aulieu

la jolie fontaine Caristie, du nom de son architecte,
le musée, et la basilique romane St Andoche, à Saulieu

 

 

Au Moyen-Âge, la route, déjà, passait par là.
Comme trois saints avaient été martyrisés en cet endroit, les pèlerins s'arrêtaient.
C'est dire si les traditions de ville-étape sont anciennes.
Bien que profanée à la Révolution, la basilique du XIIe siècle a conservé ses très beaux chapiteaux.
Une Vierge polychrome aurait été offerte par Mme de Sévigné pour se faire pardonner d'avoir trop bu à l'étape.

 

la basilique St Andoche, été 2002
© Maryse Rozerot
  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la tour St Andoche
© Maryse Rozerot
 

 

 

 

 

 

 

l'église St Saturnin
© Maryse Rozerot
 

 

la promenade Jean Macé, anciennement St Saturnin, janvier 2005
© Maryse Rozerot
 

La photo est prise depuis le le cimetière de Saulieu : ces 40 tilleuls ont été plantés en....1737 et cela constitue avec l'église St Saturnin contiguë un très bel ensemble. C'était autrefois un lieu de promenade très prisé. Par temps clair, on aperçoit le Mont Blanc.

 

Sur la place de l'Etape avait été érigé le taureau de François Pompon (1855-1933), sculpteur animalier dont des dizaines d'oeuvres ont été rassemblées dans le musée qui porte son nom. Oeuvre du bronzier Howiller, c'est une commande de la ville de Saulieu sur souscription, pour rendre un hommage posthume à François Pompon.

 

 

"le Taureau", de François Pompon

 

http://saulieu.chez.tiscali.fr/

 

Fin 2006 (le 13 novembre), le grand taureau, installé en 1948, n'en revient toujours pas : installé face à la riche région "Auxois", il a été déménagé ! Il a fallu hisser ce mastodonte de 5,5 tonnes et lui faire traverser la N 906, l'ex mythique RN 6.
Inauguré le 4 juin 1949, en présence d'Edouard Herriot, président de l'assemblée nationale, du maire de Saulieu le Dr Roclore (qui fut ministre), du truculent chanoine Kir (maire de Dijon) et de François Mitterrand (alors secrétaire d'état aux télécommunications qui était venu inauguré le tout nouveau bâtiment des PTT), il rumine maintenant près de l'Office du Tourisme, où l'on peut juger de la belle plastique du puissant bovidé.
Le socle en pierre de granit du Morvan présente un médaillon de François Pompon par David.

 

 

 

François Pompon

"le Pélican"

Désormais visible de l'autre côté de l'ancienne RN6, déclassée, la mythique Nationale 6, étape gastronomique fameuse, la célèbre route des vacances devenue Nationale 906, notre taureau a traversé la voie et se laisse admirer près de l'office du tourisme, où l'on peut voir les panneaux avec les distances depuis Saulieu des 3 villes jumelées en Italie, Belgique et Allemagne.

 

 

 

"le Condor" , sculpture réalisée par François Pompon, et visible sur la tombe où il repose avec son épouse Berthe, au chevet de la charmante église St Saturnin dont la flèche et le porche sont recouverts de bardeaux de bois.

Pour la petite histoire, ils ont pour voisin le fils de Maximilien de Béthune, duc de Sully, l'un des plus célèbres ministres de Henri IV ("labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France"), et décédé très jeune alors qu'il était de passage à Saulieu, alors ville étage très importante (relais de poste).

 

 

 
François Pompon, le retour du lisse

Toute sa vie, François Pompon travailla comme praticien pour les autres sculpteurs. Il vécut dans l'intimité du sculpteur Auguste Rodin de 1890 à 1895, puis seconda René de Saint-Marceaux jusqu'en 1914.

Pompon s'intéressait à l'Extrême-Orient, aux civilisations primitives et admirait tout particulièrement l'art égyptien et ses animaux sacrés. Sa première sculpture fut une Lucane (1874).

En 1905, son choix de la simplification des formes devint définitif pour ses sculptures personnelles. Il lissa les surfaces sensibles et débarrassa ses représentations animales de toutes fioritures. Quand L'Ours apparut au Salon d'Automne de 1922, l'oeuvre trancha par son modernisme sur la sculpture agitée héritée du XIXe.

Plusieurs oeuvres de Pompon se trouvent au musée d'Orsay, à Paris.
Cet ours blanc en pierre de Lens a été commandé en 1927 par l'Etat d'après le grand plâtre exposé au Salon de 1922.

"L'Ours Blanc" au musée d'Orsay

 

 
Pour en savoir plus sur "le Taureau"
 

 

à voir :
à la chapelle
de l'hôpital de Saulieu
 

jolie vierge bourguignonne en bois
statue de la Vierge à l'Enfant du XVIIe

 
le mariage mystique de Sainte Catherine de Sienne
,
de André Menassier (1588)

Cette peinture sur panneau de noyer de 220 cm X 179 cm est une copie du tableau de Fra Bartolommeo "Sainte conversation avec le mariage mystique de Sainte Catherine de Sienne'' exécurée en 1511 pour le couvent San Marco de Florence.
Cette oeuvre fut achetée dès 1512 par les représentants de la république de Florence pour être offerte à Jacques Hurault, évêque d'Autun et ambassadeur du roi à Florence.
Celui-ci en fit don au chapitre de la cathédrale d'Autun qui le plaça dès 1512 dans la sacristie.
La copie qu'en fit André Menassier en 1588 est très fidèle et respecte la structure architecturale, tout en étant de taille légèrement inférieure.

 

La forêt voisine, aménagée pour les touristes et les pépinières, produit des sapins de Noël.

 

jolie maison à colombages, dans la rue de la Truie qui File
© Maryse Rozerot

 

 

nvie de mieux connaître Saulieu ? ravo !
Nous vous proposons, grâce à Maryse, plusieurs balades :

Saulieu : ville-étape !
les foires de Saulieu
les gens
les bâtiments et les rues
la basilique St Andoche
la basilique aujourd'hui

Tous les textes sont de Maryse et beaucoup proviennent du livre qu'elle a consacré en 2007 à "Saulieu et son canton". Merci, Maryse !

Contact : Maryse Rozerot - Saint Léger de Fourches (21) - jean-pierre.rozerot@wanadoo.fr
Ouvrage paru en juin 2007 - 128 pages - 19,90 - http://www.editions-sutton.com/

 

 

Saulieu et la basilique St Andoche
voir
http://www.parcdumorvan.org

A visiter aussi :

 

 

 

  

http://www.stleger.info