intérêts personnels" concluait le maire de St Léger.

 

  

 

 

 

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