n personnage célèbre né à oimpy

Louis-Jacques aval

né le 06.02.1808 - mort en 1880 à Tahiti

 

 

Louis-Jacques Laval, fils de Alexis-François Laval, natif de Bleury
et de Marie-Anne Colastique Buisson son épouse, native de Saint-Léger
domiciliés en cette commune

Né de ce jourd'hui cinq heures du matin au domicile du père en cette commune
sur la déclaration faite en présence de Jean-Paul François Isambert, profession de charon, amy de l'enfant
et de Denis Marie Vigneron aussy amy de l'enfant
tous témoins et majeurs qui ont signé,
le déclarant a déclaré ne savoir signé le présent acte

Isambert Denis Marie
constaté par nous maire et officier de l'état civil

signé Isambert

 

 

Situé à plus de 1 600 km au sud-est de Tahiti, l'archipel des Gambier se compose de 14 petites îles montagneuses dont la plus grande et la plus habitée est Mangareva.

Berceau du catholicisme de la Polynésie au XVIIIe siècle, ce groupe d'îles compte plus de 100 édifices en pierres élevés dès cette époque : églises, presbytères, couvents, établissements d'enseignement, ateliers de tissage, fours à pain et tours de guet.
Le village principal, Rikitea, renferme l'imposante cathédrale St Michel de 1848, dont le chef-d'oeuvre à voir est l'autel décoré richement de perles et de nacres.

une île des Gambier

lagon de Rikitea

ferme perlière

Les lagons mangaréviens étaient autrefois exploités pour leurs nacres perlières abondantes. Cette activité se prolonge encore de nos jours puisque les plus grandes et célèbres fermes perlières y sont présentes et fournissent la principale ressource de l'archipel. Ses lagons sont réputés comme étant les plus propices à fournir des perles de qualité.

 

vue aérienne de l'île de Mangareva

ancien modèle de puits (années 1840)

la cathédrale St Michel de Mangareva

Nom de la commune : Gambier (Iles Tuamotu-Gambier)
Région : Territoires d'Outre-Mer
Département : Polynésie Française (987) - Code postal : 98 755
Population : 1113 habitants - Superficie : 4597 hectares

Commune à l'extrême sud-est de l'archipel des Tuamotu et de la Polynésie française, composée du mini-archipel dit "îles Gambier".
Ile principale de Mangareva : chef-lieu Rikitea.
Les premiers occupants connus remontent environ à l'an 1000, excellents navigateurs venus de l'ouest qui envahirent progressivement toute la Polynésie.
Découverte à la fin du 18e par le capitaine anglais Wilson qui baptisa l'archipel du nom de son amiral, ce n'est que 30 ans plus tard que les Français s'y intéressèrent avec la 1re mission catholique de la Polynésie. C'est là que se place l'intermède du père Laval qui entrepris la construction accélérée d'une cathédrale gigantesque, d'une dizaine d'églises, d'ouvrages fortifiés, d'un port et d'un palais pour le roi de l'île : la moitié de la population périt à la tâche.
A partir de 1881, l'archipel fut officiellement rattaché à la France.

Dépendances : les îlots satellites très proches d'Agakauitai, Akamaru (ce fut la 1re île où débarqua le père Laval en 1834), Taravai (son chef-lieu Agonokao est pratiquement vidé de ses habitants), Aukena (aujourd'hui désert). Au large, îlot de Temoe à l'est. Banc Portland au sud-est. Au large nord-est, récifs Bertero et de la Minerve.

Sources :

presbytère

 

Jean-Paul Delbos

LA MISSION DU BOUT DU MONDE

la fantastique aventure des bâtisseurs de cathédrales dans l'archipel des Gambier

Ce livre raconte l'implantation de la célèbre mission catholique des Frères de Picpus à Mangareva, de 1835 à 1863 , dirigée par le controversé Père LAVAL qui fut la première incursion de l'Eglise catholique en Océanie, alors que les Protestants anglais étaient déjà présents depuis 1797 dans les îles des Mers du Sud.
C'est la "traduction" des cahiers du Frère bâtisseur Gilbert Soulié qui fut le spectateur privilégié et un acteur au début du XVIIIe siècle lorsque les religions chrétiennes et les puissances européennes colonisèrent l'Océanie.
C'est aussi l'histoire de ces prêtres catholiques qui servit à la France de prétexte pour annexer Tahiti en 1842. C'est avec les mots simples et honnêtes d'un homme issu du terreau qu'il raconte non seulement ces pages d'histoire, mais aussi les labeurs, les privations, les joies (notamment la visite de la flotte de Dumont-d'Urville) et les luttes que ces fanatiques de Dieu durent mener aux îles Gambier pour construire, ensuite voir s'effriter puis disparaître avec eux, un royaume théocratique dont la cathédrale et les vestiges d'églises et couvent laissent pantois, aujourd'hui encore, les rares voyageurs qui ont la chance de visiter le lointain achipel des Gambier.

Source : http://www.tahiti-pacifique.com/Tahiti-livres/livres-univ.html

 

 

 

Extrait de "Voyage au Pôle Sud et dans l'Océanie sur les corvettes Astrolabe et Zélée"
sous le commandement de M. Dumont d'Urville

 

 

 

"Le 7 avril 1834, deux des missionnaires catholiques de la maison de Picpus, à Paris, qui avaient quitté leur patrie pour travailler à la conversion des peuples de l'Océanie, MM. Laval et Caret, amenés des rives de l'Amérique sur un navire anglais, abordèrent aux îles Gambier ou Manga-Reva et, nonobstant la réputation des habitants, ils se proposèrent d'y commencer leur œuvre de dévouement. Le canot qui les portait tenta vainement d'aborder sur l'île Aka-Marou, à cause des récifs qui la défendaient. Le hasard seul les dirigea sur l'île voisine d'Ao-Kena. Les habitants les reçurent froidement, mais ils n'en essuyèrent point de mauvais traitements. Les nouvelles doctrines que prêchaient les prêtres ne produisaient qu'un étonnement stérile sur les insulaires qui pouvaient à peine les comprendre, tant elles faisaient disparates avec leurs mœurs, leurs habitudes et leurs croyances.

 

Site sur l'île d'Ao-Kena - îles Manga-Reva
dans "Voyage au Pôle Sud et dans l'Océanie sur le corvettes Astrolabe et Zélée"
sous le commandement de Mr. Dumont d'Urville (1842)

 

Cependant les hommes du peuple et surtout les femmes prêtèrent peu à peu plus favorablement l'oreille à des dogmes qui rapprochaient toutes les conditions et tendaient à abolir des prohibitions sévères et injurieuses. En outre, on voyait des hommes désarmés et inoffensifs attaquer de front les dieux du pays sans qu'ils en fussent foudroyés, sans même qu'il leur arrivât aucun mal ; enfin, mettant utilement à profit certaines notions médicales, ils eurent le bonheur de guérir quelques malades. Cette dernière considération acheva de désarmer tout à fait la colère des naturels.

Ceux-ci en vinrent à offrir spontanément à leurs hôtes des vivres et une cabane, puis ils les traitèrent avec amitié et respect, enfin ils se laissèrent baptiser, et la majeure partie d'Ao-Kena fut bientôt chrétienne.

 

Site dans l'île Manga-Reva

 

Encouragés par un succès aussi inespéré, les apôtres entreprirent d'aller convertir les habitants des autres îles. Manga-Reva étant la plus grande, la plus peuplée, et de plus la résidence du chef dont le groupe entier reconnaissait les lois et la souveraineté, c'était un point de la plus haute importance pour la réussite de leurs projets. Les missionnaires s'y rendirent sur une frêle embarcation ; mais à peine y furent-ils débarqués que le peuple excité par quelques fanatiques les reçut à coups de pierres. Non content de cet outrage, on voulut les exterminer. Poursuivis et traqués, les dignes missionnaires qui étaient préparés au martyre, si telle était la volonté du ciel, jugèrent cependant avec raison qu'il serait plus utile pour le succès de leur cause de chercher à sauver leur vie. Dans leur fuite, ils purent gagner les hautes graminées qui couvrent les flancs du mont Duff, et ils y trouvèrent un abri protecteur contre les poursuites de leurs persécuteurs. Ceux-ci, dans la rage qui les animait, mirent le feu aux roseaux, dans l'espoir que les blancs ne pourraient pas échapper à ses atteintes. Mais le vent, tout en excitant l'incendie, suscita aussi des tourbillons d'une fumée épaisse qui déroba les fugitifs à la vue des sauvages ; grâce à cette circonstance favorable, ils purent s'élever dans la montagne, et vers deux heures du matin ils parvinrent au sommet.

 

Ancien temple des Idoles à Manga-Reva

 

De temps en temps, aux lueurs de l'incendie qui couvrait les flancs de la montagne, ils purent distinguer les bandes de sauvages en armes qui les cherchaient pour les égorger. Mais ce n'était pas tout : exténués de fatigue et de faim, ils étaient torturés par une soif ardente sans voir la possibilité d'être soulagés. S'armant de courage et de patience, ils se préparèrent à passer la nuit parmi les ruines d'une méchante cabane située près de la cime du mont lorsqu'un bruit soudain vint ranimer leurs frayeurs. C'était sans doute l'ennemi qui approchait, et cette fois, il ne leur restait plus qu'à recommander leur âme à Dieu ; c'est ce qu'ils firent en effet. Cependant, ils remarquèrent bientôt que le bruit partait toujours du même endroit et ne se rapprochait point. Ils prêtèrent l'oreille attentivement et reconnurent enfin que c'était le murmure d'une petite cascade qui tombait contre les rochers. Leurs craintes se changèrent en actions de grâces à la providence qui leur envoyait déjà un soulagement inattendu dans leur détresse.

Les sauvages, ennuyés de l'inutilité de leurs recherches, s'étaient retirés chacun chez eux. Alors les missionnaires purent réussir à sortir de leur retraite, et avec de grands soins et beaucoup de prudence, ils purent retrouver leur canot qui avait été échoué au rivage, et s'en retournèrent à Ao-Kena.

 

Naturels de Manga-Reva

 

Ils laissèrent ensuite s'écouler un certain intervalle pendant lequel ils accrurent encore leur renommée d'hommes utiles et chers à la divinité. Une circonstance heureuse avança beaucoup leurs affaires. Le fils d'un des principaux chefs de Manga-Reva étant allé faire un tour à Ao-Kena, y tomba dangereusement malade, les missionnaires lui prodiguèrent tous leurs soins et eurent le bonheur de le sauver.

Le brut de ce succès miraculeux se répandit à Maga-Reva, chacun en fut ému, et le roi Mapouteoa désira lui-même les voir. On se doute bien qu'ils se rendirent avec empressement à ses désirs, et cette fois ils furent favorablement accueillis. Aussitôt, ils se mirent à prêcher leur doctrine. Il est digne de remarque que les hommes des classes supérieures furent les premiers à comprendre et à goûter les vérités qu'on leur annonçait. A leur tête se distinguait Matoua, l'oncle du roi, grand-prêtre et sacrificateur qui abandonna ses pratiques pour embrasser le christianisme avec un empressement inouï. On ne peut douter que son exemple n'en ait entraîné bon nombre d'autres, particulièrement dans la classe du peuple. Les baptêmes commencèrent à avoir lieu et se succédèrent rapidement. Les habitants d'Aka-marou se rangèrent bientôt à la foi nouvelle. Ceux de Taravaï furent les plus tardifs et leur conversion ne datait encore que de deux ans lors de notre passage.

 

Mapouteoa, roi - l'oncle du roi - Mabou Kouike (îles Manga-Reva)

 

Au milieu de ces succès, les missionnaires un moment arrêtés dans leur marche triomphante par des persécutions imprévues, furent obligés encore une fois de se retirer à Ao-Kena, dont les naturels continuèrent de rester fidèles, après avoir été les premiers à écouter leurs prédications.

Ils attendaient donc une nouvelle circonstance qui leur permit de recommencer leurs labeurs évangéliques ; et elle ne tarda pas à se présenter. L'équipage d'une goélette américaine (sans doute celle de ce Bill dont il a déjà été question) vint à Manga-Reva pour la pêche des perles, et ne tarda pas à maltraiter les naturels ; après avoir souffert quelque temps, ceux-ci, poussés à bout, se réunirent pour repousser les étrangers. Un engagement eut lieu, mais les effets des armes à feu épouvantèrent tellement Mapouteoa qu'il eut recours à l'intervention des missionnaires, qui réussirent par leur zèle, leurs prières et leurs remontrances à persuader au capitaine du navire de se retirer. Les sauvages avaient pris dans le combat deux matelots qu'ils se préparaient à massacrer. Mais les missionnaires les réclamèrent et leur fournirent durant la nuit les moyens de s'enfuir sur leur navire.

 

Eglise des Missionnaires à Manga-Reva

 

Cette action eût pu leur attirer à eux-mêmes la colère des indigènes ; mais ceux-ci furent sans doute si satisfaits d'être délivrés de leurs ennemis qu'ils ne s'en tinrent point offensés. Au contraire, ils furent tellement sensibles au service important qu'ils venaient de recevoir des missionnaires qu'ils les regardèrent dès lors comme des êtres d'une nature réellement supérieure. Dès ce moment, les deux prêtres obtinrent une influence sans bornes dans ces îles, et peu à peu tous les naturels se firent successivement chrétiens catholiques..."

 

Messe célébrée par Mgr l'Evêque de Nilopolis à Manga-Reva

 

 

Textes et illustrations extraits de "Voyage au Pôle Sud et dans l'Océanie
sur les corvettes Astrolabe et Zélée"
sous le commandement de M. Dumont d'Urville

 

Sources des illustrations : http://www.photolib.noaa.gov/library/libind6.htm

 

 

Jules Dumont d’Urville naquit à Condé-sur-Noireau, dans le Calvados, en 1790. Il effectua trois tours du monde, de 1819 à 1840.

En 1819, il accomplit sa première campagne de navigateur sur la Chevrette, chargée des relevés côtiers en Méditerranée orientale. C’est à cette occasion qu’il fit faire à la France l’acquisition de la Vénus de Milo.
De 1822 à 1825 il participa à une expédition dans l’Océan Pacifique d’où il ramena de belles collections de plantes et d’animaux. Lors de ce second voyage, il retrouva à Vanokoro, dans une île de Tonga, les vestiges de l’expédition de La Pérouse disparue depuis 1788.

Lors de la 3e expédition en Océanie avec l’Astrolabe et la Zélée, il planta le drapeau français sur l'Antartique Sud et donna le prénom de sa femme Adélie à la terre nouvelle qu’il venait de découvrir.

Il trouva la mort, avec sa femme et son fils, dans le 1er accident de chemin de fer survenu entre Paris et Versailles le 8 mai 1842.
Il a laissé plusieurs relations de ses voyages : Voyage de découvertes autour du Monde (1830-1835), Voyage pittoresque autour du globe (1833-1844) et Voyage au Pôle sud et dans l’Océanie (1841-1854).

Source : http://www.ville-caen.fr/Memoire/figures/science.htm

 

 

pour voir les photos d'Henri (juillet 2014)

 

 

erci de fermer l'agrandissement sinon.

 

 

 

http://www.stleger.info