EN GRIMPANT DANS LE CLOCHER - QUELQUES DATES ET REPÈRES

 

 

septembre 1898

"En septembre, M. le curé se procure à ses frais une partie des portes intérieures du château Colbert à Maulévrier, les fait installer et peindre de même à ses frais dans le chœur de l'église. Coût : environ 800 F. Ces portes formant désormais lambris sont en vieux chêne, sauf la corniche-galerie qui est en sapin."

Humeau, curé

 

 

septembre 1899

"Grâce à la générosité du chanoine Barrau (800 F), M. le curé peut entreprendre de faire daller en ciment toute l'église."

 

 

 

 

octobre 1903

"Le bail des places affermées se termine le dernier dimanche d'octobre. Les places seront affermées pour la Toussaint et pour 4 ans. La préférence sera donnée à ceux qui affermeront un banc entier. Les deux premiers bancs, du côté de la Sainte Vierge, sont réservés pour les chanteuses qui auront à payer chacune 1 franc 25 par an."

 

 

 

décembre 1906

"L'an 1906, le 11 décembre, le conseil de fabrique réuni au lieu de ses séances avec autorisation de l'évêque d'Angers. Etaient présents Messieurs Jean David, Joseph Lefort, Joseph Audusseau, Adolphe Lefort, Pierre Gadras, Humeau. Ces messieurs protestent de toute leur énergie contre la loi du 9 décembre 1905*, qui les dépossède de la gestion de la fabrique (…) De plus, ils laissent la liberté aux donateurs de différents objets de décoration de l'église de pouvoir les reprendre selon la réclamation qu'ils en font que ces objets ne semblent plus devoir remplir le but qu'ils s'étaient proposé en les offrant. Avant de se séparer, ils proclament hautement leur obéissance totale aux directions du Saint Siège et de Monseigneur l'évêque d'Angers."

*La loi du 9 décembre 1905 concernait la séparation des Eglises et de l'Etat.

 

 

octobre 1917

"Sur observation, le conseil paroissial décide que les jeunes gens, garçons et filles, devront payer leur place de messe à l'église à partir de l'âge de 16 ans."

 

 

1922

"Le 27 août 1922 a été placé dans l'église un chemin de croix, commandé à Messieurs Moulin, Fuccini et Garrigue de Toulouse. Les stations sont en carton romain* ; il a coûté 2000 francs, fournis par cotisations paroissiales. Il remplace celui d'Alcan qui était en peinture sur toiles, lesquelles, complètement pourries, ne pouvaient être gardées. Cependant, comme ces tableaux avaient une certaine valeur, les huit à peu près conservées ont été placées dans le chœur à la vue et au souvenir des paroissiens."

* sorte de plâtre

"En cette année 1922 a été refait le dais en drap d'or par les ouvrières Marie Brin et Marthe Rousselot. Le conseil a procédé à l'élection triennale. Ont été réélus Joseph Rousselot et Adolphe Lefort. Cette année également, un tapis pour le marchepied de l'autel de la Sainte Vierge payé par les jeunes filles, et un autre tapis pour le marchepied de l'autel de St Joseph payé par les garçons."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vitrail représentant la vie du saint Léger

 

 

1923

"Nous avons eu une longue retraite de 17 jours présidée par le RP Douarin de St Laurent sur Sèvre."

 

 

1924

"Cette année, à l'occasion du cinquantenaire sacerdotal de M. le curé, les paroissiens ont tenu à montrer leur reconnaissance et ont fait à l'église des dons généreux, savoir : une chape blanche, deux missels, un falot souche, un bénitier, un fauteuil, redorer un calice et un ciboire, et autres menus objets."

Un falot est une lanterne et la souche était un grand cierge postiche en bois ou en fer blanc où l'on ajustait une cire. Quand le curé portait l'extrême-onction, l'enfant de chœur portait le falot (c'était la lumière au bout du bâton).

 

 

1927 - la statue de Ste Thérèse

"C'est en février 1927 qu'a été placée la statue de Sainte Thérèse de Jésus, au milieu d'une grande affluence et avec une décoration qui par la multiplicité de ses roses a fait l'admiration de tout le monde."

 

 

1928

"C'est en octobre 1928 qu'a été établi à l'église et au presbytère l'éclairage à l'électricité."

 

 

1934

"Le conseil paroissial autorise la descente de la croix du calvaire et les frais nécessaires et l'utilisation du bois de la croix."

décès de Jean-Baptiste Humeau, curé de Saint Léger de 1881 à 1934

"Le 20 juillet 1934 avait lieu à St Léger la sépulture du digne et vénérable pasteur de cette paroisse, curé de St Léger depuis le 1er Septembre 1881 et décédé le mardi 17 juillet. Un nombreux clergé, tous les paroissiens et les membres de la famille du regretté pasteur étaient présents à cette émouvante cérémonie funèbre.
M. le Doyen de Notre Dame de Beaupréau monta en chaire et fit l'éloge funèbre du fidèle pasteur qui avait gouverné la paroisse de St Léger pendant 53 ans et, pendant plus d'un demi-siècle, partagé les joies et les tristesses de son troupeau."

l'abbé Constant Delahaye, curé de Louvaines, est nommé curé de St Léger le 28 juillet 1934 et installé le dimanche 26 août 1934

"La paroisse de St Léger qui était dans la tristesse le 17 juillet par la disparition de son regretté pasteur fut à la joie le dimanche 26 août de retrouver un père spirituel et assista nombreuse à la cérémonie si belle de l'installation de son nouveau pasteur, cérémonie qu'elle suivit avec intérêt soutenu, n'ayant vu à St Léger semblable fête depuis 53 ans.
M. le Doyen de Beaupréau installa le nouveau curé qu'il présenta avec un rare bonheur d'expressions à son peuple en présence des prêtres, enfants de la paroisse et des invités. M. l'abbé Delahaye remercia délicatement son installateur et ses nouveaux paroissiens."

L'abbé Delahaye avait été précédemment vicaire à Bécon les Granits pendant 17 ans et curé de Louvaines pendant 5 ans. Originaire de St Christophe du Bois où ses parents étaient cultivateurs à la ferme de la Barère, il souhaitait revenir dans le Choletais, plus près de sa famille. Entre autres choses, il fera repeindre le chemin de croix installé en 1922 et les statues en blanc. Il abandonnera son ministère en 1961 pour raison de santé.

 

 

en grimpant dans le clocher - graffitis

 

 

 

 

 

 

1936

"En vue de la mission a été placé à l'église un beau confessionnal, en face de celui de Monsieur le Curé et du même style (19e s.), sorti des ateliers de Monsieur Rambault d'Angers. La mission fut l'occasion du retour vers le Bon Dieu d'un certain nombre de pêcheurs qui l'avaient oublié depuis bien des années ; quelques autres pêcheurs toutefois restèrent encore sourds à l'appel des deux dévoués missionnaires, mais ceux-ci trouvèrent beaucoup de consolations dans la majorité des paroissiens de St Léger qui leur furent si fidèles pendant ces 3 semaines."

"Les recettes en cette année 1936 ont augmenté du fait du nombre considérable de places affermées en novembre, date où M. le curé, avec l'approbation de Mgr l'Evêque, mit toutes les places au prix modéré de 15 francs."

 

 

1947

16 novembre - visite de Mgr Roy

"Pour la seconde fois, Son Excellence Mgr Roy, vicaire apostolique du Bangouélo en Afrique, est venu à St Léger passer un dimanche, afin de parler et de quêter en faveur de ses missions."

21 décembre

"Dans l'intimité du carmel de Cholet, sœur Marthe de Jésus, enfant de St Léger (Emilienne Audusseau, dans le monde), fit sa profession solennelle."

 

 

 

 

 

LES CLOCHES

 

Importance du clocher le plus haut possible (tours en Italie...)
Importance des cloches : usage très ancien d'appeler les fidèles aux offices, les informer des évènements de la communauté (temps de la prière, baptêmes, mariages, décès, évènements graves par le tocsin : incendie, guerre)
De ce lien étroit est venue la coutume de bénir et nommer les cloches avant de les monter dans le clocher. Bénédiction un jour de fête, avec la présence des autorités religieuses et de la cité et tous les fidèles.
Les prénoms sont ceux d'une personne fidèle ayant oeuvré pour l'église et la paroisse. Les prénoms sont gravés, ainsi que l'année de la bénédiction et le nom du prêtre qui baptise.

Question de rang et de richesse : chaque cité avait à cœur d'élever aussi haut que possible son beffroi et d'y suspendre les plus grosses cloches.
Paris possède 846 cloches dans 249 clochers - Strasbourg : bourdon de 20 tonnes - Chambéry : 4e carillon du monde avec 70 cloches - La plus grosse cloche (202 tonnes) se trouve au Kremlin (hors service car un morceau de 20 tonnes s'est détaché. Il fallait 20 hommes pour tirer le battant et la faire sonner).

A St Léger, bénédiction après chaque accident ou incendie

 

 

1911

Une cloche fêlée - refonte et ajout d'une plus grosse, ce qui nécessite le renforcement du beffroi et de la charpente (Pierre Brin pour le bois et J.B. Guillemineau pour les ferrures) - Bénédiction par le chanoine Barrau, enfant de la commune
La plus grosse : nommée Jeanne Elisabeth Juliette Charlotte - Parrain : Pierre Rousselot - Marraine : Elisabeth Marceau - Paient chacun 330 F
La petite nommée Louise Juliette - Parrain : Louis Frouin - Marraine : Marie-Juliette Coulonnier, de le Petite Epinette (également 330 F chacun)

1915-1916

Après l'incendie du clocher, les trois cloches, malgré la guerre, ont été refondues par les Ets Bollée, d'Orléans, et baptisées le 2 juillet 1916.
La plus grosse : 500 kg - nommée Paul Edith - Parrain : Paul Cesbron-Lavau - Marraine : Edith Pellaumail
La seconde : 348 kg - nommée Jeanne Elisabeth Joseph Marthe - . Parrain : Joseph Rousselot - Marraine : Marthe Rousselot
La plus petite : 239 kg - nommée Louise Juliette - Parrain : Louis Frouin - Marraine : Juliette Coulonnier

1939

La petite cloche, fêlée, doit être refondue - baptisée le 6 août, elle conserve son nom de Louise Juliette. Le parrain est Louis Frouin et la marraine Juliette Grasset.
Réfection des vitraux par M. Bordereau, maître verrier à Angers. Les rosaces sont offertes par madame Aveneau, du Landreau. Coût : 40.000 F de la commune, ventes de charité en 1938 et 1939 pour 26.600 F, dons généreux de 100 à 3000 F

1966

Electrification et mise sur roulements à bille

 

 

1949 - 1950

"Le 3 juillet 1949, M. l'abbé Bernard Chupin, des fils de la Charité, ordonné prêtre le 29 janvier 1949 à Clichy, célébra à Saint Léger sa 1ère grande messe solennelle (…) Un an après, M. l'abbé Jean Audusseau, missionnaire montfortain, ordonné prêtre le 19 février 1950 à Montfort, célébrait à son tour le dimanche 9 juillet 1950 sa 1ère grand messe."

 

 

mercredi 30 septembre 1953 - 1re visite épiscopale de Mgr Chapoulie, évêque d'Angers

"Mgr Chapoulie préside à l'église les exercices de notre 20e retraite paroissiale annuelle, préparatoire à l'Adoration perpétuelle, prêchée par le Révérend Père Maugeais, dominicain d'Angers."

 

 

vendredi 5 mars 1954 - journée mariale

"Le Révérend Père Véron, dominicain du couvent d'Angers, est venu prêcher notre journée mariale, pour marquer le centenaire de la promulgation du dogme de l'Immaculée Conception de la Ste Vierge."

 

 

27 février 1955

"Dans la soirée de ce dimanche, à 3 h, la paroisse recevait solennellement Mgr l'évêque qui venait bénir les deux nouvelles classes à l'école chrétienne des filles (…) M. Cesbron-Lavau, maire, salue Mgr sur la place de la bascule."

"Mgr Chapoulie, recu par la municipalité, bénit la nouvelle salle de classe"

"Hier après-midi, Son Excellence, Mgr Chapoulie effectuait sa 1re visite officielle à St Léger. A cette occasion, la petite bourgade avait pavoisé : des arbustes fleuris dans la plupart des rues, des guirlandes avaient été tendues.
Vers 15 h., Mgr Chapoulie était accueilli par M. Cesbron-Lavau entouré du conseil municipal et M. le duc de Blacas, conseiller général du canton de Beaupréau (…)
M. Cesbron-Lavau souhaite la bienvenue et évoque l'activité de St Léger, situé à un carrefour important (…) En chaire, l'abbé Delahaye s'adressa à Mgr Chapoulie précisant que St Léger était une paroisse vivante (…)
Puis bénédiction et départ à l'école pour bénir les locaux, chant de bienvenue et lecture d'un compliment."

Ouest-France du 28 février 1955

 

 

vue en direction de l'étang

 

 

1958

"(…) L'importante machinerie qui entraînera les immenses cadrans de l'église de St Léger est réalisée aux Ets Bodet de Trémentines : 4 mètres de diamètre, aiguilles 2,20 mètres."

Ouest-France du 16 avril 1958

 

 

au 1er plan, l'ancien presbytère - vue sur la route de St Macaire et les bois de la Cheminée

 

 

 

1961 - l'abbé Paul Gallard nouveau curé de St Léger

"L'abbé Constant Delahaye abandonne son ministère pour raison de santé. L'abbé Gallard, curé de Feneu, a été désigné pour le remplacer. Il est originaire de Beaupréau.
La cérémonie eut lieu dans la cour de la cure (…) Etaient présents MM. Cesbron-Lavau maire, Louis Bourasseau adjoint, Jules Rousselot, Joseph Coulonnier, Joseph Grasset, Hubert Lefort, Maurice Tignon, Jean et Joseph Boisdron, Roger Godier, Eugène Audusseau, Ferdinand Raflegeau, conseillers municipaux, Jean Davy, Chauvière du conseil paroissial, une délégation de Feneu, conduite par le maire, M. Louis Thierry, le comte de Roquefeuil, président du conseil paroissial, Delahaye, association familiale…
Dans la cour, les enfants des écoles firent un cercle. M. Cesbron-Lavau présenta l'abbé Gallard, puis parla du départ regretté de l'abbé Delahaye pour maladie (…)
Une procession se formait et l'abbé Gallard célébrait sa première messe."

Ouest-France du 7 août 1961

 

 

vue sur la route de Cholet

 

 

Lui succéderont :

 

 

vue sur la route de Beaupréau - à gauche, le Landreau, actuelle mairie

 

 

Sources : conseil de fabrique (devenu par la suite conseil paroissial), conseil paroissial, archives Ouest-France - photos prises en septembre 2005

 

 

 

la zone industrielle et, à droite, le parc de la mairie

 

 

le vieux bourg et la vieille église
les vitraux de l'église
les clefs de voûte de l'église
en grimpant dans le clocher
le chemin de fer - le "Petit Anjou"
l'eau de la commune
le stade de football
le petit pont Reigner
le parcours-découverte de la commune
la reconstruction du bateau-lavoir

 

Merci de fermer l'agrandissement sinon.

 

 

 

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