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L'ami Maurice a déniché, dans un piteux état et cousus à la main entre eux, plusieurs suppléments au Pèlerin qui forment un roman à la lecture édifiante ! 

Voilà ce qu'on parvient à déchiffrer sur une page :
"Supplément du Pèlerin - N° 3177 du 13 février 1938
Imprimerie Maison Bonne Presse
5 Rue Bayard - Paris - Gérant : L. Vincent"
et sur une autre : "N° 3181 du 13 mars 1938"

 

Aucun titre, mais le "livre", auquel il manque la toute fin (page 223, peut-être page 224), se décompose en 4 parties :

Voilà quelques passages où St Léger est cité.
Lecture très édifiante, répètons-le !

Page 6
(…) En ce temps-là, Nazareth fut transportée pendant une nuit à Saint-Léger, dans l’Yveline. Ce n’était plus la maison de saint Joseph et de la Vierge, mais une copie très lointaine. M. Joseph Réalmont y exerçait sa patiente autorité, et la douce Marie le soutenait par sa tendre affection. La maison était assez spacieuse, mais d’aspect fort simple...
Un grand jardin se prolongeait jusqu’au ru de la Vesgre, il bordait une jolie mare tout entourée de saules qui se miraient dans une eau que le ru renouvelait. Et Dieu avait envoyé deux bons anges chargés de veiller spécialement sur les enfants : man Line et tante Louise. (…)

 

 

Page 18
(…) Le charpentier était rouge d’émotion. Combien de fois, passant la tête au-dessus de sa haie, il avait soupiré en regardant ce pré tentateur ! Il lui en aurait fallu grand comme ça, pas plus, à tailler dans le côté qui borde son jardin, de quoi faire un peu d’herbe pour la chèvre que tante Louise était obligée de mener brouter le long du chemin du petit Saint-Léger. Et voici que la Providence le gâtait au delà de ce qu’il pouvait espérer...
Et tremblant d’une joie mal contenue :
- Monsieur le curé, je n’ose encore y croire ! Mais alors, notre humble demeure ne sera plus Nazareth ! (…)

 

 

Page 188
(…) Lyliane de Pontvallain lui intima l’ordre de se taire, d’enlever débris et fleurs et de jeter le tout à la poubelle. Elle descendit rapidement l’escalier, un fleuriste n’était pas loin. Mais, dans la rue, elle heurta une gamine vendant aux passants de grandes marguerites des champs. Elle tressaillit : des marguerites des champs pour la Vierge de Nazareth ! Quoi donc ! Avait-elle donc pitié d’elle pour qu’une occasion semblable se présentât ! Elle prit la botte tout entière et questionna :
- D’où viennent tes marguerites ?
- Oh ! Madame, il faut aller loin pour en avoir. Nous allons dans la vallée de la Bièvre, quelquefois plus loin. Celles-ci ont été cueillies du côté de Trappes.
- Vas-tu quelquefois du côté de Montfort-Saint-Léger ?
- Oh ! oui, avec mon père, nous battons tous les prés et les bois de côté.
- Tu connais les prés de la Vesgre à Saint-Léger ?
- Oui.
- Crois-tu qu’il y ait encore des marguerites par là ?
- Pas beaucoup.
- Tant pis. Tu vas t’arranger pour aller en cueillir dans le pré qui se trouve à la lisière du bois en venant de Montfort. Tiens, voici cent francs.
- Mais je n’en aurai jamais pour cent francs !
- Cela importe peu. As-tu compris ?
- Oui, Madame.
Et la gamine s’éloigna.
Pourquoi était-elle si légère, Lyliane de Pontvallain, en disposant les marguerites de chaque côté de la statue de la Vierge ? Cette fois, les fleurs qu’elle offrait étaient pures et puis, quelle joie allait ressentir sa Jeanne en voyant des marguerites des champs orner sa statue I Elle avait bien entendu, elles avaient été cueillies du côté de Trappes. Or Trappes marquait la mi-chemin entre Paris et Saint-Léger (…)

 

Si quelqu'un a entendu parler d'un tel livre, ou reconnaît les lieux de St Léger cités, merci de nous contacter :

 


 

"La nouvelle Reine du Muguet vient d’être élue, Rambouillet fête cet événement. Pendant ce temps, un fait divers frappe la célèbre Bergerie Nationale et commence à semer le trouble. Une jeune journaliste et un retraité de Saint Léger en Yvelines, binôme improbable qui s’est déjà illustré dans une précédente aventure, partent en quête.

A la fin du XVIIIe siècle, un immense troupeau de moutons Mérinos traverse une partie de l’Europe pour apporter au cheptel ovin français les qualités lainières qui lui font défaut. C’est à Rambouillet que leur voyage doit s’achever.

 

 

L’auteur mène en parallèle le récit romancé de cette grande fresque et la nouvelle aventure contemporaine de Catherine et Georges, les héros du "Chien Rouge", son précédent roman.

Voyage historique et thriller campagnard , "Rentre tes Blancs Moutons" est une nouvelle occasion de s’imprégner de la formidable richesse de la région de Rambouillet et de se passionner pour une énigme d’apparence inexplicable.

Source et lien : http://yvelinedition.fr

 

 

 

 

 

http://www.stleger.info