Deux ou trois choses sur St Chamas (13)
 
 

 

 

Ancien bourg fortifié dominé par un aqueduc, Saint Chamas, situé au nord de I‘étang de Berre, a su conserver le cachet des villages provençaux.

 

 

 

 

 


l'église Saint Léger , du XVIIe siècle

 

L’église, dédiée à St Léger, construite de 1660 à 1668, possède une façade, joyau du style baroque provençal, qui contraste avec la sobriété de l‘intérieur presque nu.

 

 

Sur la corniche du tabernacle, deux statues représentent, à gauche l’ancien patron de la paroisse St Aman, à droite St Léger, le nouveau patron, tenant dans sa main droite une coupe où sont déposés ses yeux.

Derrière le maître autel, à la place de l’autel primitif, est placé un grand tableau, "le martyre de St Léger" (1), peint par Vielleville en 1869 : Ebroïn, à cheval, préside aux mutilations de son ennemi Léger. Celui-ci, revêtu de ses habits épiscopaux, est entre les mains de ses bourreaux. Sa mitre est jetée à terre ; on aperçoit les murs de sa ville, Autun, dans le lointain.

Une autre statue, provenant de l'ancienne chapelle du prieuré St Léger, est située à droite dans le choeur.

 

Saint Léger
paupières closes, les yeux
dans une coupe tenue dans sa main droite,
rappel de son martyre
Saint Léger
statue provenant de l'ancienne chapelle
du prieuré Saint Léger (XIIe- Xve)
détruite par l'établissement du chemin de fer

 

St Léger, patron actuel de la paroisse, a pris la succession de St Aman lors de la construction de l’église actuelle, sans doute en mémoire du prieuré St Léger situé dans le quartier du même nom et qui a marqué St Chamas au Moyen-Age. Occupé par les moines de St Victor, ce prieuré semble avoir disparu au moment de la construction de l’église.
Il n'en restait que la chapelle, lieu de pèlerinage où les notables se faisaient ensevelir. Détruite en 1845 lors de la construction du viaduc St Léger, elle fut reconstruite à l’emplacement actuel.

 

 

 

 

 

 

 

St Chamas - La Roquette et le viaduc St Léger

 

 

 

 

St Chamas - le viaduc du PLM sur la Touloubre

 

 

le pont Saint-Léger et la chapelle

 

 

le viaduc et la chapelle St Léger

 

 

 

Le viaduc St Léger , monument assez exceptionnel de par sa longueur et sa courbe, fut construit entre 1843 et 1847. Situé à 26 mètres de hauteur, il est soutenu par 50 piliers supportant 49 arches en plein cintre, entrecroisées, dessinant des voûtes brisées en ogive et croisées pour permettre le franchissement de la Touloubre. Il permet le passage de la voie ferrée Paris-Marseille.

 

le Pont Flavien

 

Le Pont Flavien, monument parfaitement conservé, porte le nom d’un patricien romain. Il fut bâti par les Romains au 1er siècle avant J.-C., à l'époque de l’empereur Auguste, et fut sauvé de la ruine au début du XVIIe.
Maintes fois restauré, il n'en garde pas moins la classe d'un monument rare.
Décoré de deux arcs de triomphe surmontés de petits lions, il franchit la Touloubre d’une seule arche. Témoignage de sa fréquentation, le passage des attelages a laissé ses empreintes.

(1) Une "étude pour le martyre de St Léger" se trouve au Musée Granet, à Aix en Provence. Comme le tableau de St Chamas, il est peint par Joseph Vielleville, un des maîtres de Cézanne.

Yves Meignan, St Léger sous Cholet, 2002

 

le retable Sainte Anne, en demi-relief, du XVIe siècle
Il est situé dans la seconde chapelle, à droite de l'entrée de l'église St Léger,
et retrace des épisodes de la vie de la Vierge.

 

Pour en savoir plus... 

 

la Chapelle Saint-Léger à Saint-Chamas - photo J.-P. Banet

Le village de Saint-Chamas est placé au bord et à l'extrémité nord de l'étang de Berre. La chapelle Saint-Léger se situe au sud-est de l'agglomération, au bord de la voie ferrée, et toute proche du viaduc ferroviaire de Saint-Léger sur la Touloubre. On peut s'approcher de la chapelle par la route D 70 en direction de Salon. L'architecture de l'édifice est intéressante par le dessin des ouvertures en arcades, groupées par trois. Non loin de ce lieu se trouve l'antique pont romain appelé Pont Flavien.
Saint Léger, évèque d'Autun au VIIe siècle, fut conseiller royal de la Neustrie, aux temps de la dynastie mérovingienne. Il fut témoin de la rivalité entre le roi Childéric II et le maire de palais Ebroïn. Il se livra à ce dernier au cours du siège d'Autun et mourut décapité en 679.

Source : http://w.barthelemy.free.fr/

 

En 2004, Yves n'est pas content !

 

 

 

http://www.stleger.info