istoire de aint éger des ignes

par Serge ADAM - février 2006

 

Des documents du début du 17e siècle trouvés aux Archives Départementales de la Nièvre prouvent que la paroisse de Saint Léger des Vignes existe depuis déjà fort longtemps, elle appartient au Prieuré Saint Pierre de Decize.

L'un de ces documents précise qu'elle tire son nom de son église dédiée à ce saint populaire dans la région, et qu'elle est composée de plusieurs hameaux appartenant à des communautés de paysans appelés personniers dirigées par un chef appelé le maître (1).

Ces hameaux aujourd'hui portent toujours le nom de ces anciens maîtres, La Guédine venant du nom de Guédin, Les Valettes, Beaucirdieu ayant été le surnom d'un dénommé Camus, etc.

Les nombreuses vignes cultivées par ces communautés justifient le "des Vignes" ajouté au nom de la paroisse.

(1) Cette pratique était très courante dans la Nièvre ainsi que dans les régions limitrophes.
A lire, entre autres, le livre de Henriette Dussourd "Au même Pot et au même Feu…" sur l'étude des communautés familiales agricoles du centre de la France.

 

St Léger des Vignes - route de Decize

 

 

St Léger des Vignes - rue de Decize

 

 

 

Notre paroisse n'est donc habitée que par des paysans mais la découverte vers 1480 en forêt de charbon de terre, à quelques kilomètres au nord, va vite changer les habitudes de ce village tranquille. En effet, il n'existait aucun bâtiment sur les lieux d'exploitation du charbon et, à l'époque, les routes n'étaient pratiquement pas carrossables ; le seul moyen d'expédition de cette marchandise était les voies navigables.

Notre paroisse est longée par le fleuve Loire. Rapidement, un port appelé La Charbonnière sera aménagé et on y accédera depuis le lieu d'extraction par un chemin. Ce n'est pas tout : il faut un magasin pour stocker le charbon (ça sera La Loge) et aussi le matériel pour l'exploitation des puits, et encore des écuries pour les chevaux qui font la navette. Tout cela sera bâti à proximité du port. Plus tard y sera construit un grand bâtiment appelé château de La Charbonnière où résidera le Directeur des mines.

 

Un coin de St Léger des Vignes - carte postale expédiée en 1922

 

 

St Léger des Vignes - rue Sirnelle

 

C'est certainement par hasard, en recherchant du charbon, que seront découverts des gisements de gypse à Saint Léger. Plusieurs puits appelés crots vont être exploités jusque vers les années 1940. Des usines de concassage seront construites et emploieront de nombreux ouvriers.

 

la route de la Machine, vers 1915 - à droite, le bureau des postes - édition Bonneau, tabacs

 

 

route de la Machine

 

 

le "nouveau" bureau des Postes, Télégraphe et Téléphone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1784, le charbon est exploité par les associés Pinet-Gounot qui revendent à M. Beaudart de Saint James, trésorier de La Marine, associé à l'ingénieur M. Perrier habitant le château de La Charbonnière.

Plus tard, un des directeurs des mines donnera les écuries du château pour en faire une église en remplacement de l'ancienne en ruine. C'est la raison pour laquelle cette église n'a pas son autel orienté à l'Est comme d'ordinaire. L'ancien village se trouve alors délaissé, les nouveaux arrivants trouvent plus pratique de bâtir leurs maisons à proximité du port de La Charbonnière.

Pour rentabiliser l'exploitation du charbon, peu vendu à cette époque, autorisation fut donnée en 1785 de construire une verrerie à bouteilles, à la condition d'utiliser le charbon extrait des mines.

 

 

 

le bar-restaurant "Aux Courlis", aujourd’hui fermé, autrefois un magasin de pêche

 

 

la route nationale vers 1980

 

La verrerie fut bâtie à l'emplacement actuel de l'école maternelle. Sa position était idéale, le port pour le transport de la marchandise étant à proximité, de même que le charbon pour alimenter les fours, et le sable - un des principaux matériaux entrant dans la composition du verre - se trouvant à volonté dans La Loire.

Il fallait maintenant faire venir une main d'œuvre qualifiée pour la faire fonctionner.

Pour être souffleur de bouteilles, il faut avoir commencé dans la profession depuis le plus jeune âge : comme porteur ou gamin vers 8 ou 9 ans, puis ensuite comme grand garçon vers 14 ans et plus - certains resteront grand garçon pendant toute leur carrière - et puis la consécration dans le métier comme souffleur.

Les ouvriers seront recrutés dans plusieurs verreries de France, en particulier celle de Givors (69). La plupart de ces maîtres verriers sont des descendants de familles allemandes, autrichiennes et suisses installées dans une grande partie Est de la France.

 

la route de Nevers - carte oblitérée en 1909

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le directeur sera François Piéton. Autour de cette verrerie seront construits des logements pour accueillir les nouveaux arrivants et leurs familles. Les relevés démographiques nous le prouvent :
1764 = 59 feux (1 feu est égal à une famille pour la Nièvre - il faut compter environ 5 personnes, ce qui fait 300 habitants)
Le relevé de 1789 compte 100 feux soit 500 habitants.
En l'an II de la République, c'est à dire 1793, il y a 850 habitants, un petit village vient de naître ! (2)

(2) La verrerie en effet possédait un forgeron, un maréchal ferrant, des logements pour les verriers... 
Des commerçants viennent s'installer à cet endroit où rien n'existait plus tôt, car le bourg du village de Saint Léger des Vignes se trouve à plus d'un kilomètre de la verrerie.

 

 

 St Léger des Vignes - la mairie et l'école

 

"La mairie a changé de place aujourd'hui. Le bâtiment mairie/écoles construit en 1861, rue des Ecoles, abrite maintenant les 6 classes qui composent l'école élémentaire.
Dans les années 1940, l'ancien maire, Pierre PERRONNET, a fait acquérir à la collectivité le bâtiment qui abrite les bureaux de l'actuelle mairie, route Nationale, et aménagé le parc."

précisions de M. Albert Turbet - octobre 2008

 

extrait de "L'Ami de l'Enfance" du 15 août 1892

 

 

la mairie et l'école - la sortie des classes

 

 

 

 

la nouvelle mairie

 

 

 

 

La période révolutionnaire va fortement perturber le fonctionnement de la verrerie de La Charbonnière : certains associés seront déclarés comme émigrés, la verrerie changera de directeur (M. Drouaillet) mais continuera cependant de fonctionner.

Une étenderie pour fabriquer du verre à vitre fonctionnera quelques années, mais cette production sera vite abandonnée.

Les relevés démographiques indiquent une baisse considérable alors de la population à Saint Léger des Vignes :
1801 = 702 habitants
1806 = 598 habitants
puis 1831 = 790 habitants pour enfin remonter en 1838 à 1189 habitants.

C'est précisément en 1838 que M. Pierre Antoine Mozer a l'autorisation de faire construire une seconde verrerie de trois fours (3). C'est l'emplacement actuel du complexe sportif du centre Fresneau.

(3) Mon grand-père Riri parle de deux fours (voir la page "verreries"). C'était vrai à son époque, un des fours avait été supprimé. Mais il existe un plan où les trois fours sont représentés et, sur les cartes postales anciennes, ils sont bien visibles, ce qui prouve que ce 3e four aurait été supprimé après 1900 mais avant 1914.

 

 

St Léger des Vignes - les Valettes

 

 

 

 

les Valettes, vers 1914

 

 

 

Cette nouvelle verrerie va entraîner l'arrivée de nouvelles familles et de ce fait augmenter considérablement le nombre d'habitants de notre village : 400 personnes en plus en 7 ans !

L'ancienne verrerie dirigée par François-Joseph Godard cessera toute activité à la fin de l'année 1840, sa halle menaçant de s'effondrer faute d'entretien.

Cette fermeture ne provoquera pas l'émigration des ouvriers, probablement récupérés par la nouvelle verrerie désormais exploitée par les frères Farges, Joliot et Cie.
Pour preuve : 1254 habitants au recensement de 1841.

 

 St Léger des Vignes - le Bois Bourgeot

 

 

 

Bientôt la Société des Mines du Creusot, propriétaire des mines de la toute récente ville de La Machine - puisque son érection fut promulguée par l'évêque de Nevers par un décret de juillet 1786 - racheta la verrerie et la loua à M. Clamamus.

En 1865 y était soufflé un grand choix de bouteilles.
En voici un bref descriptif : Champagnes, litres ordinaires, Parisiennes, Bourguignottes, Bordelaises, Anglaises, Orléanaises, bouteilles de vin du Rhin, Cruchons, bouteilles à fruits, bouteilles à eau, carafes, bocaux, pot à eau et même cloches de jardin de différentes contenances. L'inventaire du 31 décembre 1865 indique 695 729 bouteilles.

En 1883, 130 personnes travaillent à la verrerie : 106 hommes, 19 enfants et 5 femmes.  

En 1891, tous les ouvriers du syndicat des verreries de France se mettent en grève pour réclamer des augmentations de salaire. Ils choisissent le moment de la signature des embauches pour l'année, au mois de septembre, après le four mort. Tous les ans en effet, en été, les fours sont arrêtés pour l'entretien pendant environ 3 mois.

La grève sera longue et, pour certains ayant une famille nombreuse, ce sera la misère, malgré l'aide et la solidarité de leurs camarades moins dans le besoin.

A Saint Léger des Vignes, les verriers obtiendront une légère augmentation de salaire et la casse des bouteilles défectueuses qu'ils soupçonnaient être revendues par la direction. Ici, une petite explication s'impose : les bouteilles terminées étaient contrôlées et payées suivant leurs qualités de fabrication, le premier choix étant mieux payé que le second, et les bouteilles défectueuses n'étant pas payées.

Début des années 1900 : Monsieur Clamamus décède, sa femme reprend la verrerie et nomme son gendre, le Docteur de Burine, directeur. La société Schneider et Cie du Creusot en est toujours propriétaire.

 

 

 

la famille lamamus

 

Gilbert Antoine Clamamus, né à Saint-Léger le 5 mars 1851, était le fils d'Antoine Clamamus, journalier, et de Jeanne Bougnat (ou Bougniat), mariés à Saint-Léger en 1833. Il est possible de remonter encore trois générations à Saint-Léger ou dans les environs. Les parents d'Antoine se nommaient Etienne Clamamus, lui aussi journalier, et Jeanne Commaille (famille de commerçants en charbons). Les parents d'Etienne, Jean Clamamus et Benoîte Audin, se sont mariés en 1776 à Neuville-lès-Decize. Blaise, le père de Jean Clamamus, avait épousé Françoise Large.

Né en 1879 à Saint-Léger-des-Vignes, Jean-Marie Clamamus était le fils de Gilbert Antoine Clamamus, âgé alors de 28 ans, cafetier au bourg de Saint-Léger, et d'Anne Moreau, 24 ans. Le couple avait déjà donné naissance à une fille, Caroline, décédée en bas âge. Veuf quelques années plus tard, Gilbert Antoine, dit Jules Clamamus, s'est remarié en 1883 avec Marie Gros, elle aussi veuve. A ce moment-là, Gilbert Antoine Clamamus était employé de chemin de fer.

D'autres branches de la famille Clamamus ont vécu à Saint-Léger, Decize, La Machine et dans des villages voisins. Deux fils d'Antoine Clamamus et de Jeanne Bougnat ont réussi une ascension sociale exceptionnelle. Jean-Michel (1848-1897) exerçait l'emploi de comptable à la Verrerie de Saint-Léger. Son frère Jean-Marie (né en 1859) était secrétaire de la sous-inspection des Forges du Centre lorsqu'il a épousé Anne-Marie Carré.

La Verrerie appartenait alors à la Compagnie Schneider. En 1879 - année de naissance de l'autre Jean-Marie Clamamus - Schneider céda la Verrerie à Jean-Michel Clamamus. Celui-ci avait deux enfants, Charles-Antoine (mort célibataire à 30 ans, en 1901), et Anne-Louise (née en 1874), qui épousa le docteur de Burine, médecin-major du 13e R.I., en garnison à Decize. Par cette alliance, la Verrerie devint la propriété de la famille de Burine, jusqu'à la Première Guerre mondiale. La Verrerie de Saint-Léger était alors l'usine de repli des Verreries Champenoises Charbonneaux ; toutes les deux fabriquaient des bouteilles pour le champagne. Les deux entreprises fusionnèrent en 1918. En 1931, la société passa dans le groupe Souchon et Neuvesel, qui décida la fermeture de la Verrerie de Saint-Léger.

L'homme politique Jean-Marie Clamamus, maire de Bobigny, était le fils de Gilbert Antoine Clamamus et Anne Moreau ; c'était aussi le neveu de Jean-Michel Clamamus, responsable de la Verrerie.

précisions de M. Pierre Volut - octobre 2014

 

 

Le conducteur de la voiture à cheval est M. Chauveau.
Les passagers sont
Jean-Michel Clamamus et sa femme
avec un de leurs petit-fils (enfant de M. et Mme de Burine) et sa nourrice.
La photo est prise devant leur maison, en face de la 1re verrerie de St Léger, actuellement rue de La Verrerie.
Cette maison existe toujours et se trouve à côté de l'école maternelle.

 

 

 

"Le château de la Guédine a été construit pour le docteur de Burine. Sur un mur, on trouve une sorte de blason avec les deux initiales entrecroisées B pour de Burine et C pour Clamamus."

 

 

 

 

le château de la Guédine, ancien château de la direction des verreries
On raconte qu'il a été payé avec les bouteilles présentant un défaut qui, non payées aux ouvriers,
étaient revendues la moitié de leur prix. Les employés des verreries revendiqueront souventes fois
et le rebaptiseront "le château des Casses".
http://cc-loire-foret.fr/communaut-de-communes/les-6-communes/saint-leger-des-vignes

 

 

 

 

Pour lire la biographie de Jean-Marie Clamamus (1879-1973), maire de Bobigny (actuelle Seine-Saint-Denis) : la carrière politique mouvementée d'un Léogartien

 

 

 

Jean-Marie Clamamus en 1932

 

 

 

 

Des listes des années 1912 à 1914 nous renseignent sur la clientèle de la verrerie de Saint Léger des Vignes :

  • ce sont des vignerons de Beaune, Meursault, Rully, Savigny les Beaune, Pommard, Nuits Saint Georges, Pulligny Montrachet, Coulange la Vineuse, Mâcon, Bordeaux, Saint Emilion, Saumur, Angers, Tours, Sancerre, Pouilly sur Loire, Limoux, Saint Pourçain, Epernay, Reims, Ay
  • mais aussi d'Italie à Asti, Bollene, Canelli, Costeglio Ferrovia, Castellina in Chianty, Turin…
  • également de grandes maisons comme Mercier à Epernay, Chandon à Epernay, Patriache à Pouilly en Auxois…

Les bouteilles fabriquées à la Verrerie de Saint Léger des Vignes sont réputées pour leur solidité et, une fois remplies de ces vins prestigieux, sont à l'honneur dans les grandes réceptions de la haute société française de l'époque, restaurants et hôtels, sur les paquebots de luxe, ailleurs en Europe et beaucoup aux Etats-Unis d'Amérique où déjà est apprécié le vin pétillant de France. 

1914 : c'est la Grande Guerre. La plupart des verriers partent pour le front et, avec eux, le directeur, le Docteur de Burine, qui décide de fermer la verrerie. Cependant, le propriétaire d'une verrerie de Reims, M. Charbonneaux, obligé de faire évacuer son usine - la ville est sous les bombes allemandes - loue, fin 1915, la verrerie de Saint Léger et y amène des ouvriers non mobilisables avec leurs familles.
Dès février 1916, l'activité reprend avec un seul four en fonctionnement.

La guerre se termine enfin, les verriers reviennent et reprennent leur travail.
La guerre a été longue et coûteuse, non seulement en vies humaines, mais également financièrement, certains ne reviendront jamais.

A partir de 1925, il y a de nombreux arrêts de fabrication : le vin se vend mal. La verrerie se modernise toutefois : on fabrique les bouteilles semi mécaniquement. Toutefois, les anciens souffleurs ont conservé le soufflage traditionnel à la bouche.

Rien n'y fait : la crise des années 1930 arrive et la prohibition aux Etats-Unis n'arrange pas les affaires des vignerons et des petites verreries.

La verrerie Charbonneaux à Reims est devenue importante et, qui plus est, bien mieux placée puisque située à côté des caves des vignerons de Champagne. Les gros mangent les petits…

A la fin de l'année 1931, ce sera la fin de la verrerie à Saint Léger des Vignes, après presque 150 ans de fonctionnement.

 

 

 

 

 

 

L'église paroissiale Saint Léger de Saint Léger des Vignes, construite au milieu du XIXe siècle, est d'inspiration gothique. Elle remplace un ancien édifice qui depuis longtemps ne servait plus au culte. Elle est orientée nord-sud. Construite grâce à une souscription auprès des habitants du village, elle est édifiée dans les écuries du château La Charbonnière.
statue de Sainte Anne et la Vierge du XVIe siècle en pierre polychrome - autel de 1860 - mémorial du début du XXe siècle qui rend hommage aux morts de la Première Guerre mondiale - descente de croix : tableau d'Olga Olby réalisé en 1951-1953 - crucifixion et montée au Calvaire : tableaux du même auteur peints en 1957

 

 

à gauche, oblitération de 1914

 

 

1923

 

 

Chemin de Croix - Fresque de Olga Olby

 

 

l'épicerie A. Poinet - livraisons à domicile

 

 

l'avenue de la Gare en 1930

 

 

 

carte au dos manuscrite ainsi : "chez Jean-Pierre - novembre 1939" (?) 

 

Certains partiront dans d'autres verreries, mais beaucoup resteront. C'est la fin d'une époque, les machines de plus en plus remplacent les hommes…

Le métier était difficile, il fallait avoir du souffle pour faire les bouteilles. Nombreux sont morts de maladies pulmonaires, mais les verriers aimaient leur métier et n'en auraient changé pour rien au monde.

Il n'y aura plus de grandes entreprises dans notre village. Cependant, durant la seconde guerre mondiale, une entreprise de caoutchouc viendra s'installer dans la ville voisine de Decize et permettra à notre village de garder et même d'augmenter le nombre de ses habitants. L'histoire continue…

 

 

 

aint éger des ignes en

 

Etat présentant la situation industrielle et commerciale de la commune de Saint Léger des Vignes pendant l'année 1893

Boulangerie : 5 établissements - Les boulangers font eux-mêmes leur besogne - Fabrications et ventes : ordinaires - Cause des augmentations ou réductions : tous les jours - Cause des variations : sans

Vins : 4 établissements - Nombre d'ouvriers manœuvres et charretiers : 2 - Salaire maxi : 3 F par jour - Salaire mini : 3 F par jour - Heures de travail : très variées - Etat de la fabrication et de la vente : vente locale - Cause des variations : sans

Charpentier : 1 établissement - Nombre d'ouvriers : 1 - Salaire maxi : 4 F 50 - Salaire mini : 4 F - Heures de travail : 10 heures - Etat de la fabrication et de la vente : petite entreprise - Causes des augmentations et réductions : sans variation

Menuiserie : 2 établissements - Les menuisiers font leur besogne eux-mêmes - Etat de la fabrication et de la vente : meubles courants - Causes des variations : sans

Sabotiers : 1 établissement - Nombre d'ouvriers : 2 - Salaire maxi : 3 F - Salaire mini : 2 F 50 - Heures de travail : 10 heures - Etat de la fabrication : vente locale - Cause des variations : sans

Charronnage : 2 établissements - Nombre d'ouvriers : 1 - Salaire maxi : 3 F 50 par jour - Salaire mini : 3 F par jour - Heures de travail : 10 heures - Etat de la fabrication et de la vente : vente locale, réparations - Cause des variations : sans

Poterie ordinaire : 1 établissement - Nombre d'ouvriers : 2 - Salaire maxi : 4 F - Salaire mini : 3 F - Heures de travail : 10 heures - Etat de la fabrication et de la vente : vente aux environs et dans la localité - Cause des variations : sans

Verreries de bouteilles : 1 établissement
Contremaître : 1 - Salaire maxi : 10 F - Salaire mini : 10 F - Heures de travail : 15 heures
Surveillants : 3 - Salaire maxi : 4 F - Salaire mini : 4 F - Heures de travail : 12 heures
Nombre d'ouvriers : 108 - Salaire maxi : 8 F - Salaire mini : 2 F 25 - Heures de travail : 8 heures
Manœuvres et charretiers : 75 - Salaire maxi : 3 F 25 - Salaire mini : 2 F - Heures de travail : 10 heures
Nombre de femmes : 4 - Salaire maxi : 1 F 50 - Salaire mini : 1 F 50 - Heures de travail : 10 heures
Nombre d'enfants : 33 - Salaire maxi : 1 F 30 - Salaire mini : 1 F 30 - Heures de travail : 8 heures
Etat de la fabrication et de la vente : 4 000 000 de bouteilles environ
Cause des augmentations : bonne année de vin

Carrières à plâtre : 2 établissements
Surveillants : 2 - Salaire maxi : 4 F - Salaire mini : 4 F - Heures de travail : 10 heures
Nombre d'ouvriers : 44 - Salaire maxi : 4 F - Salaire mini : 3 F - Heures de travail : 10 heures
Manœuvres et charretiers : 5 - Salaire maxi : 3 F - Salaire mini : 3 F - Heures de travail : 10 heures
Etat de la fabrication et de la vente : vente faible
Cause des augmentations et réductions : sans variation sensible

Fours à plâtre : 3 établissements
Surveillants : 3 - Salaire maxi : 4 F - Salaire mini : 4 F - Heures de travail : 10 heures
Nombre d'ouvriers : 31 - Salaire maxi : 2 F 75 - Salaire mini : 2 F 50 - Heures de travail : 10 heures
Manœuvres et charretiers : 8 - Salaire maxi : 3 F - Salaire mini : 3 F - Heures de travail : 12 heures
Etat de la fabrication et de la vente : ordinaire
Cause des augmentations et réductions : sans variation sensible

Maréchaux : 2 établissements - Nombre d'ouvriers : 2 - Salaire maxi : 3 F 75 - Salaire mini : 3 F - Heures de travail : 12 heures - Etat de la fabrication : ordinaire, entretien du matériel local

Quincailliers : 2 établissements

Fait à Saint Léger des Vignes, le 28 janvier 1894
Le Maire, Berthilliot B.

 

 

un groupe de musiciens - c'est le conseil de révision de la classe 1888, avec ses conscrits

 

 

Mon arrière-grand père Joseph Labat est là.
Il porte des moustaches et verse à boire à un de ses camarades de la classe.

 

 

L'homme à droite, avec le tambour, est le garde champêtre de la commune de Saint Léger.
La photo a été prise en face de la maison du barrage de la Loire.
(Serge Adam - février 2006)

 

 

 

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